background preloader

La Finlande prête à expérimenter la fin du travail?

La Finlande prête à expérimenter la fin du travail?
Une première en Europe, la Finlande veut expérimenter une forme de revenu universel. Le nouveau gouvernement de centre droit évoque une allocation de base pour tous les citoyens. Si son montant devait atteindre les 1000 euros mensuels, le travail deviendrait alors «un choix de vie». La Finlande en a peut-être les moyens (voir en bas de p.) mais certains hésitent devant cette révolution culturelle. On ne connaît pas encore les détails de ce projet de loi annoncé au Parlement par le nouveau Premier ministre Juha Sipilä, mais tous les citoyens finlandais, quel que soit leur âge ou leur situation sociale, auraient le droit à un revenu de base garanti. Ce revenu universel, versé sans contrepartie, serait suffisant pour vivre modestement. Les citoyens qui souhaitent avoir un niveau de vie plus élevé pourront bien sûr compléter ce revenu de base en étant salarié, artisan ou entrepreneur. D’autres en Europe, ceux qui ne croient plus au plein emploi, vont suivre de près cette expérimentation.

Le revenu universel, rémunération du bien commun Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jean-Eric Hyafil (Mouvement français pour un revenu de base) Jean-Marie Harribey, maître de conférences en économie à l'université Montesquieu - Bordeaux 4, a publié Le 20 octobre sur lemonde.fr une tribune intitulée Le revenu d’existence ou l’impensé sur le travail, marquant son opposition au revenu universel ou revenu d'existence européen proné par Yves Zoberman dans une tribune publiée elle-même le 9 octobre. Lire aussi Le revenu d’existence ou l’impensé sur le travail Lire aussi Pour un revenu d’existence européen ! Rappelons ici l’origine de cette idée, et en quoi elle permettrait de répondre à certains enjeux contemporains. C’est dans les écrits du révolutionnaire américain et français Thomas Paine (1736-1809) que l’on trouve les origines du revenu universel. Aujourd’hui avec l’automatisation de plus en plus poussée des tâches, c’est à une nouvelle forme d’« enclosure« que nous assistons.

Travailler en 2040 : l’entreprise obsolète Ce que nous savons de l’entreprise provient du siècle dernier. Or, vague après vague, l’intrusion et l’extension du numérique sapent les fondements même de ce qu’apporte l’entreprise, lieu d’organisation du travail et d’acquisition des compétences. 2040, c’est dans une génération. Voici les 12 forces qui bouleversent la façon dont nos enfants travailleront. 1 - La remise en question des business models traditionnels. 2 - L’extrême fragmentation du travail : le travail s’est décomposé en tâches élémentaires codifiées au sein de workflows standardisés, régulées par des objets connectés à internet, exécutées par des imprimantes 3D, distribuées à l’échelle internationale. 3 - L’éclatement du modèle de la grande entreprise intégrée : les lieux de production se sont atomisés et rapprochés des lieux de consommation pour permettre une satisfaction des besoins à bas niveau d’émission de carbone ; les flux de travail se distribuent le long des réseaux qui relient ces petites entités agiles.

Le revenu d’existence ou l’impensé sur le travail Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jean-Marie Harribey (économiste, maître de conférences à l'université Montesquieu - Bordeaux 4) Dans le Monde daté du 11 octobre, Yves Zoberman propose un « Plaidoyer pour un revenu d’existence européen ! » Impossible de lui contester la réalité de la crise qui plombe le social, l’économie, l’écologie et par dessus tout, pourrait-on ajouter, la démocratie. Mais les arguments en faveur de cette proposition afin de sortir de cette situation sont tous très contestables, voire carrément faux. Lire aussi : Pour un revenu d’existence européen ! Nos sociétés connaissent, nous dit-il, la fin de la rareté. Les deux faces de la même erreur Il faudrait, poursuit-il, séparer emploi et revenu. Quel sens cela a-t-il de produire hors de la production ? Validation sociale Il existe d’autres arguments avancés par les partisans du revenu d’existence. Ladite inconditionnalité fait l’impasse sur ce problème. Réalité humaine ambivalente irrémédiable

Rainer Strack: L'étonnante crise de la main-d’œuvre de 2030 - et comment commencer à la résoudre dès maintenant Pour un revenu d’existence européen ! LE MONDE | • Mis à jour le | Par Yves Zoberman (Historien, auteur de L'Histoire du chômage, de l'Antiquité à nos jours, Perrin, 2011) Inverser la courbe du chômage ? Chaque mois, comme un mauvais feuilleton, les médias annoncent que la courbe ne diminue toujours pas. Plus encore, les enquêtes d’opinion successives montrent que les citoyens n’y croient plus. Les experts, eux, répètent à l’envi que les 3 424 400 citoyens au chômage et totalement disponibles (catégorie A), « tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi », et les près de 5 000 000 de citoyens qui « ont une activité professionnelle réduite ou en formation » sont inadaptés à la flexibilité du monde moderne et donc en partie responsables de leur situation. Inadaptés à quoi ? Ce chômage involontaire constitue une telle obsession sociale que l’on n’imagine plus vivre sans lui.

ENMI 2015 Intervenants Présentation des intervenants : Julian Assange Wikileaks Julian Paul Assange, est un informaticien et cybermilitant australien. Catherine Beaugrand Artiste Après une formation scientifique et des études d’anthropologie, Catherine Beaugrand a établi, dans sa pratique artistique, une relation privilégiée aux espaces urbains. Thomas Berns Professeur de philosophie à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Thomas BERNS est professeur en philosophie politique à l’Université Libre de Bruxelles, où il a longtemps dirigé le PHI – Centre de recherche en philosophie. David Berry Université du Sussex David M. François Bon Ecrivain François Bon, est né en 1953 en Vendée. Patrick Braouezec Président de Plaine commune Patrick Braouezec est un homme politique français. Dominique Cardon Orange Labs, université de Marne la Vallée Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et professeur associé à l’Université de Marne la vallée. Xavier De La Porte Rue 89 Christian Fauré Dr. Yuk Hui

Le revenu de base (1/3) : les fondements A l'origine rien ne pouvait laisser présager que l'idée réunirait libéraux et socialistes. Pourtant c'est bien la spécificité du revenu de base : il séduit tous les camps politiques, à quelques exceptions près. Réunis dans plusieurs associations, à l'échelle française, européenne et mondiale, des individus œuvrent activement à la réalisation du revenu de base, persuadés qu'avec lui, une nouvelle société est possible. Si le concept a de quoi séduire, c'est qu'il porte en lui le rêve d'une société plus juste, qui parviendrait à éradiquer la pauvreté. Un problème de fond, pour des pays riches où la misère a toujours sa place à côté de l'opulence. L'idée du revenu de base ne date pas d'hier. La convergence de mouvements opposés Le spectre des défenseurs du revenu de base est en effet très large : difficile, voire impossible, de répertorier l'ensemble des penseurs qui se sont ralliés au mouvement ou qui y ont été associés. Une réaction à l'industrialisation Un concept né avec le chômage

Le revenu de base (2/3) : comment l'appliquer ? Le revenu de base n'est pas seulement une utopie, c'est aussi un projet économique, fondé sur des calculs rigoureux qui respectent deux principes chers au mouvement : l'universalité et l'inconditionnalité. Et pour répondre à ces deux exigences, les partisans du revenu de base n'hésitent pas à travailler sur des mesures préexistantes. Avant le revenu de base, le RSA A cet égard, la France fait figure d'exemple. Car s'il est bien un dispositif qui inspire les militants du revenu de base, c'est le revenu de solidarité active (RSA). Pour résoudre ce problème et étudier les comportements des individus face aux allocations, la ville d'Utrecht, aux Pays-Bas, a d'ailleurs annoncé qu'elle mènerait un test du revenu de base sur un échantillon de 50 personnes, dans un groupe de 200 chômeurs bénéficiant d'indemnités traditionnelles. Revenu minimum: en France, 68% des éligibles ne le touchent pas "Ce n'est pas normal qu'un couple touche 1,5 fois plus de RSA qu'une personne par exemple.

La Finlande envisage le lancement d'un revenu universel de 800 euros mensuels L'expérience fait beaucoup parler dans les pays anglo-saxons. La Finlande envisage de mettre en place un revenu de base de 800 euros à tous ses habitants en remplacement de l'ensemble des allocations versés par l'Etat. La proposition finale ne sera présentée par le gouvernement qu'en novembre 2016, mais si cette expérience est menée à son terme, le pays nordique serait le premier à se lancer au niveau national dans la réalisation effective de cette vieille idée. Cette proposition dépendra d'une expérimentation qui sera menée en parallèle. L'étude pourrait faire varier le montant final de la somme versée. Le principe du revenu de base repose sur l'aspect généralisé et inconditionnel de ce versement. Les trois buts visés par le gouvernement L'ambition du gouvernement de droite finlandais est triple, selon Olli Kangas, un des scientifiques qui travaillent sur le projet. Deuxième objectif : supprimer les « découragements » à la recherche du travail. Coût ou gain ? Grave crise

Alain Godard » Blog Archive » PARTAGE DU TRAVAIL ET REVENU UNIVERSEL : PREPARER LE LONG TERME PLUTÔT QU’EN FAIRE UN PROGRAMME POUR LE QUINQUENNAT.(Remise en ligne de ce billet initialement publié mi- janvier) Le débat qui s’est ouvert à l’occasion de la primaire de la gauche sur le revenu universel me parait mal parti : l’aspect politicien qui pousse les uns à vouloir le mettre en place à court terme et les autres à le rejeter en bloc pose un risque majeur quant à l’indispensable réflexion dont ce sujet, en liaison avec le partage du travail, devrait être l’objet. Je ne suis pas d’accord avec les candidats qui d’un revers de manche excluent sans discussion l’idée du partage du travail et de son possible corollaire, le revenu universel. Je ne suis pas plus d’accord avec ceux qui veulent faire de ce concept encore balbutiant un programme électoral pour une mise en place immédiate, même si elle est progressive. J’ai par contre beaucoup apprécié ce matin l’intervention de l’économiste Daniel Cohen sur ce sujet du revenu universel dans le 7/9 de France Inter.

theconversation Ce texte a été co-rédigé avec Genevieve Shanahan. « Money for nothing » (« de l’argent pour rien ! »), au-delà d’une simple chanson des Dire Straits sortie en 1985, l’expression court actuellement sur toutes les lèvres, au cœur des débats politiques et des programmes proposant d’instituer des salaires de base aux citoyens, quelle que soit leur activité économique. Ainsi, à travers le monde, des expérimentations du revenu universel sont mises en place, les gouvernements explorant la possibilité de verser un salaire aux personnes à taux forfaitaire, indépendamment de leur participation au marché du travail. Inconcevable ? Au premier abord, on pourrait penser que les bénéficiaires resteront chez eux à regarder la télévision toute la journée. Une réponse à l’économie des « marges » Une solution partielle contre un tel désenchantement pourrait donc être une redistribution qui prenne en compte les méthodes de travail modernes, dont l’économie des petits boulots ou l’économie collaborative.

Taxer le travail des robots : quand l’Europe rejoint Hamon sur le revenu universel Le rapport de l’eurodéputée Mady Delvaux concernant les règles de droit civil sur la robotique a été adopté par la commission juridique du Parlement européen le 12 janvier dernier. Taxer le travail des robots et de leur offrir un statut légal, le débat est maintenant lancé. Le droit de la robotique harmonisé en Europe Ce rapport est une invitation à légiférer formulée par la commission juridique du Parlement européen. Il s’agit donc d’initier le processus législatif : le texte s’adresse à la Commission pour qu’elle se saisisse du sujet et propose une directive européenne (art. 46 du règlement, ici le projet de rapport). Une taxe robot pour financer le revenu universel de base Le spectre de la suppression de millions d’emplois, faute de maîtriser l’invasion des machines, est brandi pour accélérer la procédure législative. Le Parlement européen pour une personnalité juridique des robots Pour une éthique by design

Related: