
Les neurosciences, la grande illusion en éducation (4 ) Commentaires Pas facile de s’attaquer à un mythe, on casse un rêve ; ils sont rares en éducation. Pas aisé d’émettre la moindre question ou la plus petite critique à propos d’un domaine devenu un lobby qui a obtenu l’oreille des politiques. Je savais à l’avance que les réactions pouvaient être violentes ; et comme toujours elles portent sur un plan personnel et non dans le cadre d’un débat scientifique ! L’Histoire des sciences me l’a appris à plusieurs occasions. Commentaires sur les critiques émises dans les réseaux sociaux suite à la série d’articles publiés :Les neurosciences, la grande illusion en éducation. Ma démarche n’est pas empreinte ni de « rancœur » ou ni de « jalousie » ! Ce n’est juste qu’un outil, apprendre est trop complexe pour « passer » par une panacée. Pas contre les neurosciences, seulement mais… Je ne suis en rien contre les recherches en neurosciences. Quand on se penche en direct sur les publications, le doute scientifique apparaît immédiatement. André Giordan
Apprentissage, motivation, émotion : comment apprenons-nous Le cerveau est l'objet le plus complexe de l'univers connu, et c'est de sa compréhension que dépendra l'avenir de nos technologies futures et singulièrement l'intelligence artificielle et la robotique. A l'Inria, Frédéric Alexandre dirige le projet Mnémosyne, chargé de développer des modèles computationnels de notre fonctionnement cérébral, dans le but de développer à terme des agents autonomes, robotiques ou logiciels, qui soient physiologiquement crédibles. Autrement dit, dont l'architecture sera analogue à celle du cerveau humain. Au cours d'une conférence à Bordeaux, lors d'un atelier organisé conjointement par l'expédition Bodyware de la Fing et l'Inria, Frédéric Alexandre nous a présenté quelques fondamentaux concernant les mécanismes de notre mental. Les sciences de l'esprit, sciences cognitives et neurosciences, ont fait des progrès ces dernières années et s'attaquent à des sujets de plus en plus difficiles, a-t-il expliqué en préambule. Comment garder l’information importante
Neurosciences et pédagogie, une interview de Jean-Luc Berthier Plaidoyer pour tenir compte de l’apport des neurosciences en pédagogie L’évolution récente des neurosciences oblige à faire le point et à nous débarrasser de nombreuses idées fausses. Qu’apportent les sciences cognitives au domaine de la pédagogie aujourd’hui en 2014 ? Que sait-on ? Dire que l’on a une bonne ou une mauvaise mémoire, prétendre que tout se joue avant six ans, parler de profil auditif ou visuel, font partie des rumeurs communes qui entravent les représentations correctes que tout un chacun élabore sur le fonctionnement du cerveau. Lycée Clément Ader, Tournan-en-Brie (77), CARDIE Créteil © 03/12/2014 Après sa conférence, Jean-Luc Berthier, nous a accordé l’interview que vous pouvez écouter ou télécharger en cliquant cette fois, sur le lien en bas de cet article dont voici un court résumé. Le Canada et les pays anglo-saxons reconnaissent davantage l’innovation. Qu’est-ce qu’on sait des mécanismes d’apprentissage du cerveau ? Pour ne savoir plus
Comment et pourquoi donner des rétroactions aux élèves? Dans la vague des travaux de Coe, une stratégie d’enseignement apparait en tête de liste : donner des rétroactions aux élèves. Comme cette stratégie peut sembler quelque peu abstraite, il importe de la rendre plus concrète pour les acteurs du milieu de l’éducation. Cet article offre un contenu traduit et adapté librement du guide « How to give feedback to students », conçu par la Australian Society for Evidence Based Teaching. Qu’est-ce que la rétroaction? En enseignement, donner une rétroaction à un élève, c’est lui donner une information après avoir observé comment il réalise une tâche donnée – information qui l’aide à s’améliorer dans l’accomplissement de cette tâche. En plus d’informer l’élève au sujet de sa progression à l’égard d’un contenu d’apprentissage, la rétroaction permet donc d’indiquer à l’élève ce qu’il pourrait faire pour s’améliorer. Ce que la rétroaction n’est pas Une rétroaction ne devrait pas inclure de jugement à propos de l’élève. Les 4 fondements de la rétroaction
Les neurosciences en éducation, les limites méthodologiques (2) Actuellement, plusieurs principaux biais sur le plan de la problématique et de la méthodologie peuvent être mis en avant qui leur enlèvent toute pertinence. En effet, les méthodes d’investigation en neurosciences se trouvent être des approches indirectes, très fastidieuses à mettre en place et prenant appui sur une technologie très coûteuse. Les échantillons analysés ou comparés demeurent trop limités. Il en résulte déjà un manque de fiabilité statistique qu’il s’agit de dénoncer avant toute extrapolation. « Small, low-powered studies are endemic in neuroscience » déclare une méta-analyse publiée dans Nature Reviews Neuroscience[1]. En France, des neuropsychologues comme Fabrice Guillaume[2] nous alertent sur ces limites. « Le résultat est pour le moins inquiétant : les études examinées présentent une puissance moyenne d’environ 20 % ! Par exemple, il est difficile de comparer une situation d’interrogation cognitive sous IRMf (voir photo ci-après) et une situation de classe ! [2] F.
Neurosciences et éducation : peut-on les marier ? Inspiré du titre d’un article de Francis Schrag (professeur en philosophie de l’éducation) paru en 2013, la question du mariage entre neurosciences et éducation est au cœur des débats que suscite l’éventuelle application des résultats neuroscientifiques dans la salle de classe. Neurosciences de l’éducation, esprit, cerveau et éducation ou encore neuro-éducation, le vocabulaire ne manque pas pour désigner cette « jeune science », dont l’objectif est de mieux faire connaître le cerveau et les processus cognitifs qui lui sont attachés. La fascination qu’exercent les images du cerveau, les animations 3D ou toutes approches déclarées « brain-based » (basée sur ce que l’on sait, ou croit savoir, du fonctionnement cérébral) engendrent malheureusement de nombreux malentendus. Mais quels sont ses véritables apports au monde éducatif ? Peut-on demander aux neurosciences de déterminer des méthodes efficaces d’enseignement ? Gaussel Marie & Reverdy Catherine (2013). L’intelligence artificielle
La charge cognitive dans l’apprentissage Information Auteurs : Christophe Charroud, Espé, univ. Grenoble Alpes & Philippe Dessus, LSE & Espé, Univ. Grenoble Alpes. Le quizz a été réalisé par Emilie Besse, projet ReflexPro. Date de création : 2003, refondu en Janvier 2016. Date de modification : 16 octobre 2017. Statut du document : Terminé. Voir aussi : Doc. Résumé : La théorie de Sweller et Chandler est présentée. Note : Le précédent titre de ce document était “L’apprentissage de notions scientifiques : TP ou documents ?”. Licence : Document placé sous licence Creative Commons : BY-NC-SA. Introduction¶ Il est communément admis que les élèves apprennent mieux lorsqu’ils ont à manipuler un matériel dans une situation réelle. Ce que l’on sait¶ La théorie de la charge cognitive : Attention partagée et redondance¶ Nous présentons d’abord ici la théorie de la charge cognitive, élaborée par Sweller et Chandler [22] (voir les présentations en français : [16][6]). Complexité de l’information¶ Les différents types de charge cognitive¶
Les neurosciences, la grande illusion en éducation (1) Chaque fois, leur(s) auteur(s) pense(nt) avoir découvert la panacée : l’idée géniale qui va « révolutionner » le système éducatif ! Dans le même temps, la pédagogie se conçoit encore trop souvent sous influence. Elle fut longtemps regardée comme une retombée de considérations politiques sous couvert de philosophie ; en 1882, il fallait transformer des paysans en « bons » ouvriers ou en « bons » soldats. D’éminents chercheurs qui font des recherches sur les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent la cognition (perception, motricité, langage, mémoire, raisonnement, émotions...) dictent comment on doit apprendre et par là les conditions de l’enseignement. Imbus de leur science qu’ils n’interrogent pas sur le plan épistémologique et fiers de leurs belles machines qui sont censées fonder leur scientificité, ils présentent leurs propos non pas comme des hypothèses pédagogiques qu’ils tenteraient en « bons scientifiques » de corroborer sur le terrain avec des élèves. André Giordan [8] S.
Olivier Quinet : Les neurosciences révolutionnent l'histoire ? Comment mettre en oeuvre des découvertes des neurosciences dans son enseignement ? Professeur d'histoire-géographie en collège, Olivier Quinet en donne un exemple concret avec deux séquences portant sur les Lumières et la Révolution. En révolution comme en neurosciences tout est dans la gestion du temps... Professeur d'histoire-géographie à Montpont-Menestréol (24), Olivier Quinet est connu des lecteurs du Café pédagogique, notamment pour son travail sur les tâches complexes. Leur particularité c'est le découpage du temps scolaire entre une phase de découverte qui commence en amont du cours, une période d'imprégnation et des phases de travail ponctuées de "pauses cognitives". Quatre heures pour traiter la Révolution française n'est ce pas mission impossible ? En fait c'est 12 heures pour les Lumières, la Révolution et une période de 4 heures pour réaliser des tâches complexes avec des créations orales et écrites qui permettent d'approfondir des événements précis. Les séquences