La Chine, première puissance mondiale ou dernier empereur du PIB ?
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Éloi Laurent (Economiste et enseignant à Sciences Po et Stanford University, Californie) Si l’on en croit les récents calculs du Fonds monétaire international (FMI), la Chine a ravi en 2014 aux États-Unis la place de première puissance économique mondiale. Certains analystes ont critiqué à juste titre les défauts statistiques de la méthode dite de « parité de pouvoir d’achat » qui a abouti au constat de ce dépassement prématuré. Pour commencer, la taille de l’économie chinoise ne nous dit rien du bien-être économique réel des Chinois. On constate alors que le revenu par habitant en Chine est non seulement environ dix fois moins important qu’en Suède par exemple, du fait de l’abondance relative des bouches à nourrir (la Chine est 121e sur environ 200 en termes de PIB par habitant), mais qu’il y est en outre deux fois plus inégalement réparti.
L'indice qui calcule autrement la prospérité d'un pays
Dans ce classement, la France se positionne en 21e position, loin derrière sa 6e place au classement plus traditionnel du FMI, et les Etats-Unis en 16e position, abandonnant leur 1re place mondiale. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Pour évaluer la richesse d'un pays, il existe depuis les années 1930 le produit intérieur brut, ou PIB – il avait été créé pour mesurer l'effet de la Grande Dépression sur l'économie américaine. Cet indice, souvent critiqué en raison de ses critères strictement économiques, n'avait pas jusqu'à présent d'alternative ; désormais, il existe le SPI, pour « Social Progress Index », qui mesure le progrès social de chaque pays. Ses concepteurs, des économistes et des statisticiens, ont pu présenter cette année les premiers résultats de leur travail entamé en 2009. Après une version bêta en 2013, l'édition de l'an dernier ne portait que sur 50 pays. Pays scandinaves en tête Lire aussi : Sexe, drogue et trafics en tout genre bientôt dans le PIB européen
Au-delà du PIB, un tableau de bord pour la France
La plupart des économistes, des représentants de la société civile et le grand public s’accordent désormais pour reconnaître que la croissance du pays ne peut être mesurée ni à l’aune d’un seul indicateur, le produit intérieur brut, ni dans une seule dimension, la croissance de la production. La difficulté est que, s’il y a consensus pour refuser le PIB comme indicateur unique, il n’existe pas de soubassement théorique indiscutable pour construire l’alternative. Malgré les nombreuses initiatives tant locales qu’internationales, une approche différente de la mesure du progrès de notre société ne s’est pas encore imposée ni en France ni dans d’autres pays. C’est pourquoi France Stratégie et le Conseil économique, social et environnemental ont engagé une démarche conjointe pour construire en concertation une proposition de nouvelle métrique. Cette note est un point d’étape visant à rendre compte de cette démarche, de son accueil et de ses premiers résultats.
Le Luxembourg désigné comme 2e pays le plus riche du monde | Le Quotidien
Comme depuis quelques années, le Luxembourg apparait comme étant le deuxième pays le plus riche du monde. D’après une étude publiée par le magazine Global Finance, le Luxembourg serait donc le deuxième pays le plus riche du monde derrière le Qatar et juste devant Singapour. Un classement qui prend notamment en compte le produit intérieur brut par habitant (PIB) mais aussi le pouvoir d’achat. Le magazine précise d’ailleurs qu’il existe deux méthodes pour réaliser un classement des pays les plus riches du monde. L’ensemble de la population d’un état représente une force productive en ce sens qu’elle fournit un facteur de production qui est le travail. À titre d’exemple, la Chine, deuxième puissance économique mondiale avec un PIB de 11 385 milliards de dollars, ne se place qu’à la 83e position de ce classement. Petite taille, grande richesse Le top 10 :
L’indice Big Mac
Depuis 1986, le magazine britannique The Economist publie un indice permettant de comparer le coût de la vie dans différents pays. Cet indice porte sur un seul produit bien particulier : le hamburger Big Mac de Mac Donald’s. Explications. Un indice de référence Au départ, c’est une boutade de quelques journalistes du très sérieux magazine The Economist. Des monnaies sous-évaluées L’indice Big Mac permet de savoir si une monnaie est sous-évaluée ou sur-évaluée par rapport au dollar, à l’euro, à la livre, au yen et au yuan. Le taux de change fictif Ils appliquent ensuite ce pourcentage de sous-évaluation ou surévaluation au taux de change réel et calculent ainsi un taux de change fictif. De ces résultats, le magazine tire le schéma suivant retraçant les principales monnaies sous-évaluées et surévaluées. Les comparaisons de salaires nécessaires pour se payer un Big Mac L’indice Big Mac a essuyé de vives critiques du fait de son excessive simplicité.
10 indicateurs pour compléter le PIB
Aujourd’hui, il y a consensus pour affirmer que le PIB est un indicateur insuffisant pour évaluer le progrès des sociétés. Mesurer le développement d’un pays requiert de s’intéresser à un plus grand nombre de dimensions tant économiques que sociales ou environnementales. Pourtant, si le constat est largement partagé, aucune alternative sérieuse à cet indicateur ne s’est imposée au plan international, malgré de nombreuses tentatives. France Stratégie et le CESE ont engagé une démarche conjointe de concertation pour proposer une liste d’indicateurs. Cette concertation a pris plusieurs formes : une consultation en ligne ouverte à tous (5 000 répondants) ;une enquête BVA via un panel représentatif de la population ;des ateliers avec des panels citoyens pour aider au choix entre les indicateurs ;des échanges avec les parlementaires et les collectivités territoriales.
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Article : L’économie française s’est effondrée au deuxième trimestre
Difficile de ne pas être saisi de vertige à la vue de ces chiffres. Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) français s’est effondré de 13,8 %, selon les données publiées vendredi 31 juillet par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). « Il s’agit du plus fort recul enregistré depuis la seconde guerre mondiale », constate Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Le confinement instauré entre le 17 mars et le 11 mai, avec la fermeture des commerces non essentiels, l’arrêt des sites de production et des chantiers, s’est traduit par un net recul de l’activité, plus fort encore qu’au premier trimestre, au passage révisé à la baisse (− 5,9 %, contre − 5,3 %). Article réservé à nos abonnés Lire aussi Ralentissement économique historique et récession aux Etats-Unis Dans le détail, la consommation des ménages, inférieure de 35 % à la normale pendant le confinement, a chuté de 11 %. Marie Charrel