
FTTH : et maintenant le gogogadgeto Label ! Dans la série on vous prend pour des ânes, voici la dernière trouvaille d’Eric Besson : un label « Zone d’activité Très Haut Débit ». Les internautes se souviennent très bien du Plan Numérique 2012 qui promettait de faire de la France, non pas un leader, mais un pays qui ne soit pas classé 15e sur 17 au palmarès des pays le plus fibrés en Europe. La France, en 2010, c’est 308 200 raccordements recensés et seulement 88 200 réellement en fibre optique jusqu’au domicile (le reste étant du THD Canada Dry Numericable, avec un débit montant de 5 pauvres mégas). Et là, la source, c’est pas le cabinet du ministre Besson ou la direction de la communication d’un FAI, mais le très sérieux FTTH Council of Europe. La crise est passée par là et on y ajoutera la mauvaise volonté des fournisseurs d’accès Orange et SFR qui ont tout fait pour bloquer les déploiement verticaux en multifibre. Alors les chiffres, les FAI s’en arrangent en vous lançant à la tête leurs « millions de foyers raccordés ».
"Vis ma vie" sans service public LE MONDE pour Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Virginie Malingre - Londres, Correspondante Coupes budgétaires, donc télé-réalité. A priori, rien ne justifie que les unes entraînent l'autre. "The Street That Cut Everything" ("La rue sans service public") – c'est le nom du programme que la chaîne a diffusé, lundi 16 mai, en prime time – se déroule dans une impasse de la ville de Preston, dans le Lancashire, dont les cinquante-deux résidents ont accepté, pendant six semaines, de se priver de tous les services que leur fournit en temps normal la municipalité. Alors que David Cameron, le premier ministre britannique, vient d'engager son pays dans la cure d'austérité la plus sévère qu'il ait eu à connaître depuis la seconde guerre mondiale, la BBC s'est livrée à une expérience in vitro. Le premier jour, les cobayes de la BBC sont enthousiastes. Pour l'heure, dans "la rue", l'affaire se complique vite. Quand il s'agit de décider comment le dépenser, les débats font rage.
Les trois fossés numériques : générationnel, culturel et social Dernièrement, je suis tombée sur une récente recherche française du Centre d’analyse stratégique (CAS) sur le fossé numérique, rapporté par le journal Le Monde en avril dernier. Selon ce rapport, on ne peut plus parler uniquement de « fracture numérique ». Les différences de l’accès aux nouvelles technologies (par le fait de ne pas avoir d’ordinateur ou d’accès à Internet) ont créé trois fossés numériques : générationnel, culturel (les moins instruits) et social (les moins bien nantis). Résorber ces fossés n’est pas une tâche facile, puisque ça comporte plusieurs éléments : l’accès et l’apprentissage des outils technologiques, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, et la lutte contre l’échec scolaire et les inégalités sociales. J’ai trouvé ce rapport très intéressant. Générationnel Je repense à ma grand-mère maternelle, qui n’a jamais été intéressée par l’évolution des technologies. Social Heureusement, la plupart des bibliothèques offrent un accès public gratuit. Culturel
Les propositions de ¡Democracia Real Ya! Le mouvement ¡Democracia Real Ya! a annoncé lundi dernier en conférence de presse la préparation d'une manifestation internationale pour le 15 octobre 2011. Nous vous proposons de découvrir la liste de leurs propositions. Nous avions publié le manifeste du collectif ¡Democracia real ya! Elles abordent sept points en détail : la classe politique, les banques, les services publics, la démocratie participative, les impôts, le chômage et le logement. La prochaine étape pour le mouvement concerne l’occupation de la place Sol, la décision devrait être prise cette semaine. 1. Contrôle stricte de l’absentéisme des élus à leurs différents postes. 2. 3. Expropriation par l’Etat des logements construits “en stock” et invendus pour les remettre sur le marché en tant que HLM.Aide financière au logement pour les jeunes et toutes les personnes à revenus faibles.Autoriser la donation de biens pour payer son logement et lever les hypothèques. 4. 5. 6. 7. Non au contrôle de l’Internet. 8.
Les indignés de l’Espagne à la France pour un mouvement mondialisé ? Discussion sur une mondialisation qui profiterait, cette fois-ci , non pas aux élites politico-économiques mais aux Peuples. Les pays arabes en révolte, ça a fait le tour du monde. Pris dans la tourmente de la dictature, ces peuples ont osé se soulever. Ca a commencé en Tunisie, puis en Egypte, puis cela se propage encore dans d'autres pays comme la Libye ou la Syrie, tel un effet de domino. Certes, ces soulèvements laissent de grandes espérances mais ces mouvements sont loin d'aboutir à une révolution de liberté. Sur notre continent, l'Espagne est peut-être ce pays qui initiera un mouvement de révolte dans les pays occidentalisés. Ainsi, pour les institutions européennes, il est vrai que la population chinoise gagne en moyenne 278 euros par mois alors pourquoi pas les salariés européens ? Mais dans quelle réalité vivent ces élites qui donnent des leçons au peuple ? Les jeunes sont devenus trop nombreux, trop compétents.
Reconstruire l'enseignement supérieur et la recherche «Devant un champ de ruines qui s'étend chaque jour, il est essentiel que le Parti socialiste et la gauche dans son ensemble se préparent à mettre en chantier une véritable reconstruction»: pour Christian Topalov, sociologue, la politique néolibérale en cours menace la recherche et plus particulièrement les sciences humaines et sociales. Qu'est-ce qui, dans le cataclysme qui sévit actuellement en France dans l'enseignement supérieur et la recherche, fait courir de si graves dangers aux sciences humaines et sociales (SHS)? Les mêmes choses que pour les autres disciplines, mais de façon particulière. Trois malheurs: la précarisation des conditions de recherche, la destruction de la gestion collégiale des institutions, l'asservissement de la science. Précarisation Il faut diminuer le nombre des fonctionnaires: c'est un dogme néo-libéral qui sévit aussi bien au Royaume-Uni qu'en Grèce ou en France, à l'hôpital, à la poste ou à l'école. Trois voies principales pour obtenir ce résultat:
In U.S., Smartphones Are Helping Minorities Leapfrog Over the Digital Divide There's more evidence of smartphone usage in the United States enabling a kind of "leapfrog effect" over the digital divide. According to a new report by the Pew Research Center's Internet & American LIfe Project, 44 percent of African Americans and Hispanics say they own a smartphone, compared to just 30 percent of non-Hispanic whites. That said, class and education levels are also strongly related to smartphone ownership, with just 22% of people making less than $30K/yr saying they own one, compared to about 40% of people between $30K-$75K, and nearly 60 percent of people making more than $75K. The reason why I refer to a leapfrog effect is that compared to owning a PC and paying for home broadband, a smartphone with an internet-worthy data plan costs much less. The Android platform is the favorite of minorities, the survey found, while whites (especially the more affluent ones) tend to favor iPhones and Blackberries.
En Europe, les compétences contre le savoir, par Nico Hirtt La pensée éducative de Mme Androulla Vassiliou, commissaire européenne à l’éducation, tient en quelques phrases : « améliorer les compétences et l’accès à l’éducation en se concentrant sur les besoins des marchés », « aider l’Europe à engager la compétition globalisée », « équiper les jeunes pour le marché du travail d’aujourd’hui » et « répondre aux conséquences de la crise économique ». Elle résume assez bien les conceptions des dirigeants européens, qui considèrent depuis une quinzaine d’années que la première mission de l’école est de soutenir les marchés et que la solution aux problèmes de chômage et d’inégalité réside dans une meilleure adéquation entre l’enseignement et les « besoins » économiques. « La notion de réussite pour tous ne doit pas prêter à confusion » Taille de l’article complet : 1 580 mots. Vous êtes abonné(e) ? Connectez-vous pour accéder en ligne aux articles du journal. Vous n'êtes pas abonné(e) ? Accès sans abonnement
"Une bande organisée de spéculateurs cherche à faire tomber les pays de la zone euro" Les écarts de taux entre l'Allemagne et l'Italie sont à des niveaux historiques. Pourquoi les marchés financiers s'attaquent-ils à ce pays ? D'abord, ce ne sont pas "les marchés financiers", mais une bande organisée de spéculateurs, mobiles, bien armés et à ce jour anonymes, qui cherchent à faire tomber les pays de la zone euro les uns après les autres. Grâce aux efforts de la BCE et de l'Eurogroupe, cette bande a, à ce jour, raté son coup. N'est-il pas un peu facile de désigner toujours les spéculateurs ? Ce qui est facile, c'est de ne pas nommer les choses et de laisser faire. Qu'attendent les responsables politiques européens pour réagir ? Je ne sais pas. Tout cela nécessite du temps ? S'il a fallu quelques heures pour décider une opération militaire en Lybie, on peut se donner quelques jours pour endiguer la spéculation, et quelques semaines pour unir les forces des Trésors allemand, français, italien, espagnol.