
Gaz de schiste: redressement d'un mirage Un rapport mis en ligne le 7 avril par le Le Figaro évalue les gains que l'on pourrait attendre de l'exploitation du gaz de schiste en France : ce document y voit une chance de relance pour l'économie française, ainsi qu'une opportunité de réduire la facture énergétique de la France en substituant une production domestique à nos importations gazières. Les impacts macroéconomiques estimés seraient très importants : dans le scénario « probable », plus de 200 000 emplois seraient ainsi créés, pour 1,7 point de PIB additionnel en moyenne sur une période de 30 ans. Quelles hypothèses? La magnitude de ces chiffres découle directement des hypothèses retenues, en particulier géologiques. Le coût de production et les volumes qui peuvent être extraits d'un gisement de gaz de schiste dépendent de ses caractéristiques physiques (profondeur, perméabilité et ductilité de la roche, etc.). Une valeur de 15 milliards d'euros et non de 224 milliards... Éviter les scénarios trop optimistes
Les milliards que vont nous couter les ratages actuels... L'étrange résurgence d'un rapport sur le gaz de schiste en France Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Pierre Le Hir En tournant le dos au gaz de schiste, la France se serait privée d'une rente comprise entre 103 et 294 milliards d'euros sur trente ans, ainsi que de 120 000 à 225 000 emplois sur la même période, soit 1,5 à 2 points de chômage en moins. C'est ce qui ressort d'un rapport commandé en 2012 par Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, finalisé début 2014 mais jamais publié. En janvier 2014, déjà, Le Canard enchaîné avait révélé l'existence de ce rapport. Seule certitude : il resurgit dans un contexte où les industriels du secteur s'activent pour rouvrir le dossier des hydrocarbures non conventionnels en France. Une fausse alternative à la fracturation hydraulique La seule technique aujourd'hui disponible pour extraire les huiles et gaz de schiste de la roche-mère – la roche profonde (entre 1 500 et 3 000 mètres) et compacte où ils sont confinés – est la fracturation hydraulique. Le rapport commandé par M.
Le monde entier nous prouve que les EnR massives et... Pourquoi les Etats-Unis vont gagner la guerre des prix du pétrole En maintenant sa production, l'Arabie Saoudite, qui a besoin d'un prix de 70dollars le baril pour équilibrer son budget, pourrait avoir fait un mauvais calcul.En quelques mois, les Etats-Unis ont repris la main sur le marché mondial du pétrole,auparavant piloté par l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et l'ArabieSaoudite. Ce bouleversement, amené par le boom des gaz et pétrole de schiste (les Etats-Unis ont extrait 8,5 millions de barils de brut par jour l'année dernière, contre 5 millions cinq ans plus tôt), a été précipité au printemps 2014 par la progression d'ISIS (Etat islamique en Irak et au Levant) en Irak. A l'époque, on s'attendait à une flambée des prix, d'autant plus que la Syrie, la Libye et l'Iran connaissaient aussi des problèmes de production ou d'accès au marché. Mais la disparition de toute prime de risque géopolitique, la bonne tenue des exportations irakiennes et le retour de la production libyenne ont maintenu le marché en équilibre.
Les énergies renouvelables incontournables en Allemagne... mais en France ? » Miscellanées du mercredi (Delamarche, Sapir, Béchade) I. Olivier Delamarche Un grand classique : La minute d’Olivier Delamarche : Baisse du pétrole, il faut relativiser son impact! – 12/01 Olivier Delamarche VS Pascale Auclair (1/2): L’amélioration du marché de l’emploi est-elle porteuse de croissance ? – 12/01 Olivier Delamarche VS Pascale Auclair (2/2): Bourse: faut-il miser sur l’Europe ou sur les Etats-Unis ? II. La minute de Philippe Béchade : Les chiffres et leur magie se jouent des marchés – 07/01 Philippe Béchade VS Stanislas De Bailliencourt (1/2): PIB: La France va perdre sa cinquième place au profit du Royaume-Uni – 07/01 Philippe Béchade VS Stanislas De Bailliencourt (2/2): La chute des cours du pétrole pourrait-elle troubler la politique monétaire de la Fed ? La minute de Philippe Béchade : La Russie à la recherche de 240 milliards ? Philippe Béchade VS Bernard Aybran (1/2): La stratégie de QE de la BCE sera-t-elle efficace pour l’économie ? Bilan Hebdo: Éric Lewin et Jean-Louis Cussac – 16/01 III.
Le solaire et l'éolien incontournables dans la production d'électricité RTE, la filiale d'EDF en charge des lignes haute tension, tire les premiers enseignements de l'hiver électrique. Cette année, l'éolien et le solaire ont assuré à eux deux 5% de la livraison d'électricité en France. «Un hiver à la fois atypique et contrasté.» Voilà comment Hervé Mignon, directeur de l'Economie et de la Prospective chez Réseau de transport d'électricité (RTE), résume pour son secteur les quatre mois qui viennent de s'écouler (de novembre à février). Toujours très vigilant sur les pics de consommation - qui peuvent mettre sous tension le système électrique -, RTE a enregistré cet hiver son maximum le 6 février à 19 heures, avec 91.600 mégawatts (MW). En marge des pics de consommation, l'examen par filières de production montre que les énergies renouvelables font désormais partie intégrante du paysage. Enfin les données publiées par RTE constituent un excellent indicateur de l'état de l'économie en France.
Schiste: éclatement de la bulle La réduction du nombre des installations de forage consacrées au pétrole de schiste s’accélère depuis le début de l’année. Les installations de forage à l’horizontal ont représenté plus de la moitié de la baisse enregistrée dans la première semaine de 2015. En fait, on peut s’attendre à une réduction de plus 30% du nombre d’installations de forage aux États-Unis dans les 10 prochaines semaines. Cette baisse affecte tous les bassins d’extraction. Dans celui du Texas et du Nouveau Mexique, où sont situés un tiers des installations (502 pour un total au 31 décembre 2014 de 1482), la chute la première semaine de 2015 a été de 28 installations soit 5,6% du total. Le phénomène est massif et se retrouve sur les divers bassins. Les conséquences pour la production américaine et les prix Pour l’heure la production continue d’augmenter aux États-Unis. Pour résumer, la baisse du prix devrait se poursuivre jusqu’en mars, voire avril. Perdants et gagnants La situation de la Russie Tableau 1 Jacques Sapir
Pétrole : les raisons de la chute continue des prix Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jean-Michel Bezat Cinquante dollars ! Il y a six mois, quel analyste aurait parié sur une dégringolade aussi brutale ? Le cours du pétrole s'effondre depuis six mois Cours du contrat de light sweet crude en dollars à New York Certains opérateurs n’hésitent plus à envisager des cours tombant à 40 dollars, le niveau atteint dans les semaines qui suivirent la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008. Tout se conjugue pour maintenir la pression à la baisse. Voir : Trois graphiques pour comprendre la baisse des cours du pétrole Records de production en Russie et en Irak Alors que l’Arabie saoudite confirme sa volonté de maintenir inchangé ses volumes de pompage, contribuant ainsi à tirer les prix à la baisse, d’autres pays affichent aussi des niveaux de production très élevés. C’est le cas de la Russie où, en décembre, la production a atteint un record inégalé depuis la chute de l’URSS en 1991, selon des analystes.
Facebook Energies renouvelables : qui investit le plus? Chine, Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni.... C'est le quarté de tête des investisseurs mondiaux en énergies renouvelables. A elle seule, la Chine investit près de 30% du renouvelable des pays du G20. Pour lire le rapport complet en anglais : c’est ICI
De la chute du pétrole pourrait jaillir le prochain krach, selon certains opérateurs, Analyses & opinions La chute des cours du pétrole pourrait bien provoquer le prochain krach boursier, s’inquiètent des opérateurs de marché, abasourdis par la dégringolade de 45% du prix du baril de brut en six mois, passé sous 61 dollars pour le Brent (référence de la Mer du Nord) et sous 58 dollars pour le WTI (brut léger américain), au plus bas depuis cinq ans et demi. « Pour le moment, ce n’est qu’une simple correction emmenée par la chute des actions des compagnies pétrolières, mais ça pourrait bien vite se transformer en krach », craint un trader suisse. Un krach qui trouverait son origine dans la faiblesse des taux, l’abondance de liquidités et un ratio risque/récompense progressivement de moins en moins attractif sur les actions. Les hedge funds ont largement contribué au financement de la frénésie de forage dans le pétrole de schiste qui agite les Etats-Unis depuis cinq ans. L’énergie, poids lourd du « high yield » Crédits photo : Bloomberg Le rendement du taux à 10 ans américain proche de 2%
Déjà la fin du pétrole de schiste ? Marianne: Pourquoi le prix du pétrole chute-t-il depuis plusieurs mois ? Thomas Porcher: La chute que l’on constate depuis maintenant un an est due à trois éléments. Le premier, et le plus important, est la montée en puissance de la production pétrolière américaine, notamment avec les pétroles de schiste. Aujourd’hui, le prix du pétrole est tombé à son plus pas niveau depuis 2009… Au premier semestre 2015, nous avons vu le prix du baril de pétrole osciller entre 50 et presque 70 dollars. Peut-on imaginer que la reprise des échanges commerciaux avec l’Iran contribue à la production excédentaire de pétrole ? La plupart des majors (Rexxon, Total…) ont fait des bénéfices énormes entre 2004 et 2014, parce que le prix du baril était très élevé. Si il y a moins de bénéfices, et donc moins d’investissements, peut-on imaginer une baisse de l’offre ? 20 idées reçues sur l'énergie, T.