
Doute et esprit critique : faut-il les opposer ? - Le doute pour lutter contre les fake news et autres infox ? © Pixabay. C’est un fait, à l’ère des réseaux sociaux, nous sommes dans une époque d’infobésité et de « fast news ». Pratiquement toutes sortes d’informations, de découvertes scientifiques et autres connaissances sont très facilement accessibles. Surtout, elles sont très facilement partageables et diffusables au plus grand nombre. Avec tant d’informations, il n’est donc pas toujours facile de faire la part des choses. C’est dans ce contexte qu’entrent en jeu l’esprit critique et le doute. Doutes et esprit critique font-ils bon ménage ? Doute, de quoi parle-t-on ? Doute commun, doute philosophique On peut donner plusieurs définitions au mot « doute ». Intéressons-nous au doute « philosophique ». Un élément essentiel de la science Le doute est un élément essentiel de la science. Le doute est donc bénéfique. Certes le doute est essentiel. L’esprit critique pour armer son cerveau ? Une définition pour commencer Un zeste de zététique
Voici ceux qui contrôlent votre fil d'actualité Facebook À chaque fois que vous ouvrez Facebook, l’un des algorithmes les plus influents, controversés et incompris au monde se met à en œuvre. Il scanne et collecte tout ce qui a été posté dans la semaine passée par chacun de vos amis, chaque personne que vous suivez, chaque groupe auquel vous appartenez et chaque page Facebook que vous aimez. Pour un utilisateur standard, cela correspond à plus de 1.500 posts. Si vous avez plusieurs centaines d’amis, cela peut monter à 10.000. Ensuite, grâce à une formule jalousement gardée et en constante évolution, l’algorithme de Facebook les classe dans ce qu’il croit être l’ordre précis de l’intérêt que vous allez leur porter. Personne en dehors de Facebook ne sait exactement comment il fait cela et personne à l’intérieur de la société ne vous le dira. Et pourtant, en dépit de cette puissance, le nouvel algorithme de Facebook est étonnamment inélégant, horriblement changeant et définitivement opaque. Redoutables modifications 1. 2. 3. Tournant de 2013
Pourquoi les théories du complot plaisent elles à notre cerveau ? Le confinement a-t-il profité aux théories du complot ? Oui, si l’on en croit Conspiracy Watch, l’observatoire du conspirationnisme, qui publie une carte montrant une inflation de « commentaires, déclarations et propos à caractère complotiste » autour de la pandémie de Covid-19. Si le terme « conspirationnisme » n’est entré dans le dictionnaire qu’en 1991, la réalité qu’il désigne est, elle, bien plus ancienne. Dans un monde complexe, les théories du complet offrent un remède à l’incertitude. La première raison de leur succès, c’est qu’elles offrent un remède à l’incertitude. « Les théories du complot résolvent beaucoup de questions, parce qu’elles agrègent beaucoup d’informations sur le monde, en offrant un narratif qui fait un seul bloc », explique Valentin Guigon, qui réalise une thèse partagée entre le Groupe d’Analyse et de Théorie Économique (GATE) et l’Institut des Sciences Cognitives (ISC)¹. Ces discours peuvent aussi offrir une grande satisfaction intellectuelle.
Un algorithme est un éditorialiste comme les autres. Bon je m'étais pourtant promis de ne pas en rajouter une couche sur toute cette histoire de bulle de filtre et de rôle des algorithmes / réseaux sociaux / faillite de la presse dans l'élection de Donald Trump qui, pendant qu'on discute du rôle de Facebook dans son élection et de la manière dont il gère son compte Twitter est en train de nommer tranquillou des suprémacistes comme conseillers stratégiques sans que ni la valeureux Barak ni la non-moins valeureuse Hilary ne s'en émeuvent outre-mesure. Bref. (Source) Je ne voulais plus en parler de cette histoire de bulle de filtre mais que voulez-vous voilà plusieurs jours que ma bulle de filtre ne me renvoie que des articles sur la bulle de filtre prouvant donc ipso facto l'existence d'une bulle de filtre (en tout cas de la mienne). Alors bien sûr, les algorithmes trient l'info (c'est même un peu pour ça qu'ils ont été inventés) et permettent donc d'accéder à certaines infos car comme il y a trop d'infos il faut bien se résoudre à choisir.
Lexique Vous saurez tout sur l’algorithme de Facebook - 6 février 2016 « Chaque fois que vous ouvrez Facebook, l’un des algorithmes les plus influents, les plus controversés et incompris du monde entre en action. » Slate a décidé de s’attaquer à un secret bien gardé chez Facebook : ce processus de classement automatisé qui « façonne le vie sociale et les habitudes de lecture de plus d’un milliard d’utilisateurs quotidien ». Ce même algorithme qui fait les beaux jours de startups comme BuzzFeed et mettent à mal les journaux traditionnels. « L’algorithme du fil d’actualité de Facebook [...] peut nous rendre heureux ou triste ; il peut nous exposer à des idées nouvelles et stimulantes ou nous isoler dans des bulles idéologiques. » Bref, ces algorithmes – qu’on trouve chez d’autres géants du web – sont devenus dans l’imaginaire collectif « des entités mystérieuses et puissantes ». « L’intelligence derrière le logiciel Facebook est fondamentalement humaine » « Il commence, comme le font souvent les ingénieurs, au tableau blanc » Les publications virales
Doc 5 : La Terre vue depuis la Lune Les algorithmes de recommandation Nous vous invitons à découvrir le principe de fonctionnement des algorithmes de recommandation, ceux utilisés pas les grandes plateformes de vente du Web qui vous disent ce qu’ont acheté les autres acteurs ou qui vous enferment dans une bulle informationnelle. Nous nous concentrons ici sur les aspects techniques et auront sans doute d’autres occasions de considérer des aspects sociétaux, comme l’importance de la recommandation sur les résultats d’élections. Nous avons demandé à Raphaël Fournier-S’niehotta, spécialiste de ces algorithmes, de nous en dire plus. Dans les jours qui ont suivi l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, le 8 novembre dernier, la polémique a enflé : comment la plupart des sondeurs et des journalistes avaient-ils pu autant sous-estimer le nombre d’électeurs de Donald Trump ? Figure 1 – REUTERS/Mike Segar Un peu d’histoire Un peu de technique Ce principe, à l’origine des premiers systèmes de recommandation, s’appelle le ”filtrage collaboratif”.
Doc 4 : Les repères des navigateurs Editors vs algorithms: who do you want choosing your news? | Reuters Institute for the study of Journalism By Emma Goodman A new Reuters Institute report, Brand and Trust in a Fragmented News Environment, has found that many news users prefer an algorithm to choose their news, rather than an editor. Although most of those interviewed for the report had not previously given much consideration to how their news was curated, when they were asked, algorithms were preferred, particularly among the younger and more technologically engaged. This was despite the fact that most had concerns regarding the accuracy of news content on social media, and many trust in the experience of establish news brands. Aggregators such as Google News or Apple News use algorithms to surface stories in response to search terms or past consumption. Why are algorithms more popular? Those who favored algorithms did so both because of their perceived independence from editorial and political agendas, and the potential for personalization based on prior reading habits. The filter bubble The ‘democracy’ of algorithms
Doc 3 : Les constellations Fact-checking, bots et « push revival » : les stratégies des médias d’info pour 2017 | Meta-media | La révolution de l'information Par Gautier Roos, France Télévisions, Direction de la Prospective Comme chaque année, l'Institut Reuters a sondé 150 cadres officiant dans des médias d'information pour publier son rapport sur les tendances médiatiques à venir. A travers 24 pays, l’étude offre un panorama détaillé des éditeurs du monde entier, des enjeux auxquels ils font face, et donne des clés sur leur façon d’envisager l’avenir. 2016 aura marqué une révolution copernicienne pour les médias d'infos internationaux. Qui avait prévu que Snapchat, longtemps demeurée une interface où l'on s'envoyait des photos éphémères, ferait aujourd'hui la pluie et le beau temps sur les médias d'info, en particulier chez les jeunes ? Tentons d'y voir plus clair à l'heure où les éditeurs, toujours plus nombreux sur le marché, sont tenus de s'adapter aux nouvelles pratiques tout en pérennisant un modèle économique déjà précaire. Restaurer la confiance envers les médias d'information : mort aux fake news, aux algorithmes, et aux filtres
Doc 2 : La Terre ronde selon Aristote Doc 1 : Les hypothèses d'Anaxagore