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Le Rouergue - Albums Jeunesse

Le Rouergue - Albums Jeunesse
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Les Editions du Rouergue-Jeunesse avec son directeur artistique Olivier Douzou, accompagné de Frédérique Bertrand, illustratrice En 1994, Olivier Douzou entre aux éditions du Rouergue et relève le défi de créer une collection pour la jeunesse parmi les plus originales de la dernière décennie. Durant sept années, il aura carte blanche pour donner forme à ses envies et lancer de jeunes auteurs et illustrateurs qui apportaient un regard neuf sur le livre pour enfants. Aujourd'hui, pour Ricochet, Olivier Douzou revient sur "les années Rouergue" et nous parle de ses nouvelles envies d'éditeur et d'auteur. Une chose est sûre, et cela nous réjouit, il est toujours aussi inspiré par le livre pour enfants. Ils ont publié ensemble dès le retour d'O. Ils collaborent ensemble depuis plus de 15 ans. Rouergue : "On ne copie pas" (Bologna Award 1999), "Les mauvais perdants", "Remue ménage", "Nationale zéro", "Tsé Tsé" Seuil : "Le conte du prince en deux" Memo : "Pierre et le lours" Attention il y a une erreur dans les livres choix d'Olivier Douzou ! Les livres choix d’Olivier Douzou : Le grand trou américain Fourmi d’Olivier Douzou

Les Grandes Personnes | Catalogue Livres d'artistes Enfant je passais mes vacances d’été en famille, à la campagne, dans la maison d’une grand-tante. [...] J’ai quatorze ans, mon père hérite de cette maison. Assez surpris, je découvre dans ce lieu rural ce qu’il faut bien appeler une bibliothèque : une trentaine de livres ayant appartenu à mon arrière-grand-père – agriculteur du Limousin, lecteur. Ainsi, après lui je peux lire, avec délectation, les Arsène Lupin, Fantômas, Les Mystères de Paris, dans leur, sans doute, première édition. Mais je sais que, dans ce livre-là, dans ces pages (cahier) mal imprimées, dans ma lecture tout à coup ralentie – pages plus longues à lire que les autres, et pas à cause du sens du texte devenu plus ardu à comprendre – qu’avec ce livre-là, quelque chose s’est passé. Une définition en recherche Chacun de nous sait ce qu’est un livre : livre de classe, livre de poche, livre de prix (aujourd’hui cher, autrefois de récompense), dictionnaires, carnets de notes… Les artistes et le livre Nouvelles formes d’art

éditions MeMo L'Enfance de l'Art, d'Elzbieta « J’ai appris à lire en des temps sanglants. On avait fait le tri entre les langues permises et les langues interdites. On avait brûlé les livres. Les hivers étaient froids. Chaussée de sabots, je courais dans la neige jusqu’à l’école. Dans sa discrétion et son humilité, c’est un livre parfait pour passer le cap de l’an 2000. L’Enfance de l’Art est une sorte d’inventaire intime passionnant, celui d’Elzbieta, auteur depuis vingt ans de livres pour enfants. Car il est tout sauf banal, cet itinéraire. L’exil, « source cachée » des œuvres Toutes ces langues apprises, elle les a oubliées tout aussi vite, au point, dit-elle, de posséder encore des lettres qu’elle a écrites de sa main, petite, et qu’elle ne comprend plus... Le voyage continue, lumineux. Une stabilité nomade Peu à peu, elle qui n’a jamais eu la possibilité de s’enraciner dans un univers et d’y habiter durablement, s’en constituera un elle-même, unique, à partir d’éléments disparates ramassés au hasard de son chemin. Mona Chollet

Les planches-contacts d'Emmanuel Guibert Emmanuel Guibert, l’auteur de « Photographe », de « La Guerre d’Alan » et de « Ariol » pour les enfants, dont le tome 13 vient de paraître « Le Canard Calé ». Une exposition lui est consacrée au festival international de la BD d'Angoulême. Le vingt-cinquième Festival International de la BD d’Angoulême lui consacre une exposition, Le Dessin comme écriture, il est le lauréat du Prix Goscinny en 2017 et finaliste cette année du Grand Prix du festival aux côtés de Chris Ware et Richard Corben... Au cœur de cette machine artistique que peut être le monde de la bande dessinée, Emmanuel Guibert livre son point de vue : Quitte à donner des prix, autant les donner à des pousses prometteuses ou bien à des vieilles dames et des vieux messieurs, pour reconnaître leur apport. Mon idée, c'est de découper des morceaux de réel et de les mettre dans des cases, pour pouvoir profiter de ce qu'ils nous offrent un peu plus longtemps que dans le cours de nos vies. Sons diffusés:

Voir, toucher, lire… Conjuguant à la fois matières, volumes, textes… le livre d’artiste est souvent difficile à circonscrire. Il se donne à voir, à lire, à toucher ; il est œuvre plastique, littéraire, graphique ; et trouve sa place aussi bien chez des collectionneurs, dans des galeries, que sur les rayonnages de certaines bibliothèques qui l’intègrent à leurs collections. Pour mieux cerner cet objet singulier, le BBF a rencontré Luc Brévart, artiste plasticien et directeur des Ateliers de la Halle, qui a cofondé en 1996 la Biennale internationale du livre d’artiste d’Arras. BBF • Essai de définition du livre d’artiste… Quelles en sont les singularités ? Luc Brévart • Le sujet du livre d’artiste est vaste et s’il fallait s’accorder à en donner une définition, je dirai qu’il s’agit dans un premier temps, et de manière très large, du livre pris dans une dimension autre que celle de donner à lire. Je me risquerai à tenter une classification tout à fait personnelle pour éclairer le lecteur. L. L. L. L.

Et demain, que liront les enfants ? Cette année, le salon de la littérature jeunesse de Montreuil fête ses 30 ans, l’occasion de s'interroger sur le livre pour enfants hier… Mais aussi demain : que liront les enfants dans 30 ans ? Attention, la réponse pourrait vous surprendre ! Premier point : y aura-t-il des livres demain ? A l’heure de la dématérialisation de la culture, que va devenir le livre ? Va-t-il, comme les disquettes, cassettes VHS et autre CD-Roms, être relégué aux oubliettes devant l'apparition d'un objet équivalent qui serait plus performant ? Hedwige Pasquet, directrice des éditions Gallimard Jeunesse, nuance : Il y aura probablement toujours le livre sur un support papier - mais vous aurez effectivement d’autres formes sur le numérique, en tablettes… C’est difficile de prédire quelle sera la part de l’un et de l’autre. Une expérience nouvelle en littérature : le roman transmedia “Endgame” Chez Gallimard justement, vient de paraître le premier tome d’une trilogie d’un genre nouveau : “Endgame ”.

Camion toc toc Un pétaradant camion rouge roule à tout berzingue, transportant des cartons sur lesquels figure une lettre. Quand on les assemble, une phrase apparaît : « Regarde ce petit camion rouge qui file à toute vitesse ». Entraîné dans sa course folle, il effectue un freinage d'urgence qui le déleste de 4 cartons. Cet album coloré et ludique, à classer dans la famille oulipienne, est très abouti. Fourmi, un livre et des jeux de couleurs et contrastes Le jury de Montreuil a fait avec Fourmi un choix très graphique. Cette appli joue en permanence des contrastes, entre l’orange, le blanc et le noir. Les gagnants avaient été surpris par la récompense et n’avaient pas alors décidé du mode de distribution qui serait choisi pour l’application et si elle serait proposée en gratuit ou en payant. Le choix est désormais fait et l’appli se positionne à 2,69€. L’application propose deux entrées. « Il a aussi des griffes », peut-on lire. « mais non, ce n’est qu’une fourmi », poursuit le texte alors que le noir s’efface et que seuls les yeux et le nez de l’ours apparaissent, ainsi que la fourmi qui traverse l’écran. Et le scénario de se poursuivre avec cette petite fourmi qui finit par atterrir dans la gueule de l’ours blanc. La sonorisation est très simple. Pour poursuivre l’histoire et animer de nouveau l’écran, le lecteur doit toucher le nez de l’ours. Que penser de cette e-fourmi ?

L’album numérique Depuis deux ans maintenant, le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil a créé une nouvelle catégorie de « pépite » : celle de la création numérique. La première année, en 2011, c’est Un jeu, une application directement inspirée de l’album Un livre d’Hervé Tullet, qui avait remporté ce prix, décerné l’année suivante à Fourmi, une application encore jamais publiée, elle aussi inspirée d’un album, Fourmi d’Olivier Douzou. Si ces deux pépites distinguent, parmi une production pléthorique, deux créations qu’on pourra qualifier d’incontournables, elles braquent aussi le projecteur médiatique sur une question difficile : qu’est-ce qu’un album numérique, en particulier sur tablette, et comment analyser ces nouveaux objets culturels ? Un jeu et Fourmi ont en commun de tirer leur substance d’albums conçus par deux grands illustrateurs jeunesse. D’une certaine façon, il s’agit d’exceptions. Une grande diversité technique et des questions embarrassantes Pourquoi ? Vers l’album numérique

Olivier Douzou | Confluences Architecte de formation, Olivier Douzou travaille dans la communication graphique, la scénographie, le design d’objets, l’illustration, l’édition et est l’auteur de 90 albums primés (Totem, Baobab, Pépite au salon de Montreuil, Bologna Ragazzi Award, Pitchou d’or…) et traduits dans une vingtaine de langues. En 1993, il publie son premier ouvrage jeunesse, Jojo la Mache. Cet album ouvre alors le secteur jeunesse des éditions du Rouergue qu’il dirige jusqu’en 2001, initiant plusieurs collections de cette maison : albums, doado, touzazimute, l’œil amusé, 12X12. Il participe ensuite à la création des éditions L’Ampoule à Paris et publie sept albums entre 2004 et 2007 aux éditions MeMo. (Extrait) Buffalo Belle, éditions du Rouergue, 2016Pipeau, éditions du Rouergue, 2016Le 1er c’est canard, éditions du Rouergue, 2014Go escargot go !

Frédérique Bertrand Le Rouergue : roulez ! Jeunesse - Le Blog de Sophie Van der Linden © Le Rouergue L’homme qui a bousculé le secteur jeunesse en lançant aux éditions du Rouergue, dès 1993, une collection d’albums carrés, très visuels, propres à séduire les enfants comme les adultes amateurs de livres graphiques, l’homme qui nous a donné Jojo la mache, Loup et la collection TouZazimute : Olivier Douzou, revient aux éditions du Rouergue 10 ans après les avoir quittées. Un nouveau logo et trois albums consacrent ce retour qui a valeur d’événement pour tous ceux qui suivirent avec passion l’émergence de ce catalogue. La qualité et l’innovation sont ainsi au rendez-vous, avec ce New-York en Pyjamarama qui, s’appuyant sur la technique de l’ombro-cinéma propose une plongée stimulante dans l’effervescence d’un New-York syncopé. Olivier Douzou auteur revient également au Rouergue, dans sa veine très graphique qui triomphe ici avec un Boucle d’or et les trois ours à mi-chemin entre Paul Rand et Anne Bertier. Boucle d’or et les trois ours, Olivier Douzou, 40 p. 15 €

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