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Livre 2: intelligence économique

Medhi Berrada, Poult : « Il faut supprimer tous les postes hiérarchiques de contrôle » Mehdi Berrada est Directeur général adjoint du Groupe Poult. Il a participé à la transformation des modes de travail impulsée par Carlos Verkaren visant à bâtir une organisation neuve et une stratégie d’innovation ouverte. Le 26 mars prochain, il racontera comment le Groupe Poult a cherché à faire de son modèle managérial un avantage concurrentiel en donnant plus de liberté aux salariés et écrasant la pyramide hiérarchique lors de la 2e édition de Vers la fin du management de reporting, la conférence organisée par EFE, en partenariat avec Collaboratif-info. Il répond en attendant à nos 4 questions flash. 1/ Pensez-vous que les pratiques managériales actuelles soient un frein à l’innovation et à la croissance en entreprise ?Mehdi Berrada : L'entreprise est avant tout une aventure humaine. 2/ Pour reprendre les termes du gourou du management Gary Hamel, faut-il virer tous les managers ? 3/ En quelques mots, comment un modèle managérial peut-il devenir un avantage concurrentiel ?

Les jobs qui vont monter... et ceux qui vont disparaître Technologies ­numériques, écologie, vieillissement de la population vont révolutionner le marché du travail. Ca vous dirait de devenir «rudologue» ? Non ? Faut-il s’en plaindre ou s’en réjouir ? Première tendance porteuse, donc, l’environnement. Deuxième terreau de l’emploi de demain, la révolution numérique, bien sûr. Sinon, il y a un troisième champ à labourer : le vieillissement de la population. Les parties prenantes de Renault Salariés, fournisseurs, clients, réseaux de distribution, associations…sont autant d’interlocuteurs avec lesquels nous sommes en contacts dans tous les pays du monde. Parce que les attentes de ces parties-prenante sont diverses, nous organisons un dialogue ouvert et constructif le plus large possible. Pour améliorer la satisfaction de nos clients nous avons mis en place des instances de dialogue avec eux. Nous avons la volonté de créer à tous les niveaux un dialogue riche et transparent avec les salariés et leurs représentants. Le 2 juillet 2013, le groupe Renault, avec le comité de groupe Renault (CGR) et IndustriALL Global Union (fédération syndicale mondiale qui rassemble notamment les salariés de la métallurgie) ont signé un accord cadre mondial intitulé « s’engager ensemble pour une croissance et un développement durables ». > Téléchargez l'accord cadre mondial La contribution des fournisseurs représente 57 % du prix de revient des véhicules.

Ces salariés qui travaillent en mode start-up Opérant en commando, ils brisent toutes les règles avec la bénédiction de leur patron. On les appelle les "intrapreneurs". Connaissez-vous la Poult Académie ? Circuits courts. Emulation à tous les étages. Ces patrons-salariés ne sont pas tous rémunérés de la même façon. Ces jobs inutiles dont les entreprises se passeraient bien "These are what I propose to call 'bullshit jobs' " (c'est ce que je propose d'appeler des "jobs à la c..."). David Graeber, anthropologue et anarchiste américain n'y va pas avec le dos de la cuillère. Dans une tribune publiée le 17 août dernier et intitulée "Du phénomène des jobs à la c...", il critique fortement les métiers de services qui, selon lui, n'ont d'autre utilité que d'occuper autrui et lui éviter le chômage. Dans son collimateur, les professions rattachées aux ressources humaines, au management, aux relations publiques, à l'administratif, au conseil ou encore à la finance. En somme, toutes les fonctions appelées "supports" qui participent de manière non directe à la création de valeur dans une société. Le sentiment d'être inutiles L'anthropologue rappelle que la part des métiers de services dans l'économie a beaucoup progressé dans les économies développées, au détriment du secteur agricole et industriel. Il est possible de supprimer toutes les fonctions supports

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