
Lettre à mes enfants : "Vous allez vivre dans un futur vertigineux" Laurent Alexandre (Crédit : DR) Comment se forger des valeurs dans un monde en pleine mutation ? Quelle formation faut-il choisir ? Que faire de sa vie ? Dans cette lettre à ses enfants, notre chroniqueur Laurent Alexandre livre quelques pistes de réflexion. "Pisser du code n'est pas un métier d'avenir" Sur le plan scolaire, n’oubliez jamais les humanités. "Votre génération va dessiner les contours de cet homme 2.0" Le monde qui vient sera éminemment politique : que fait-on du pouvoir démiurgique dont nous allons disposer sur notre nature biologique ? "Fuyez les gourous égocentriques et suivez de belles causes" Une barbarie technologique est possible. Chronique extraite de We Demain n°11 Laurent Alexandre est Chirurgien-urologue et neurobiologiste, fondateur de Doctissimo, Président de DNAvision.
Jeremy Rifkin : “Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui” Il y a vingt-cinq ans, c'était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd'hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l'économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. Nous nous éveillons, dites-vous, à « une nouvelle réalité – celle des communaux collaboratifs ». “J’ai découvert l’existence d’un paradoxe profondément enfoui au cœur du capitalisme, et qui n’avait pas encore été mis au jour.” Qu'est ce qui provoque ce changement de paradigme ? Chaque entrepreneur, comme nous le savons, est en chasse de nouvelles technologies pour améliorer la productivité de son entreprise, réduire les coûts marginaux, mettre sur le marché des produits moins chers, attirer plus de consommateurs, gagner des parts de marché, et satisfaire les investisseurs. C'est pourtant ce qu'il se passe ? Et aujourd'hui ? Le changement est à la porte.
Charles Stepanoff - L’archéologue et l’anthropologue (Collège de France, La vie des idées, 09/05/2022) L’ouvrage monumental de David Graeber et David Wengrow est un tour de force qui manifeste avec brio l’intérêt de rompre les barrières entre archéologie préhistorique et ethnologie et de renouer avec un projet anthropologique large, celui de Franz Boas et d’André Leroi-Gourhan, qui embrasse le phénomène humain des origines à nos jours. Wengrow est un archéologue talentueux du Moyen-Orient, Graeber un anthropologue spécialiste de Madagascar, devenu mondialement célèbre par ses travaux sur la dette et sur les bullshit jobs, avant sa mort prématurée en 2020. Une grande partie de l’effort théorique mené par Graeber et Wengrow vise la déconstruction. Il s’agit de réfuter des certitudes profondément ancrées et diffusées par des auteurs à succès comme Robin Dunbar, Jared Diamond, Yuval Harari. Non, contrairement à ce qu’affirment Jared Diamond ou James Scott, la culture des céréales n’est pas un piège empêtrant ceux qui y tombe dans les rets de régimes d’oppression. Une politique sans écologie
L'Économie Sociale et Solidaire est en pleine croissance À l’occasion du mois de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), e-RSE.net revient sur la tendance de l’économie sociale et solidaire, une économie inclusive qui donne du sens au travail et qui prend de plus en plus d’importance dans l’économie mondiale. Le boom de l’économie sociale et solidaire On parle souvent de l’économie sociale et solidaire comme d’une évolution récente de notre modèle économique. En revanche, depuis une quinzaine d’années, il est vrai que l’économie sociale et solidaire se développe de façon très rapide. Concrètement, les entreprises et associations de l’ESS sont des organisations qui respectent les critères suivants : Un objectif de participation au développement social ;Une gouvernance démocratique prévoyant la participation des associés et des salariés ;Une gestion financière particulière qui redirige la majorité du bénéfice vers le développement de l’activité. L’économie sociale et solidaire en chiffre L’impact de l’économie sociale et solidaire
Liste non exhaustive des sites conspirationnistes et confusionnistes [VERSION 2015] Pour éviter de retrouver dans les TL de nos camarades de gauche des contenus en provenance de sites douteux, conspirationnistes, confusionnistes ou puants (sexistes, homophobes / LGBT-phobes, nationalistes / patriotes / chauvins etc.), pour couper court aux sempiternels « mais je ne savais pas », il apparaît utile de publier cette liste non exhaustive des sites, blogs, médias, comptes facebook et twitter animés par des conspirationnistes, des faux-nez d’extrême droite ou bien de sympathisants de tendances moisies en tous genres. Cette liste a été le fruit de plusieurs mois de recherche par des militants dévoués. Elle se veut être un outil pour préserver nos luttes de ces dérives. C’est une version largement mise à jour qui est proposée ici. N.B. : sauf exceptions, n’y figurent pas les sites ou médias clairement identifiés à l’extrême droite ou s’en revendiquant.
David Graeber : les « Mésopotamiens, qui n’avaient pas de monnaie, pratiquaient le prêt à intérêt » L'anthropologue anarchiste David-Graeber. Photo Jennifer S Altman Avec son livre sur l’histoire de la dette, l’anthropologue britannique David Graeber jette un autre pavé dans la mare : la plupart des économistes se trompent sur la nature de la monnaie, du crédit et de l’endettement. Selon le schéma classique présenté par les historiens de l’économie depuis Adam Smith, la monnaie a remplacé le troc, et le crédit s’est développé par la suite. Une vieille illusion Analysant ensuite les grands cycles de l’histoire économique depuis l’Antiquité, il voit se dessiner deux types de périodes, marquées par une plus ou moins grande préférence pour le crédit. Pour Graeber, par ailleurs anarchiste patenté, la propension des économistes à négliger le rôle fondamental de la dette dans les sociétés est liée à un déni : ils n’aiment pas reconnaître que le crédit est au cœur des relations de domination. Olivier Postel-Vinay (Book)
La "Social Good Week" veut mettre internet au service des problèmes sociaux "Nous voulons montrer que l'innovation peut aussi venir du secteur associatif mais qu'il faut lui donner les moyens de se développer, le faire entrer dans la French Tech, via un statut spécial", a expliqué à l'AFP Ismaël Le Mouël, cofondateur de la "Social Good Week", mais également de HelloAsso, une plateforme de financement participatif dédiée aux associations. L'objectif est de mettre l'accent sur l'économie sociale et solidaire, les associations et les initiatives qui fourmillent sur internet, pour améliorer la vie quotidienne et répondre à des problèmes. L'événement se déroule principalement à Paris, et en région parisienne, mais fera également un détour par une demi-douzaine de grandes villes. M. Lors de la matinée de lancement, qui s'est déroulée au Centre Pompidou, le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner a salué le degré "de générosité et d'engagement envers la société" des participants à la "Social Good Week".
C’est quoi le fascisme? Au travers de ce recueil non exhaustif de textes et de travail de lutte antifasciste, nous espérons vous dévoiler ici des analyses précises et accessibles pour tenter de comprendre ce qu’est le fascisme et intégrer la multiplicité idéologique des extrêmes droites. Nous avons voulu cet article le plus utile possible afin que toutE un chacunE puisse venir y puiser des argumentaires et des publications ciblés, que vous découvrirez en cliquant sur les liens en rouge. Le fascisme propose à ses troupes un « anticapitalisme » petit-bourgeois bien différent de l’anticapitalisme socialiste. Une « mystique » ne suffit pas, ne nourrit pas. Bien qu’au service et à la solde du capitalisme, il doit – et c’est ce qui le différencie profondément des partis bourgeois traditionnels – afficher un anticapitalisme démagogique. Mais cet anticapitalisme, si l'on y regarde de plus près, est très différent de l'anticapitalisme socialiste. Daniel Guérin La secte d’Alain Soral, internet et l’argent Léon Trotsky
Aux origines de la dette À propos de : GRAEBER David [2011], Debt:. The first 5000 Years, Melville House. C’était au milieu des années 2000. Invité à une conférence qui se tenait dans un monastère londonien, l’anthropologue américain David Graeber conversait avec une avocate engagée en faveur de causes humanitaires. Rembourser la dette à tout prix ? La dette est souvent vue comme une perversion. Une longue histoire La dette n’est pas une création récente. La dette est également consubstantielle aux « monnaies primitives ». Dans certains peuples, comme celui des Leles, vivant au Congo belge, une monnaie similaire, fondée sur des pièces de tissus, finit par muer en un système complexe d’engagements réciproques. Le système des dettes de vie prend cependant un jour sombre lorsqu’il se mêle à la logique du commerce. La morale ou l’honneur ? Ce lien intime entre la dette, la violence et l’esclavage n’est pas isolé. Ces crises de la dette ont laissé de profondes traces dans les discours moraux de l’époque.
La microfinance en Afrique de l’Ouest : histoires et innovations A. Ouédraogo et D. Gentil (coord.). CIF-Karthala, Paris, 2008, 307 p. Ce livre, fruit d’un long processus jalonné par plusieurs ateliers d’écriture, répond à une double ambition: conserver la mémoire institutionnelle de six réseaux mutualistes d’épargne et de crédit ouest-africains et renforcer la visibilité nationale et internationale d’expériences originales dans le domaine de la microfinance. Apprendre de l’expérience, une « économie sociale instituante » (Desroche) La première partie retrace l’histoire des réseaux nationaux. La deuxième partie traite, après une synthèse des indicateurs d’activité et de gestion (chapitre 7), d’enjeux et de défis transversaux. Micro-crédit, micro-taux d’intérêt ? Le chapitre 10 présente les éléments constitutifs du taux d’intérêt du crédit et de l’équilibre de gestion des réseaux de microfinance. Le dernier thème analysé de façon comparative est celui de la gouvernance des réseaux (chapitre 11). François Doligez
Top 6 des théories du complot les plus ridicules du monde Les complots c’est vraiment formidable ! Grâce à eux, rien n’est jamais vraiment la faute de personne. En réalité, tout ce qui va mal dans le monde est causé par les grands méchants Illuminatis habillés de costumes Armani en peau d’orphelin qui tirent les ficelles dans l’ombre tout en sirotant du punch au sang de veuves. Et quand je dis tout, c’est vraiment tout ! Tenez, moi par exemple, je suis sûr que les chinois de la CIA du FBI ont implanté psychiquement dans la tête des filles un faux sentiment de répulsion à mon encontre parce que, c’est certain, leur rejet n’a aucuuuuuun rapport avec mon infaillible technique de drague "Hey, ton père serait pas chef de restaurant gastronomique ? Parce que franchement t’es trop bonne !!". Pour rendre hommage à ces très gros déglingos, je vous propose de découvrir les 6 théories du complot les plus absurdes, ridicules et/ou pourries de l’univers. 6 - L’aéroport du mal !! Une croix gammée se cache dans cette image !! Ah ah ! 5 - Les chemtrails Whoââ !
David Graeber: On the Invention of Money – Notes on Sex, Adventure, Monomaniacal Sociopathy and the True Function of Economics A Reply to Robert Murphy’s ‘Have Anthropologists Overturned Menger? By David Graeber, who currently holds the position of Reader in Social Anthropology at Goldsmiths University London. Prior to this he was an associate professor of anthropology at Yale University. He is the author of ‘Debt: The First 5,000 Years’ which is available from Amazon Last week, Robert F. In a way, Murphy’s essay barely merits response. We are not, in other words, dealing with a work of scholarship. I am posting this more detailed version of my reply not just to set the record straight, but because the whole question of the origins of money raises other interesting questions—not least, why any modern economist would get so worked up about the question. First, the history: a. 4) Economists have for the most part accepted the anthropological findings, if directly confronted with them, but not changed any of the assumptions that generated the false predictions. So what I said was in no way controversial. a. a.
Finance solidaire : cinq modèles qui témoignent de l’engagement croissant des citoyens LE MONDE ARGENT | • Mis à jour le | Par Frédéric Cazenave Les près de soixante-dix candidats de l’édition 2015 des Grands Prix de la finance solidaire, organisés par Le Monde et Finansol, apportent un cinglant démenti à ceux qui voudraient nous faire croire que le repli sur soi est une solution, que la solidarité doit forcément se déliter en raison d’une crise économique dont on peine à voir la fin. Par la diversité de leurs engagements, ces associations, entreprises ou sociétés coopératives et participatives (SCOP), qui bénéficient toutes de la finance solidaire pour se développer, témoignent de la vitalité du lien social, de l’engagement croissant des citoyens pour les grandes causes nationales ou pour des missions plus locales. Lire aussi : Finance solidaire : un écosystème vertueux en plein essor, souvent ignoré Des petits projets tout autant indispensables « Ce sont des pionniers de l’économie solidaire. L’engagement bénévole ne faiblit pas Les lauréats 2015 :