
Le Web Camus Eluard. Les Nécessités de la vie, 1921 Les fleurs Mes yeux et la fatigue doivent avoir la couleur de mes mains. Quelle grimace au soleil, mère Confiance, pour n'obtenir que la pluie. Je t'assure qu'il y a aussi clair que cette histoire d'amour: si je meurs, je ne te connais plus. Fêtes La Valse est jolie, Les grands élans du coeur aussi, Rues, Une roue valsait éperdument. Des roues, des robes, des chapeaux, des roses. Air noir La ville cousue de fil blanc, Les toits portants cheminées, Le ciel parallèle aux rues, Les rues, La fumée sur les trottoirs, TROUVAILLE. Vieillir Ombre de neige, Coeur blanc, sang pauvre, coeur d'enfant.
Didier van Cauwelaert e-gide René Fregni - La passion de l'écriture au fil des mots Marcel Proust | BnF Essentiels « Longtemps je me suis couché de bonne heure » : cet incipit est dans toutes les mémoires. Et pourtant… Marcel Proust, en faisant courir son roman fleuve À la recherche du temps perdu sur pas moins de sept tomes a lancé aux lecteurs un véritable défi littéraire. La tâche ne fût pas aisée pour cet écrivain de l’entre-deux siècles ! L’itinéraire proustien, c’est une vie entière consacrée au désir d’écrire, indissociable de l’angoisse de ne pas réussir à s’atteler à ce projet romanesque, de ne pas le mener à son terme. La maladie, la guerre, le refus des éditeurs, seront autant d’embûches sur le chemin de Marcel Proust qui brûle de décrire l’âme humaine telle qu'elle est. L’amour, la jalousie, les artifices du gotha, la peinture, les contes… autant de passions qui traversent l'œuvre, nous donnant à voir la magie d’un changement d’époque, l’apparition d'inventions techniques. En 1913, c’est la victoire ! Le fleuve ne tarit pas au mot FIN.
Julien Gracq | BnF Essentiels « Le dernier des classiques » a-t-on souvent dit de Julien Gracq. Son œuvre romanesque et critique, écrite dans une langue somptueuse, illustre une conception exigeante de la littérature. À l’écart des modes, affranchi des prescriptions de l'opinion et rétif à tout enrôlement idéologique, Gracq n’a jamais admis pour son art que trois impératifs : la liberté, la qualité, l’intégrité. C’est au nom de cette exigence qu’en 1951 il refuse le prix Goncourt qui lui était décerné pour Le Rivage des Syrtes. Que Julien Gracq cultive sa liberté ne signifie pas qu’il se croie exempt de dépendance ou de dettes. Il écrit en lisant et expose sans fausse honte le terreau littéraire sur lesquels poussent ses œuvres.
Femmes à l'Académie française La présence de femmes à l'Académie française est récente. L'Académie, fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu ne voit entrer une femme dans ses murs qu'en 1980, avec l'écrivaine Marguerite Yourcenar[1]. Si pendant ces 345 années, divers motifs politiques, moraux, religieux et sociétaux ont été invoqués pour en interdire l'accès aux femmes, plusieurs candidatures ont néanmoins été proposées au cours des décennies précédentes. Onze femmes ont, depuis 1980, été élues académiciennes ; cinq y siègent actuellement. Sous l'Ancien Régime, les femmes ne peuvent entrer dans des assemblées élues que si le règlement les y autorise (certaines assemblées permettent leur présence[N 1]). Jean de La Bruyère, académicien depuis 1693, serait le premier à évoquer l'acceptation d'une candidature féminine au sein de la Compagnie. Jean le Rond d'Alembert, académicien depuis 1754, propose en 1760, afin de promouvoir la candidature de Julie de Lespinasse, de réserver 4 des 40 sièges aux femmes[3].