
Ceci n’est pas du second degré La publicité Ryanair ci-dessus est évidemment sexiste. Mais tous ne l’entendent pas ainsi (ce serait surprenant lorsqu’on parle de sexisme…), et un article commente : Le message est certes à prendre au second degré. Du second degré, vraiment ? Il n’y a second degré que si le message que l’on souhaite faire passer est clairement différent du message communiqué en surface (et le plus souvent opposé à ce message de surface). À la réflexion, c’est un exemple frappant d’une certaine esthétique moderne : on emprunte les formes du second degré, mais le message délivré est bel et bien au premier degré. Quelles sont ces formes du second degré que l’on emprunte ainsi ? Ces signes ce sont notamment ici : le traitement typographique du …and crew ! Je ne m’étendrai pas sur des questions telles que Qu’est-ce que l’humour ? Juste pour rire ? De manière générale, l’humour et la distanciation servent à adoucir un message. Difficulty Level: Hardcore Et puis il y a les nuances du second degré.
Du bon usage de la laïcité Grande traversée : Women's power, les nouveaux féminismes : podcast et réécou... Elles sont filles d'Olympe de Gouge et d'Angela Davis, de Simone de Beauvoir, de Judith Butler, de Virginia Woolf ou d'Audre Lorde. Depuis la révolution française, leurs aînées ont conquis peu à peu des fonctions qui furent longtemps réservées aux hommes, puis le droit à disposer de leur corps. Pourtant, en 2016, les femmes gagnent moins que les hommes et réalisent la majorité des tâches domestiques, avorter est encore tabou, la révolution sexuelle n'a pas aboutie, l'hétérosexualité reste la norme et tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint. Dans la sphère privée et dans la sphère publique les rapports entre hommes et femmes sont toujours inégalitaires. Alors, les féministes poursuivent leurs luttes pour atteindre l'égalité réelle politique, économique, culturelle, sociale et juridique. Les réformistes proposent de changer les lois. Cette grande traversée vous propose d'écouter la diversité du mouvement féministe. Illustration : imakegirls
Cette étrange obsession française pour le voile La crispation du gouvernement français sur « le voile » est sans commune mesure avec ce qui se passe dans la plupart des autres pays occidentaux. Dans le monde anglo-américain, même après le 11-Septembre, le voile n’est pas considéré comme l’étendard d’une insurrection. Le gommage de toute différence ethnique, raciale et religieuse n’est pas une condition nécessaire pour l’intégration dans la nation. Une phrase du poète américain Walt Whitman résume à peu près la manière dont la diversité est conçue : « Je suis grand, je contiens des multitudes ». Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas de problèmes de discrimination terribles et persistants basés sur les différences (raciales en particulier) aux États-Unis ; simplement ces différences sont reconnues comme partie intégrante de l’héritage national. Une « hystérie politique » Pour toutes ces raisons, l’obsession française du voile islamique nous semble correspondre à ce qu’Emmanuel Terray nommait en 2004 une « hystérie politique ».
Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme Le voile : je l’ai mis… et enlevé ! | KroNiqueuse de vies ! Comme tout le monde se permet de parler du voile sans avoir forcément d’expérience en la matière (soie ou coton ?), je me suis dit qu’après tout, moi aussi j’avais le droit ! D’autant qu’à l‘âge de vingt ans, j’ai fait l’expérience de le porter pendant un an et puis de décider de l’enlever… ça vous en bouche un coin hein ?! Voici donc mon expèrience qui, je tiens à le préciser, est personnelle. Je me suis convertie à l’islam dans un processus de quête d’identité à l’âge de 19 ans. Mon père, marocain d’origine, est parti quand j’avais trois ans et j’ai grandi avec ma mère, française. Ce père m’a donc laissée avec ma bonne tête de métèque et mes cheveux frisés (que les bonnes sœurs dès ma naissance ont tenté d’aplatir… en vain), être bien élevée dans une famille blanche et bourgeoise (un peu juive quand même mais surtout athée et laïque). En France, tu n’as pas le droit d’échapper à la gueule que t’as. Ma première étape fut la religion. La pudeur féminine au coeur de mon processus Nadia S.
La longue marche des femmes : 9 voix du féminisme à redécouvrir Simone Veil et Simone de Beauvoir, ou encore Elisabeth Badinter, Christiane Taubira et Michelle Obama… Dans le cadre d'une journée spéciale le 20 janvier sur « La Longue marche des femmes », l'antenne de France Culture avait été rythmée par des voix du féminisme, grandes ou anonymes, qui parlent de la condition des femmes dans le monde. En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, redécouvrez-ici tous ces extraits. La longue marche des femmes : retrouvez le programme complet ! Simone Veil Écouter 1 min Discours de Simone Veil sur la loi IVG. Réécoutons Simone Veil, alors ministre de la Santé, dans son discours historique du 26 novembre 1974 à l’Assemblée Nationale lors des débats sur la loi IVG. Simone de Beauvoir « Etre une femme, ça se construit », Simone de Beauvoir En 1975, Simone de Beauvoir est interrogée par Jean-Louis Servan-Schreiber dans l’émission Questionnaire sur le thème "être une femme, ça se construit". Delphine Seyrig Benoîte Groult 45 sec Benoîte Groult en 1994
Study Examines Link Between Romantic Comedies and Stalking According to a new study entitled I Did It Because I Never Stopped Loving You: The Effects of Media Portrayals of Persistent Pursuit on Beliefs About Stalking, movies that depict “persistent pursuit” from men as romantic can make some women more tolerant of stalking myths. For the study, Julia R. Lippman of the University of Michigan had a group of 426 women watch a half-hour edited version of one of six movies: Management, There’s Something About Mary, Enough, Sleeping with the Enemy, March of the Penguins, or Winged Migration. Afterwards, participants filled out a survey designed to assess their endorsement of stalking myths, which Lippman defines as “false or exaggerated beliefs about stalking that minimise its seriousness, which means that someone who more strongly endorses these tends to take stalking less seriously.” Lippman writes that the iconic “grand gestures” of male pursuit in romantic comedies “are often framed as unequivocal signs of true love. Thoughts, friends?
La culture du viol se porte bien dans nos écoles — Témoignages Cinq élèves de sixième scolarisés dans le collège Montaigne, un établissement du VIème arrondissement parisien, ont été sanctionnés pour avoir pratiqué des attouchements sexuels sur leurs camarades de classe. Je ne sais pas si c’est la paresse ou le déni qui a conduit de trop nombreux médias à focaliser cette affaire sur un détail (l’utilisation des smartphones), plutôt que sur son problème de fond (c’est à dire la prégnance de la culture du viol dans notre société)… Toujours est-il que nous avons tenu à recentrer le problème, sur l’éducation des garçons dans ce cas, et plus globalement, sur la nécessité de revoir complètement l’éducation des enfants au respect de l’autre. À lire aussi : Collège Montaigne : faut-il interdire les portables ou (enfin) éduquer les garçons ? Loin de susciter des rectificatifs ou d’inciter à revoir le traitement de ce sujet, notre article est passé relativement inaperçu. À lire aussi : « NOULÉFILLES », cet agaçant syndrome de Stockholm Avant l’ère du téléphone…
"Des conflits géopolitiques sous couvert de religion" Moyen-Orient Et si les conflits du Moyen-Orient contemporain n’étaient pas de nature religieuse ? Pour l’historien et économiste libanais Georges Corm, cette approche réductrice de la géopolitique ne sert qu’à légitimer la thèse du « choc des civilisations ». Dans son livre Pour une lecture profane des conflits*, l’universitaire démontre les nombreux mécanismes qui ont permis de légitimer des guerres injustes depuis la fin de la Guerre froide. Une politique qui passe par l’instrumentalisation du religieux. Par une lecture profane des conflits, entendez-vous vous opposer à la théorie de « choc des civilisations » ? C’est un retour à la politologie classique, une approche des situations de guerre par une analyse multifactorielle, et non pas par une causalité unique qui serait religieuse, ethnique ou prétendument morale. Au Moyen-Orient, le conflit sunnites-chiites est souvent mis en avant. Le Moyen-Orient est l’un des carrefours géopolitiques les plus importants dans le monde.
Christine Bard : "Le mot féminisme s’emploie à partir de 1882 grâce à Hubertine Auclert, première suffragiste française" Avec nos partenaires, nous traitons vos données pour les finalités suivantes : le fonctionnement du site, la mesure d'audience et web analyse, la personnalisation, la publicité et le ciblage, les publicités et contenus personnalisés, la mesure de performance des publicités et du contenu, le développement de produit, l'activation des fonctionnalités des réseaux sociaux. Vos préférences seront conservées pendant une durée de 6 mois.
How Romantic Comedies and Social Media Teach Folks That Stalking Is Okay If It’s in the Name of Love It’s a go-to romcom staple: Boy likes girl, but girl doesn’t like him back. The determined boy will then spend the movie trying to convince the girl to give him a chance. Our “hero” will go to great lengths to win the affection of his crush, whether that means repeatedly asking her out, leaving her gifts, or even infiltrating her circle of friends. Finally, the boy pulls a Grand Romantic Gesture and seals the deal with his formerly (and sometimes still) reluctant love interest. The audience is meant to cheer on the boy for his persistence and view any remaining resistance on the part of the girl as simply delaying the inevitable. As long as love, or what we think is love, triumphs in the end, nothing else matters. Which brings me to an obvious question: Why do we perceive such scenarios as romantic or anything other than creepy as hell? Much of the behavior that we are conditioned to view as romantic is actually stalking behavior. Stalking 101 Social Media Stalking Stalking and Gender in Media