
Travail-Emploi - Le coût horaire de la main-d'œuvre en France Antoine Luciani, division Salaires et revenus d’activité, Insee Résumé En 2012, en France métropolitaine, un salarié coûte en moyenne 51 839 euros par an à son employeur dans les entreprises de dix salariés ou plus. Rapporté au nombre d’heures effectivement travaillées, le coût du travail est légèrement inférieur à 34 euros de l’heure. Il est le plus élevé dans la production-distribution d’électricité et de gaz et dans les activités financières et d’assurance, où la proportion de cadres est forte. Le coût horaire est le plus faible dans l’hébergement-restauration, qui emploie une main-d’œuvre peu qualifiée et bénéficie donc davantage des allègements de cotisations sur les bas salaires. L’essentiel du coût provient des salaires et traitements bruts (65 %) et des cotisations sociales patronales (31 %). Sommaire Publication Un coût horaire un peu plus élevé dans le secteur privé Retour au sommaire Le coût horaire moyen varie fortement selon le secteur
La qualité de vie au travail, une démarche innovante qui peine à s’imposer Pour Aurore Blaschek, psychologue du travail et des organisations, "la QVT est un état d'esprit, un mode de vie de l'entreprise, qui interroge constamment les conditions de travail, la nature du travail, la santé au travail, la valorisation du travail, les relations de travail et le climat social, les perspectives d’avenir et enfin l’équité et l’égalité au travail". Même son de cloche chez Julien Pelletier, responsable Veille, propsective et international au sein de l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travai) : "La qualité de vie au travail est avant tout une démarche d’entreprise. Ce que nous évaluons, ce n’est pas la qualité du travail mais l’organisation du travail". Un défi qui peut apparaître difficile à relever, à l’heure où les entreprises opèrent des changements quasi incessants : nouvelles fonctions, nouveaux outils informatiques, nouveaux horaires, nouvelles méthodologies, etc. Tester, évaluer, améliorer Concrètement, qu'implique une telle démarche ?
Quand croissance rime avec confiance. Par Véronique Plessier-Chauveau Burn-out, bore-out, scepticisme ambiant : ces concepts sont plus que jamais sur le devant de la scène. Les employés ne sont plus spécialement fiers d’appartenir à leur entreprise. Pourtant, il existe des sociétés, des rassemblements d’individus, heureux de travailler pour leurs clients, qui savent stimuler la confiance en soi et en les autres. Recréer de la confiance en soi pour donner confiance aux autres Il n’y a pas de secret véritable. Ce gain de temps dans l’opérationnalité est essentiel. Un écosystème gagnant grâce au travail en meute Le travail en meute est une autre façon d’aborder le changement, avec sérénité et efficacité. Comme chacun a confiance en soi, il donne confiance aux autres et est accélérateur de business. Une communauté d’experts travaillant « en meute » Pour que cela fonctionne, il ne suffit pas de constituer un vivier de personnes. Les entreprises ont de plus en plus besoin de recourir temporairement à des experts pointus dans leur domaine.
La qualité de vie au travail au service de la marque employeur ? Nombreux sont les articles sur la marque employeur ou sur les risques psychosociaux. Mais rarement ces deux sujets sont traités ensemble. Cet article propose de mettre en évidence les liens existants entre Qualité de Vie au Travail (QVT) et réputation des entreprises. La réputation des entreprises de moins en moins contrôlable Un sondage (ACE european risks briefing 2013) montre que 92% des entreprises considèrent que le risque de mauvaise réputation comme la catégorie de risque la plus difficile à gérer. La marque employeur: un outil au service de la fonction RH Face aux enjeux d'attractivité auprès des candidats, de fidélisation de salariés et de réputation de leur entreprise, les politiques RH ont parmi leurs outils la marque employeur. Ainsi, la marque employeur peut être définie comme l'image d'une entreprise auprès de ses "cibles" de recrutement (image externe) et ses salariés (image interne). La QVT : conditions (de travail) de réussite Comment y parvenir? Exemple 1. Exemple 2.
Causes du désengagement en entreprise Dans mon billet précédent, Les grandes grèves du siècle dernier ont laissé place à des millions de microgrèves intérieures… je vous avais livré l’excellent rapport de Hubert Landier intitulé Des salariés engagés : qualité du management et performance de l’entreprise Pour bien comprendre de quoi il s’agit, voici quelques précisions issues de la même étude et de réflexions personnelles. Qu’est-ce que le désengagement? Désengager: Libérer d’un engagement. Le désengagement est la diminution de l’implication de l’individu vis à vis de son entreprise et de son travail. Or ce phénomène prend des proportions de plus en plus alarmantes depuis quelques années. Quelle sont les causes du désengagement ? Une image négative de l’entreprise L’image de l’entreprise semble s’être détériorée au cours des trente dernières années. Le chômage massif et constant que subit notre société depuis les années 1970 a créé un climat de dépendance envers le monde du travail. Les causes internes à l’entreprise Absentéisme
Ne pas résumer la qualité de vie au travail par une équation à deux inconnues - JDN Gérer le stress des salariés d’une entreprise repose sur une démarche individuelle et personnalisée pour chaque salarié et non en partant du principe qu’un collaborateur se sentira bien si toute l’entreprise va bien. C’est l’inverse qu’il faut intégrer, c’est quand les collaborateurs d’une entreprise se sentent bien que l’entreprise va bien. La démonstration semblerait en effet aisée. L’exigence de production d’une part, c’est à dire la mise en adéquation du triptyque « cout-délai-qualité » de la production d’un l’entreprise pour satisfaire les besoins de ses clients, et d’autre part les conditions de travail optimales pour ses salariés, laisseraient le paramètre « stress au travail » et même plus généralement les risques psycho sociaux comme secondaires ou conditionnés aux deux premiers. Ainsi présenté, un collaborateur ne serait donc qu’un simple « rouage », ce qu’il est trop souvent, un peu comme coincé dans l’organisation globale de l’entreprise.
L’intergénérationnel, levier de croissance inexploité Beaucoup d’entreprises ignorent encore la question de l’intergénérationnel. Ou ne l’abordent que sous l’angle des générations, juniors et seniors, pour se conformer à la loi dite du contrat de génération. Le management des âges est surtout évoqué comme un facteur de complexité supplémentaire alors que la connexion des générations, attendue des français, constitue un levier de croissance largement inexploité aujourd’hui. Facteur de cohésion sociale dans la société, le management intergénérationnel révèle des gisements de performance inattendus dans les organisations. Nous appelons management intergénérationnel l’art de faire travailler ensemble les différentes générations en tirant le meilleur parti de leurs forces. Le grand tournant générationnel Avec cinq millions de seniors qui vont quitter le marché du travail d’ici 2020 en France et six millions de jeunes qui vont y entrer (1), le remplacement des générations s’accélère à rythme qu’aucun DRH n’a jamais connu dans sa carrière.
Travail : le digital ne remplace pas la machine à café ! Comment ne pas être d’accord avec Bill Gates qui déclare « La technologie n’est qu’un outil. Pour arriver à travailler ensemble, la culture est l’élément le plus important ». Poutant, il est plus facile de s’acheter un joujou digital que de se pencher sur son organisation, son management, sa culture, ses modes de communication. Le mirage du digital Pas une semaine sans qu’une manifestation ne s’intéresse à la transformation digitale. Les candidats au digital sont conquis, rassurés devant ces exemples. Mais au bout de quelques temps, le soufflet virtuel retombe. C’est tellement facile de croire que le social learning n’est qu’une question d’outils. La pause café élément de productivité au travail Dernièrement, nous avons eu affaire à une entreprise de transport en fret qui avait dans ses cartons un projet de réseau social d’entreprise destiné à faciliter le dialogue entre ses différentes populations de salariés. Or qu’avons-nous constaté ? Le réseautage social se déroule dans le vrai monde
Recherche motivation des salariés... Différentes études révèlent une crise de la motivation et de l'engagement au travail en France. Comment inverser la tendance ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gaëlle Picut La rémunération a longtemps été considérée comme l’un des leviers principaux de motivation au travail. De son côté Antoine Morgaut, CEO Europe et Amérique Latine de Robert Walters, confirme que de plus en plus de cadres sont prêts à accepter un salaire moindre en échange d’un poste intéressant, d’une promesse de carrière motivante ou d’une meilleure qualité de vie. « La mobilité géographique en province n’a jamais été aussi forte », a-t-il indiqué. Le coût de la démotivation Conscientes que leurs marges de manœuvre sur les rémunérations sont faibles et insuffisantes pour conserver le niveau d’engagement de leurs cadres, les entreprises sont à la recherche d’une meilleure compréhension de leurs leviers de motivation. D’autant que le coût de la démotivation est loin d’être négligeable. Décalage entre discours et réalité
Pour recruter la génération Z, les entreprises devront changer d'outils Ultra connectés et en attente de relations plus humaines, la nouvelle génération pousse les ressources humaines à se réinventer. Les jeunes nés à partir des années 90 commencent à entrer en force sur le marché du travail. Pour trouver un emploi, ils n'ont nullement l'intention de se limiter à l'envoi massif de CV et de lettres de motivation sur des sites Internet sans âme. "La génération Z recherche un recrutement agile, mobile, digital et humain" François Geuze, maitre de conférences en ressources humaines à l'université de Lille est catégorique : "La génération Z a un nouveau rapport au travail. D'après le spécialiste, cette nouvelle génération changera à court terme le secteur du recrutement. "Chez Carrefour, 60% de nos recrutements a lieu chez les moins de 26 ans" Carrefour, premier employeur privé de France, fait partie de ces rares exceptions et a pris conscience de cette problématique dès 2013. Techniques venues du e-commerce Une perte de pouvoir des ressources humaines ?
Quel rôle pour le bureau ? A l'heure du télétravail le bureau a un nouveau rôle à jouer: celui de lieu d'échange et de co-création. Ces dix dernières années, les communications ont évolué à un rythme que les entreprises n’ont pas été en mesure de le suivre. Les opinions varient sur le rôle et l’importance du lieu de travail dans l’entreprise moderne. De nombreux acteurs avancent que c’est la nature du travail qui importe, et non le lieu où il s’effectue. Je souscris entièrement à cette philosophie : il faut désormais pouvoir travailler partout tout en montrant le même engagement qu’au bureau. Cependant, nous entendons aussi parler d’entreprises qui caressent l’idée de pousser cette démarche à l’extrême, en abandonnant purement et simplement leur lieu de travail. La distance n'est pas synonyme de désengagement L’essor du télétravail et la dispersion croissante du personnel tend à susciter une éthique du travail risquant d’aboutir à un certain détachement et à une perte de relation entre les employés.