
Décodex : qu’est-ce qu’une information ? Les médias et les journalistes ne sont plus les seuls à disposer de moyens efficaces pour relayer des messages – il suffit de penser à tous ceux postés en permanence sur des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Snapchat. Mais cette multiplication d’affirmations en tout genre, provenant de sources variées, pose une question simple dont la réponse est moins évidente qu’il n’y paraît : qu’est-ce qu’une information ? Le mot en lui-même, dans son sens médiatique, désigne des faits portés à la connaissance d’un public. Mais pour être considérée comme telle, une « info » doit répondre à au moins trois critères. 1. Elle doit avoir un intérêt pour le public Une histoire de la vie courante comme « j’ai promené mon chien ce matin » ou « regardez la réaction de cette petite fille face à son cadeau de Noël » peut être intéressante ou attendrissante, mais elle relève de l’anecdote. 2. Une information n’est pas un avis. 3. Les Décodeurs
Renvoyé spécial - Éducation aux médias Une classe de 1ère année CAP « installateurs sanitaires » du Lycée Le Corbusier à Illkirch a participé en 2019-2020 au dispositif Renvoyé Spécial. Les élèves ont préparé la rencontre en amont pendant plusieurs mois avec leur professeur de lettres-histoire et leur professeure documentaliste, en vue de préparer une exposition visible au CDI lors de la rencontre. Les thématiques variées raccrochées à ce dispositif ont pu être abordées à travers diverses disciplines. En français tout d’abord, où l’objet d’étude « s’informer, informer, communiquer » a été étudié sous l’angle journalistique, avec l’apport du professeur documentaliste, expert en EMI. La question migratoire liée aux conflits armés et l’exil des journalistes et autres réfugiés politiques a été traitée dans le thème « Transports et mobilités » en Géographie. Lien vers le site du lycée : Lien vers la production (expo en A0) :
Faits vs croyances Qu’est-ce qu’une information ? - Je suis Léo Grasset, j’ai une chaîne youtube de vulgarisation scientifique qui s’appelle "DirtyBiology". - Et je suis Laurent Romejko, je présente “Des chiffres et des lettres” sur France 3 ainsi que “Météo à la carte”. - Eh bien c’est un fait vérifié qui va intéresser un grand nombre de personnes. - Par exemple Léo porte un sweat à capuche. - Sans commentaire. - Et en journalisme, lorsqu’on écrit un article, on se base également sur des faits qu’on prend soin de vérifier. - Le problème, c’est que même s’ils sont authentiques, tous les faits ne sont pas intuitifs. - Le réchauffement climatique, par exemple. - Mais ça n’empêche pas un certain nombre de personnes, les climatosceptiques, de continuer à affirmer le contraire. - Et voici notre tirage de lettres. - 5 lettres. - Pas mieux. - Nawak - Je valide. - Bon vous l’aurez compris, pour ces personnes-là, les faits scientifiques, on s’en fiche. - Ouais, effectivement. - Alors merci de nous avoir suivis. En résumé
Datajournalisme 13062019 by cdi.saintexmantes on Genially 2,3,1,,4,Journée EMI - DANE Versailles - 13 juin 2019Emilie BOURNIQUE & Cyrille LENDORMYProfesseurs-documentalistes,Le data-journalisme :Pistes et exploitations pédagogiques,1,Définitions,Le data-journalisme (ou journalisme de données) désigne le fait de traiter une information à partir de l'exploitation de données, qui peuvent être des chiffres, des statistiques, des cartes... Qu’est ce qu’une source Un projet immobilier est en construction au Sud de Troupaumé. Leonard est au courant de tout ce qu’il y aura : un centre commercial, une salle de sport, un cinéma, etc. Il a une bonne source : son oncle travaille à la mairie et lui raconte plein de choses. Mais il y a autre chose que son oncle lui cache : les commerçants du centre ville qui craignent de perdre leurs clients… Une source c’est indispensable pour avoir des informations, mais elle défend des intérêts. Il faut varier les sources… Pour aller plus loin : le Scoop-it!
Datajournalisme en milieu scolaire Le datajournalisme ou journalisme de données est une pratique désormais courante dans les salles de rédactions. Les enseignants peuvent se saisir de cette nouvelle forme d'expression journalistique pour développer auprès de leurs élèves de nombreuses compétences en EMI, disciplinaires ou citoyennes. Les données sont désormais omniprésentes dans tous les domaines de la sociétés. Elles sont le nouvel "or noir" d'un monde calculable. Le datajournalisme, lui, est un genre journalistique qui exploite ces nouveaux gisements de données pour raconter des histoires, pour redonner du sens à ce qui en a perdu : il s'agit d'analyser et de raconter les chiffres. Les données ne sont pas compréhensibles telles quelles. Ainsi Fabrice Lhomme, Grand Reporter au Monde, est intervenu dans le stage de formation du CLEMI-DAFOR de l'Académie de Paris. Le circuit de la donnée à l'information : Réalité > observation > collecter > Donnée > Mégadonnées > Perte de sens > traitement > Sens > information > Histoire
L’info sur instagram : l’image plus forte que les mots ? Twitter, Facebook, Snapchat… il est aujourd’hui compliqué pour un média, qu’il soit écrit ou télévisé, de se passer des réseaux sociaux. Il y a encore quelques réfractaires, et certains titres de presse font le strict minimum, en mettant uniquement en avant les gros titres de leurs numéros à paraître. Le développement d’un média sur les réseaux sociaux est souvent très lié à la vie de son pendant numérique : promotion, retour auprès des lecteurs/auditeurs/téléspectateurs. En somme, des outils multifonctions. Le réseau social, lancé en octobre 2010 et racheté par Facebook en 2012 est devenu un mastodonte auquel il est difficile d’échapper. Au cours des dernières années, Instagram s’est transformé. Une fois ces éléments pris en considération, il est évident qu’Instagram offre un potentiel intéressant aux médias. Éléments de réponse avec Eleni Stefanou, responsable des réseaux sociaux du quotidien britannique The Guardian. Notre autre mission consiste à explorer de nouvelles plateformes.
J’ai repris la chasse aux clichés dans les médias et voilà ce que j’ai appris Je me souviens de mon tout premier travail de datajournalisme, en 2010, quand je travaillais encore à Rue89. À l'époque, je ne savais d'ailleurs pas qu'il s'agissait de « datajournalisme », c’était juste une petite expérimentation personnelle que mes chefs m’avaient laissé mener, entre deux textes à préparer pour publication et une réponse à un commentaire à poster. Petit robot actif sur Twitter, @alertecliche s’activait dès qu’il détectait, dans Google Actualités, une formule toute faite prisée des journalistes francophones. Avec une régularité métronomique, il enfilait les « voir le bout du tunnel », les « grincer les dents » et les « quatre coins du globe ». Dix ans plus tard, je sais ce qu’est le datajournalisme, et j’ai découvert au fil des ans les outils et techniques pour venir à bout des jeux de données les plus retors ou créer les infographies les plus sophistiquées. Mais ce projet m’a aussi permis de revenir à des questions plus fondamentales. Yann Guégan
"Les sondages, ils font rien qu'à nous manipuler" Billet également publié sur le site de YouGov Alors que le débat sur le mariage pour tous continue d'occuper l'opinion, une précision sur les sondages s'impose. Sur des sujets aussi brulants et qui divisent autant, il est plus que jamais essentiel de produire des données fiables, et non partisanes, conscients que chacun des acteurs voit dans les sondages et leur évolution une forme de validation. C'est d'autant plus vrai que le débat sur le mariage pour tous est essentiellement une question de choix : les analyses techniques y ont un poids bien moins important que dans les débats économiques : ici la véritable question est celle du choix. Que veut-on pour la société, et que la société veut-elle ? Sans sondage, difficile de savoir, surtout s'il n'y a pas de référendum. A première vue, les sondages peuvent parfois apparaitre contradictoires, et on a vite fait de crier à la manipulation de l'opinion. Venons-en aux faits. Lorsqu'on ne pose pas la même question, on n'a pas la même réponse.
1989-2019 : comment trente ans d’Internet et de web ont changé les médias | la revue des médias En 2019, l’internet aura fêté ses cinquante ans et le World Wide Web ses trente. En l’espace de trois décennies, ce dernier, « petit outil de partage de résultats de recherche » à l’origine (en 1995, moins de 1 % de la population mondiale avait accès à une quelconque forme d’Internet), sera devenu Internet pour la plupart des usagers dans le monde. Entre 2009 et 2018, la pénétration mondiale de l’internet est passée de 24 % à 51 % — la croissance se poursuit même si le taux de croissance a baissé depuis 2016. Au cours de ces années l’internet n’a pas seulement touché de plus en plus d’usagers, il a surtout engendré des transformations profondes d’un point de vue qualitatif. Sur la période considérée, les médias traditionnels ont dû répondre non seulement à des ruptures techniques, mais aussi à l’arrivée de nouveaux concurrents. La fin de la presse papier, chronique d’une mort annoncée Nombre d’exemplaires de quotidiens distribués aux États-Unis (1940-2018).