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UE: risques de tensions entre les 27 à propos de l'immigration

UE: risques de tensions entre les 27 à propos de l'immigration
23 000 personnes ont rejoint les côtes italiennes. Rome affirme ne plus pouvoir assumer la situation, les Italiens demandent aux autres Etats membres d'accueillir chez eux une partie de ces exilés, mais sans succès. Depuis le mois de janvier, les Italiens le répètent : un petit groupe de pays du Sud ne peut pas faire face tout seul à l'arrivée de réfugiés qui n'ont qu'une seule idée, rejoindre la France, l'Allemagne, la Belgique ou la Grande-Bretagne. Les textes européens prévoient que le réfugié doit être pris en charge par le premier pays par lequel il est entré dans l'Union mais, la Commission le reconnaît elle-même, ce règlement doit être assoupli. L'Italie a donc changé de ton. Elle a décidé de fournir aux réfugiés des documents de séjour leur permettant de circuler durant trois mois dans l'espace Schengen, une manière provocante d'impliquer tous les pays dans l'accueil de ces réfugiés. Anne Blanpain

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_ue-risques-de-tensions-entre-les-27-a-propos-de-l-immigration?id=5930413

La France renverra en Italie les migrants tunisiens pas en règle "Nous utiliserons tous les moyens de droit pour faire respecter la Convention de Schengen", a déclaré Claude Guéant à la presse à l'issue d'une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg. L'Italie a décidé d'accorder des permis de séjour temporaires à des milliers de Tunisiens arrivés sur son territoire mais qui souhaitent se rendre dans d'autres pays européens de l'espace Schengen, à commencer par la France. Claude Guéant a souligné que si cette décision de l'Italie n'était pas contestable sur le plan juridique, elle "n'était pas en stricte conformité avec l'esprit de Schengen". Il a aussi fait valoir que la France était tout à fait habilitée à vérifier que les Tunisiens arrivant d'Italie sur son territoire respectent les conditions fixées par la Convention de Schengen, notamment de détenir un passeport et d'avoir des ressources suffisantes pour rester en France et repartir ensuite en Tunisie. Belga

Immigrés venus d'Italie, non merci En annonçant qu'elle allait rejeter les migrants en provenance de la péninsule italienne, Paris semble refuser toute coopération avec son voisin sur l'épineux dossier de l'immigration. "Un vent de Le Pen" souffle sur l'hexagone, fustige le quotidien de droite La Stampa. Claude Guéant [ministre français de l'Intérieur] ferme les frontières aux immigrés de Lampedusa. Seules des personnes naïves et/ou mal informées pouvaient croire que la France aurait accueilli les clandestins en transit venus d’Italie.

Sarkozy l'Américain et Obama l'Européen En France, cela fait longtemps qu'on le surnomme "Sarko l'Américain". Il aura toutefois fallu l'aide du locataire de la Maison-Blanche et le spectre d'un massacre en Libye pour permettre à Nicolas Sarkozy de révéler l'Américain qui sommeille en lui. En appelant à l'action militaire contre le colonel Kadhafi et en s'empressant de reconnaître et d'armer les rebelles libyens, Sarkozy s'est donné l'image d'un chef d'Etat d'envergure internationale, même s'il ressemble moins à un nouveau de Gaulle qu'à un Reagan à la française. D'une certaine manière, Nicolas Sarkozy a également rendu service à Barack Obama. En poussant ainsi la France en avant, le président français a permis à son homologue américain de présenter de manière crédible l'intervention en Libye comme un modèle de coopération multilatérale, et non comme le théâtre de la troisième opération américaine dans un pays musulman en moins de dix ans. “Un mariage de raison”

Les 27 sont divisés sur le difficile problème de l'immigration Le débat a eu lieu mais chacun reste campé sur ses positions. L'Italie maintient sa volonté d'octroyer aux migrants un permis de séjour de trois mois, leur ouvrant les portes de l'espace Schengen. Et les pays où se rendront probablement ces migrants (France, Allemagne, Belgique) n'excluent plus de réinstaurer un contrôle aux frontières si nécessaire. Les Européens se déchirent à propos de l'arrivée en Europe de migrants nord-africains. 25 000 personnes, des Tunisiens principalement, ont débarqué à Lampedusa depuis le début de l'année. Et plus d'un millier ont débarqué à Malte en provenance de Libye... Ce sont les deux portes d'entrées en Europe, soumise plus que d'autres à la pression migratoire mais selon le secrétaire d'Etat Melchior Wathelet, ce ne doit pas être le seul critère à être pris en considération.

Des patrouilles franco-italiennes dans les eaux internationales pour lutter contre l’émigration clandestin Paris et Rome ont décidé de patrouilles communes au large de la Tunisie pour empêcher les départs de migrants, a annoncé le ministre de l'Intérieur italien Roberto Maroni, à l'issue de sa réunion consacrée au dossier avec son homologue transalpin Claude Guéant. Mais la France ne cède pas sur la question des permis provisoires. Le ministre français a réaffirmé que le permis temporaire de séjour, que l'Italie a décidé d'accorder aux Tunisiens, ne leur permettait pas d'entrer pour autant en France s'ils n'ont pas "de moyens financiers et de papiers d'identité".

A Vintimille, on ne passe pas A la frontière française, la police refoulent les migrants tunisiens arrivés de Lampedusa. Elle les renvoient en Italie, où les attendent d'autres passeurs. De Vintimille. "Pas d'avenir avec Kadhafi" pour B. Obama, N. Sarkozy et D. Cameron Nicolas Sarkozy, Barack Obama et David Cameron ont jugé vendredi "impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi", dont la chute est désormais l'objectif avoué des alliés de l'Otan qui s'étaient réunis la veille à Berlin. Cette déclaration est extraite d'une tribune commune publiée par plusieurs quotidiens, dont Le Figaro. Les trois dirigeants ont souligné la nécessité de continuer les opérations militaires pour accélérer le départ de Mouammar Kadhafi et permettre une transition.

Lampedusa évacue à la hâte ses réfugiés en attendant Silvio Berlusconi Alors que celui-ci devait venir constater comment l'île avait été "vidée" de ses migrants conformément à sa promesse, une grosse embarcation de pêche en provenance de Libye a accosté vendredi soir avec à bord quelque 530 réfugiés africains. "Des centaines de Somaliens, Nigérians et Erythréens sont arrivés sur le bateau de 30 mètres de long. Ils étaient épuisés, certains se sont évanouis en sortant du bateau", a raconté à l'AFP Vittorio Alessandro, porte-parole des garde-côtes de Lampedusa. Selon des travailleurs humanitaires, il s'agissait parfois de familles entières, exténuées par un voyage en mer de trois jours. "Il y avait des mères, des bébés de dix jours et des personnes âgées marchant avec des cannes", a expliqué Barbara Molinario, du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Samedi matin, des centaines d'entre eux ont été évacués vers la péninsule, soit à bord d'un navire militaire, le San Giorgio, soit par avion.

La France ferme un peu plus ses frontières Face à l'arrivée de migrants tunisiens en provenance d'Italie, Paris a annoncé le renforcement des contrôles de police jusqu'à 20 kilomètres au-delà de ses frontières. Une décision jugée déplorable par La Stampa, qui s'étonne aussi du désintérêt de l'opinion publique à ce sujet. 13 avril 2011 | Partager : Des immigrés ? L'Italie ouvre les portes de l'Europe aux clandestins tunisiens Dès ce jeudi, des centaines d'immigrés tunisiens se trouvant actuellement sur l'île de Lampedusa pourront se présenter au poste-frontière de Vintimille avec un permis temporaire de séjour délivré par les autorités italiennes et valable pour une durée de trois mois, reconductible. Aujourd'hui encore, en vertu de la convention de Berlin et du traité de Schengen, ces immigrés ne peuvent pas circuler librement en Europe et sont refoulés aux frontières. L'Italie est actuellement en première ligne, car les migrants partis clandestinement de Tunisie débarquent sur son territoire. Ils sont près de 22 000, ne demandent pas l'asile et beaucoup veulent se rendre en France, en Belgique, en Suisse, où vivent des communautés tunisiennes.

Un terrain de rivalités entre la France et la Turquie L'activité diplomatique d'Ankara dans le monde arabe est une source de tensions avec Paris, qui tente de son côté de jouer un rôle-clé dans les pays du bassin méditerranéen. La crise libyenne en est encore un exemple. 15 avril 2011 | Partager : Les derniers événements en Libye ont permis à la France, qui était en quête d'un rôle régional, de se distinguer. L'intérêt manifesté par la France pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient et les initiatives qu'elle a prises dans cette région la placent dans une situation de rivalité avec la Turquie, qui s'efforce également de mener une politique entreprenante dans la région. L'ambition des Nicolas Sarkozy de faire de la France une puissance mondiale est la motivation principale qui a poussé Paris à passer rapidement à l'action dès le début des troubles en Libye et à intervenir militairement en convainquant la Grande-Bretagne de l'accompagner.

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