
Les Français risquent de devenir des ''dormeurs sentinelles'' A l'occasion de la 16ème Journée du sommeil, ce 18 mars, deux enquêtes dressent l'état du déficit en sommeil de nos concitoyens. La première met en garde contre les méfaits des écrans au lit. Quant à la seconde, elle préconise la sieste au travail. En s'invitant sur le traversin, nos tablettes, ordinateurs, smartphones et montres connectées contribuent à induire de nouveaux comportements qui modifient nos habitudes de vie et de sommeil. Manque de sommeil : 1/4 des Français touchés. De son côté, une étude menée par Occurrence, un cabinet conseil en communication, comptabilise ce déficit d'heures de sommeil à 15,6 milliards en France, soit l'équivalent de 2 semaines par an (316 h) ! La moitié des Français se disent peu ou pas efficaces au travail pour une partie de la journée. Émergence du dormeur sentinelle. 98% des personnes interrogées utilisent régulièrement ordinateurs, tablettes, smartphones, téléphones portables, pour leurs besoins personnels à leur domicile. Erick Haehnsen
La physiologie du sommeil Le déroulement d'une nuit de sommeil humain, avec l'alternance régulière de sommeil calme à ondes lentes (SL) et de sommeil paradoxal (SP), est de description assez récente, se situant vers le milieu des années cinquante. Cette périodicité et, surtout, l'association quasi systématique des souvenirs de rêves au sommeil paradoxal, ont été les facteurs décisifs de l'essor des recherches sur le sommeil. L'approche pluridisciplinaire a été et reste indispensable pour l'étude du cycle veille-sommeil-rêve. Les connaissances actuelles permettent d'élaborer des schémas de régulation des états de vigilance qui débouchent sur une approche diagnostique et thérapeutique renouvelée des insomnies et des troubles du sommeil. L'endormissement et le sommeil calme se caractérisent par la fermeture des paupières, l'immobilité et le ralentissement progressif des fonctions végétatives (respiration, fréquence cardiaque, température, tonus musculaire). Ainsi un cycle de sommeil dure environ 90 minutes. Éveil
Six règles pour régénérer son cerveau Nous avons tous le potentiel de régénérer notre cerveau, à tout âge. Seulement il y a des conditions à respecter pour que cette fontaine de jouvence puisse jaillir, comme le montre la recherche sur les animaux. Prenez une souris dans un élevage standard et placez-la dans une cage dépourvue de congénères, aseptisée, avec une nourriture invariante, sans objets à découvrir au cours de ses explorations. En gros l’enfer et la prison, dans sa vie de souris. Vous constaterez qu’en deux à trois semaines, la production de nouveaux neurones dans son cerveau aura été réduite de 50 %. Cette malheureuse souris, vous allez en plus la stresser et vous verrez alors que cette production disparaîtra totalement. Prenez la même souris et placez-la, cette fois, dans un univers enrichi, stimulant. Une pouponnière à neurones dans notre cerveau Ceci est vrai car nous hébergeons dans notre cerveau une espèce de pouponnière dans laquelle sont abritées des cellules souches neuronales. Passons au second principe.
Single-neuron activity and eye movements during human REM sleep and awake vision 1Aserinsky, E. & Kleitman, N. Regularly occurring periods of eye motility, and concomitant phenomena, during sleep. Science 118, 273–274 (1953).ADS CAS Article Google Scholar 2Dement, W. & Kleitman, N. The relation of eye movements during sleep to dream activity: an objective method for the study of dreaming. J. Exp.
Interactions entre fonctions cognitives Les fonctions cognitives n’agissent pas indépendamment les unes des autres. Il est souvent nécessaire de faire appel à plusieurs d’entre elles selon la tâche que nous sommes en train d’effectuer. Par exemple, les jeux HAPPYneuron sont présentés et classés par catégorie, cependant ils stimulent la plupart du temps plusieurs aspects cognitifs. Les jeux de mémoire notamment requièrent une attention particulière pour optimiser le processus de mémorisation. L'attention et la mémoire L'interaction entre les deux fonctions cognitives attention et mémoire est très grande. L'attention se portera sur une information familière principalement si elle diffère du contexte habituel (dans notre exemple, un élément aurait été déplacé) ou si nous recherchons volontairement un objet dans l'environnement. Notons que notre (pré)nom, entendu dans des contextes divers (dans la rue, au restaurant...) captera aussi immédiatement notre attention, même si cette information nous est extrêmement familière.
Ne plus dormir : c’est possible ? Toutes les espèces animales roupillent, y compris les méduses et les vers de terre. C’est parfois compliqué. Les martinets, qui ne se posent pas pendant plusieurs années, dorment en vol, mais un hémisphère cérébral à la fois. Idem pour les dauphins qui doivent remonter volontairement à la surface pour respirer : leur électroencéphalogramme montre une heure de sommeil dans un hémisphère, suivie d’une heure de sommeil dans l’autre hémisphère, puis d’une heure d’éveil complet. Chez nous, les humains, une privation de sommeil de quelques heures se traduira par des performances cognitives diminuées, tandis qu’une privation totale de sommeil vous tuera aussi rapidement qu’une suppression totale d’eau, c’est-à-dire en une dizaine de jours. L’un des premiers cas décrits nous est rapporté par Michel Jouvet, passé à la postérité pour sa découverte du sommeil paradoxal. Syndrome de Morvan On sait aujourd’hui que cette maladie est auto-immune et que l’on peut la guérir.
9 astuces pour trouver le sommeil plus vite Publicité Créer un sas entre la journée et la nuit Page suivante Faire baisser la t... Il est indispensable de créer une frontière entre les activités de la journée et le rythme de la soirée qui annonce la nuit. "Pour bien s'endormir, il faut envoyer un signal clair au cerveau : celui que la journée est terminée et qu'on aborde la nuit. En clair : Il faut éviter au maximum de devoir travailler ou se concentrer après le dîner, et privilégier des activités légères qui ne demandent pas d'effort intellectuel ou physique, au moins 2 ou 3h avant le coucher.
Les quatre piliers de l'apprentissage, ou ce que nous disent les neurosciences L’enfant est doté d’intuitions profondes en matière de repérage sensoriel du nombre. Avant tout apprentissage formel de la numération, il évalue et anticipe les quantités. Apprendre à compter puis à calculer équivaudrait à tout simplement tirer parti de ces circuits préexistants, et, grâce à leur plasticité, à les recycler. L’apprentissage formel de l’arithmétique se « greffe » sur le « sens du nombre » présent chez l’enfant, et sollicite la même zone cérébrale. Le maître-mot, alors, est la plasticité cérébrale. Les circuits cérébraux: des capacités disponibles dès l’origine Les circuits cérébraux qui sous-tendent les apprentissages ne sont d’ailleurs pas si variés. L’apprentissage de la lecture active une région spécifique, mais il mobilise et active aussi d’autres zones. La zone de la lecture recycle un « algorithme » préexistant, celui de la reconnaissance des visages : au scanner, on voit nettement la même zone s’activer. Mais ce recyclage n’est pas une simple réutilisation. 1. 2.
Les mouvements oculaires pendant le sommeil : une fenêtre sur les rêves ? Une nuit tranquille. Dans la pièce voisine, une personne dort, équipée de capteurs. Le corps est immobile. Ce sommeil, différent du sommeil dit « lent » où les rêves se font rares, se reconnaît à ces mouvements oculaires rapides qui l’accompagnent, d’où son nom en anglais : sommeil REM (Rapid Eye-Movement). À l’éveil, nos yeux bougent sans cesse pour appréhender les alentours. L’étoffe des rêves Les mouvements oculaires exploreraient-ils une scène rêvée ? Il y a en effet d’autres explications possibles. Depuis quelques années pourtant, la piste du balayage semble étayée par l’observation clinique. Réponse neuronale Dans une étude récente publiée dans la revue Nature Communications, nous avons tenté d’explorer cette question en examinant l’activité cérébrale associée à ces mouvements oculaires pendant l’éveil et le sommeil. Nous avons comparé les réponses des neurones aux mouvements oculaires effectués pendant l’éveil et le sommeil paradoxal.
Cerveau et apprentissage, ou les bienfaits de la neuroéducation Aimeriez-vous savoir ce qui se produit dans le cerveau de vos élèves lorsqu’ils apprennent ? Aimeriez-vous connaître les effets qu’ont vos interventions pédagogiques sur le cerveau de vos élèves ? Aimeriez-vous savoir pourquoi certains élèves ont plus de difficultés que d’autres à réaliser certains apprentissages ? Aimeriez-vous appuyer vos décisions pédagogiques sur des fondations solides découlant des recherches de pointe sur le cerveau ? Voici quelques questions que pose l’Association pour la Recherche en Neurosciences (ARN) avec le groupe EDUCO et l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Une problématique importante se pose donc : connaître le cerveau pour mieux enseigner et intervenir auprès des élèves. Cerveau et pratiques pédagogiques D’autres institutions (en France), comme le Collège des Bernardins à Paris se penchent, aussi, sur les apports que peuvent faire les sciences à l’éducation et un séminaire est prévu sur l’apport des neurosciences (1). Architecture initiale
Pour doper votre créativité, faites des microsiestes À la frontière entre éveil et sommeil, il existe une zone grise où notre conscience fluctue, notre réactivité à l’environnement diminue et la réalité commence progressivement à se déformer, laissant place à des images s’approchant des rêves. Brève et évanescente, cette phase d’endormissement reste mystérieuse. Pourtant, cette période de transition entre deux « mondes » passionne depuis longtemps artistes, scientifiques et inventeurs, qui disent y avoir trouvé l’inspiration de leurs découvertes. C’est par exemple le cas du chimiste August Kékulé qui raconte comment le rêve d’un serpent se mordant la queue lui aurait révélé la structure en anneau de la molécule de benzène. Thomas Edison, l’homme aux mille brevets, ou encore le surréaliste Salvador Dali étaient tellement convaincus que l’endormissement était propice à la créativité qu’ils avaient développé une méthode pour capturer ces moments de fulgurance. Somnoler pour mieux résoudre des problèmes Dali et Edison avaient raison !