
Intelligence artificielle : une machine peut-elle ressentir de l’émotion ? Certains programmes savent déjà les imiter à la perfection et même influer sur nos propres émotions. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Morgane Tual Cet article fait partie d’une série consacrée à l’état des lieux de l’intelligence artificielle. La science-fiction nous abreuve de robots autonomes, si perfectionnés qu’ils disposent d’une conscience, d’émotions et nous inspirent même de l’empathie, à l’instar des êtres humains. Mais loin de la littérature et d’Hollywood, qu’en est-il aujourd’hui dans les laboratoires du monde entier ? L’émotion, et la conscience, apparaissent comme des éléments essentiels pour fabriquer une machine à l’image de l’être humain. « La vie intérieure, on ne sait pas ce que c’est » Et c’est là que réside la plus grande difficulté : comment définir – et donc reproduire – l’émotion et la conscience ? Une analyse partagée par Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à la Sorbonne et spécialiste de l’intelligence artificielle : Simuler l’émotion En bref :
Microsoft travaille sur un projet d’intelligence artificielle capable de noter l’humour L’humour, voilà une des particularités typiquement humaine que nous avons bien du mal à faire comprendre ou à simuler avec nos ordinateurs. Il faut dire que même un humain aurait bien du mal à déterminer une liste de critères indiscutables permettant de déterminer si oui ou non une blague est drôle, et surtout pourquoi elle l’est. Cela n’empêche pas un chercheur de chez Microsoft de commencer un projet avec le journal The New Yorker à propos d’une intelligence artificielle capable de noter l’humour. Ce journal américain est en effet connu pour ses courtes BD comiques quotidiennes en 4e de couverture : En fournissant à cette intelligence artificielle de nombreuses archives de ces comics, Dafna Shahaf a ainsi été capable de l’entraîner à déterminer les dessins les plus drôles parmi un choix de BD proposé. Mais cela ne reste qu’une première étape vers un projet autrement plus ambitieux : apprendre aux ordinateurs à pouvoir faire leurs propres blagues. Source
Sophia, le robot de Hanson Robotics qui va vous faire peur INTERVIEW. Ah, quel chemin parcouru depuis Frankenstein ! En ce mois de mars 2016, le "créateur" a pour nom David Hanson - c'est un entrepreneur américain dont la société, "Hanson Robotics", s’est spécialisée dans la fabrication de robots anthropomorphes (Human-like, disent les anglo-saxons, voire même very human-like pour les plus ressemblants). Quant à la "créature", il s'agit de Sophia. Crédit : CNBC Crédits : Hanson Robotics Une intelligence artificielle apprend à parler Le deep learning, la technique d’apprentissage par l’expérience pour les IA, semble avoir de beaux jours devant elle. Après avoir permis à une IA de découvrir Mario ou d’apprendre à lire, cette technique a maintenant été utilisée pour initier un robot aux subtilités du langage. Une étude, publiée cette semaine lors de la conférence internationale conjointe sur les intelligences artificielles, décrit l’expérimentation menée par une équipe de chercheurs de l’université d’Austin au Texas. Cette étude, intitulée “Apprendre à interpréter les ordres du langage naturel par le dialogue humain-robot”, avait pour but de créer un agent de discussion implémentable sur un robot traditionnel pour lui permettre de comprendre le langage de base. Pour les chercheurs, les dernières approches sur le sujet n’étaient pas satisfaisantes, puisque ne prenant pas en compte certaines variations linguistiques. L’agent de conversation conçu pour cette étude possède un système inédit.
Un combat 3.0 Quand deux intelligences se défient L’intelligence humaine est-elle devenue obsolète ? La victoire écrasante d’AlphaGo, l’intelligence artificielle (IA) développée par Google, sur Lee Sedol, l’un des meilleurs joueurs de go du monde, en cinq matchs par 4 victoires contre 1 soulève quantité de questions quant au rapport de l’homme face à l’IA. Pourquoi le jeu de go ? Tout d’abord, pourquoi la victoire de l’IA au jeu de go est-elle symbolique ? Tout vient de la subtilité du jeu. Mais alors comment les humains font-ils pour décider du coup à jouer ? Depuis 2 500 ans que les hommes jouent au go, de nombreuses pistes ont été explorées. Comment les chercheurs de Google ont-ils fait ? Pour développer AlphaGo, les chercheurs des laboratoires de Google se sont basés sur les réseaux neuronaux capables de faire de l’apprentissage profond. C’est ce processus automatique qui est à l’œuvre lorsque nous jouons au go. AlphaGo, une intelligence extra-humaine ? Oui et non. Un data centre de Google Commentaires
Avec la caméra Gravaa, c'est l'intelligence artificielle qui se charge du montage Lorsque l’on parle de caméra, l’un des premiers mots qui vient à l’esprit est « GoPro » depuis quelques années, à l’avenir cela sera peut-être « Graava » ! Graava est le nom d’une toute nouvelle caméra, qui permet de faciliter le travail du montage des vidéos. Cette caméra intelligente réalise elle-même une importante partie du travail d’édition de vidéos souvenirs, en quelques minutes, là où normalement il faudrait y passer des heures. Graava la caméra qui réalise elle-même le montage de vos vidéos Les concepteurs de la caméra Graava explique : « Produire une vidéo d’une minute prend une heure. ». C’est précisément en s’attaquant à ce problème que Graava souhaite faire une vraie différence sur le marché des caméras. Le constructeur explique que contrairement à certaines caméras qui proposent elles aussi des fonctions d’édition intelligentes, comme la TomTom Bandit par exemple, l’assemblage des fichiers est totalement décentralisé. Quelques caractéristiques techniques de la caméra Graava
Pourquoi Google a conçu un « bouton rouge » pour désactiver des intelligences artificielles Des chercheurs de Google DeepMind Oxford ont prévu une manière de désactiver un programme d’IA, sans que celui-ci ne réussisse à la contourner. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Morgane Tual Une intelligence artificielle (IA) est-elle capable d’empêcher un humain de la désactiver ? Les deux chercheurs s’intéressent au cas de ces « agents » capables d’apprendre, qui fonctionnent avec un système de « récompenses », qui les pousse à atteindre un but. « Il peut être nécessaire pour un opérateur humain d’appuyer sur le gros bouton rouge pour empêcher l’agent de poursuivre une séquence d’actions – dangereuse pour lui ou son environnement. (…) Néanmoins, si l’agent apprenant s’attend à recevoir une récompense à l’issue de cette séquence, il pourrait apprendre sur le long terme à éviter de telles interruptions, par exemple en désactivant le bouton rouge. » Lire le décryptage : L’intelligence artificielle, une élève de plus en plus douée « Réfléchir à un certain futur » Ethique et communication
De quoi parlent deux intelligences artificielles (IA) qui discutent ? Le marché de la maison connectée a le vent en poupe. Et les assistants vocaux qui ambitionnent de jouer les chefs d'orchestre au sein d'une installation domotique se multiplient. L'un des derniers en date, commercialisé depuis la toute fin de l'année 2016 aux États-Unis par le géant Google se nomme Google Home. Tout comme son concurrent Alexa (Amazon), cet assistant réagit lorsque l'on l'interpelle et s'efforce de répondre au mieux aux demandes : piloter les équipements connectés de la maison, effectuer une recherche sur Internet, consulter des données météo... Ce genre d'appareil a été conçu pour une interaction avec un humain. Mais que se passe-t-il lorsque deux de ces appareils sont invités à interagir l'un avec l'autre ? Comme on peut le constater, les échanges entre les deux appareils, sont hilarants. CLEVERBOT.
Ceatec: les robots dont l'intelligence est dans les nuages - 04/10/2016 - ladepeche.fr Mini Kirobo, RoboHon, Lin-Chan, Robopin: le salon de l'électronique japonais Ceatec est cette année peuplé de mini-créatures appelées robots même si parfois elles s'apparentent plus à des figurines animées dont l'intelligence est ailleurs, dans un nuage informatique ou le cerveau humain. "Lin-Chan (prénom d'un robot assistant de Sharp) est capable par exemple d'allumer l'air conditionné si on lui dit qu'on a trop chaud ou bien de nous glisser des mots apaisants si on lui dit qu'on est fatigué", explique un de ses concepteurs, Masaki Takeuchi. Lin-chan se souvient en outre du prénom de chacun. Mais en fait, "tout repose sur les services contenus sur des serveurs distants (cloud computing, informatique en nuage) qui eux ont des fonctions d'intelligence artificielle", précise le chercheur. Toyota le reconnaît aussi d'emblée, son petit personnage Mini Kirobo, inspiré de son aîné Kirobo envoyé dans l'espace, n'est pas intelligent. L'AI parfaite, encore loin