
Sans pitié ni remords – Nicolas Lebel | EmOtionS – Blog littéraire et musical Décidément, Nicolas Lebel aime bien tisser ses intrigues autour d’une commémoration. Après le 1er novembre dans son précédent et bien nommé polar Le jour des morts, on retrouve ses protagonistes favoris quelques jours après, à l’avant-veille de célébrer le 11 novembre. Oui je sais, il y a plus gai… L’art d’être premier Et pourtant… Posons tout d’abord le contexte : ce troisième opus des aventures du capitaine Mehrlicht peut tout à fait se lire indépendamment des deux autres et l’auteur est un sacré phénomène. Posons les faits. La langue à toutes les sauces Nicolas Lebel est un amoureux de la langue, un épicurien des belles phrases et des traits d’esprits, un hédoniste qui aime le bel ouvrage. Ce roman est à l’image de son démarrage. C’est la parfaite dualité du style Lebel, qui sait jouer de ses mots pour faire jaillir l’émotion (négative ou jouissive), sans que jamais on ne sache trop à quoi s’attendre. Noir, c’est noir Mais attention ! Monsieur + Le livre en un deux mot : Monsieur +
LE JOUR DES MORTS, de Nicolas Lebel Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l'hôpital Saint-Antoine : un patient vient d'y être empoisonné. Le lendemain, c'est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie... Tandis que les cadavres bleutés s'empilent, la France prend peur : celle qu'on surnomme bientôt l'Empoisonneuse est à l'oeuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans. Les médias s'enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d'une trentaine d'années que de nombreux témoins ont croisée ?
L'enfer commence maintenant - Karin Fossum --- EVITEZ LA 4e de COUV ! Bébé Margrete fait gentiment sa sieste dans son landau à l'arrière du jardin, tandis que maman Lily fait la popote paisiblement, amoureusement, pour le retour de son mari chéri. Tableau de famille idyllique s'il en est, mais... la mère ne voit pas le landau de sa cuisine, or le terrain jouxte un bois et est donc facilement accessible par des tiers. Lorsque monsieur rentre, ils batifolent sur le canapé, dînent, et quand ils pensent enfin à rentrer leur petite fille, horreur !... A partir de cet instant, la belle harmonie familiale vole en éclats. L'enfer ne fait que commencer dans ce petit coin tranquille de Norvège... A nouveau une intrigue mettant en scène l'adorable et perspicace Sejer, et Skarre, son associé discret. Le début m'a déroutée, je n'ai pas reconnu le style, bien que ma lecture de l'avant-dernier opus de la série (Secondes noires) soit encore fraîche dans ma mémoire. + Lire la suite
Grossir le ciel, de Franck Bouysse Quelques mois après le Petite Louve de Marie Van Moere dont la Corse était un personnage à part entière, la Manufacture de Livre, avec ce Grossir le ciel de Franck Bouysse, renoue avec une littérature française des grands espaces. En route donc pour les Cévennes, au lieu-dit Les Doges et ses deux fermes éloignées de quelques centaines de mètres. C’est là que Gus, malmené par la vie, éduqué dans cette ferme isolée au milieu des montagnes et des bois, partage sa vie avec Mars, son chien. Dans l’autre ferme, Abel, d’une vingtaine d’années son aîné, vit seul. Dans ces espaces isolés, dans le silence ouateux d’un hiver neigeux, Franck Bouysse pose tranquillement son histoire. On ne peut qu’admirer la dextérité avec laquelle Bouysse arrive à la fois à nous conter les vies heurtées mais somme toute relativement normales voire ennuyeuses de ces paysans taciturnes tout en les ceignant d’une aura mystérieuse. Fanck Bouysse, Grossir le ciel, La Manufacture de Livres, 2014.
L'Appel du Coucou Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance. Avec son intrigue haletante et sa galerie de personnages plus vrais que nature, L’Appel du Coucou, premier volet des aventures du détective Strike, s'inscrit dans la tradition du grand roman policier classique illustrée par Ruth Rendell et P. « Galbraith accomplit un prodige !
HAS - outil pour améliorer la communication entre les professionnels de santé et les usagers. Un outil pour améliorer la communication entre les professionnels de santé et les usagers. Il s’inspire des outils internationaux existants nommés : Teach-back, Show-me ou Closing-the loop. C’est un outil de communication basé sur la reformulation par le patient de l’information donnée par le professionnel de santé. Son utilisation permet de s’assurer que les informations et les consignes reçues par le patient sont bien prises en compte et retenues. L’outil comporte 3 étapes successives : Expliquer - FAIRE DIRE - Réexpliquer si nécessaire (Amalberti 2013). En effet, il existe des difficultés pour les patients à comprendre les explications médicales. La littérature est abondante à propos de l’impact sur la santé de l’aptitude des patients à lire et à comprendre les informations et les documents médicaux afin de pouvoir les utiliser et les appliquer à leur propre situation (health literacy).
Dernier meurtre avant la fin du monde, de Ben H. Winters - ENCORE DU NOIR ! « La fin du monde change tout, du point de vue judiciaire. » C’est un fait. Quand la collision d’un astéroïde géant avec la Terre est annoncée pour les mois à venir, la plupart des gens se fichent complètement de l’avenir, policiers compris. Sans doute un peu à la bourre (oh, pas plus de quelques mois… ou années ?) Hank Palace n’est en effet pas seulement mu par une opiniâtreté touchant à la compulsion mais aussi par une véritable compassion à l’égard des autres humains. Et si l’intrigue, au fond, demeure très classique et sans grande surprise, Winters crée par contre autour de Palace et de ses autres personnages pas piqués des vers une formidable ambiance pré-apocalyptique sans user du grand guignol. Prenant et amusant, Dernier meurtre avant la fin du monde est donc une agréable série B, pas un chef-d’œuvre, non, mais un bon moment de lecture popcorn intelligemment mené. Ben H.
Surface - Olivier Norek J'ai grandement apprécié les quatre polars précédents d'Olivier Norek ( Code 93, Territoires, Surtensions et surtout le magnifique Entre deux mondes ) et à nouveau, celui-ci est excellent ! Excellent comme son titre. Surface comme le visage de l'héroïne, Noémie, capitaine de police à la brigade des Stups au 36, défigurée suite à une intervention policière, un malfrat lui tirant en pleine visage. Mutée de force en Aveyron, bassin de Decazeville, sa gueule cassée renvoyant trop sa hiérarchie à une trilogie insupportable échec – culpabilité – peur. Surface comme celle du lac d'Avalone, lisse et calme mais qui cache un ancien village englouti suite à la construction d'un barrage hydraulique. le corps d'un enfant disparu il y a plus de 25 ans en remonte ... Surface comme les secrets d'un territoire rural, ses rancoeurs et haines recuites qui refluent de toutes parts avec l'enquête de Noémie sur ce cold case qui semble toujours d'actualité . Un excellent polar , efficace et sensible.
Espace éthique - Droits de la personne malade, dignité du soin Distinguer entre la norme et le soin De quelle distance s’agit-il, celle du soignant avec le malade ? Certes, c’est l’essentiel de la question, mais il ne faut pas oublier que nous sommes des hommes déterminés et que nos actes s’inscrivent dans une société donnée. Il est parfois nécessaire de prendre ses distances avec cette dernière pour ne pas perdre de vue le malade. C’est pourquoi nous commencerons par la nécessité de bien distinguer la norme du soin, afin de remettre au centre de nos préoccupations ce dernier et de replacer cette norme à sa juste place, celle d’une nécessité pratique et non d’une finalité. Cette bonne distance renvoie nécessairement à la philosophie classique grecque, particulièrement à Aristote et la notion de mesure. La norme, une nécessité aveuglante Évidemment, il y a une nécessité pratique de la norme. L’efficience bien comprise Cette adaptation des soignants, on peut la retrouver dans une définition de l’efficience d’Yves Clot, sociologue. Prenons un exemple.
La briscola à cinq | 10/18 Date de parution Dans un village près de Livourne, en Toscane, un jeune homme découvre dans une poubelle le cadavre d’une adolescente, Alina Costa. Il se rend dans l’endroit le plus proche pour appeler les secours et tombe sur le bar Lume, tenu par Massimo. Ce trentenaire fantasque, râleur et bon enfant, amoureux de la nourriture italienne, tient son bar avec beaucoup de personnalité. Les habitués du bar Lume sont à l’image de l’ancien patron, le grand-père de Massimo : une bande d’octogénaires originaux qui se retrouvent au café pour jouer aux cartes, fuir leur femme et échanger leurs avis sur « l’affaire Alina »… « Imaginez Gargantua invité chez le Guépard.
Je note. Je vais le suggéré de ce pas pour la prochaine commande ;) by ppigeon35 Aug 8
Dans la même veine (polar avec humour pas idiot, du style qu'on a pas honte quand on rigole), je te conseille "L'heure des fous" de Nicolas Lebel. Ed. Marabout. Ça devrait plaire à tes lecteurs également.. by laurebertrand Aug 8
Depuis que je l'ai lu, je le recommande a (presque) tous les lecteurs qui me demande des conseils. :) by ppigeon35 Aug 7