
Yves Jeanneret, Penser la trivialité. Volume 1 : La vie triviale des êtres culturels 1Le titre de cet ouvrage indique le projet d’Yves Jeanneret, mûri depuis des années, de faire une « somme » autour de la circulation, dans la société, de ce qu’il nomme des êtres culturels, c’est à dire les idées et les objets – « nos savoirs, nos valeurs morales, nos catégories politiques, nos expériences esthétiques » – qui ne peuvent se transmettre, dans leur « cheminement à travers les carrefours de la vie sociale », sans se métamorphoser, sans produire du nouveau, sans se charger de valeur. C’est ce phénomène qu’Yves Jeanneret nomme « trivialité », terme entendu sans la valeur péjorative qui lui est habituellement attribuée. Dans mot de « trivialité », il faut entendre la transmission, la traduction, l’interprétation, la tradition, mais aussi et surtout davantage que la somme de ces idées. Les objets deviennent culturels du fait même de leur circulation créative.
« Qu’est-ce qu’un architecte de l’information ? » Que recouvre aujourd’hui l’expression « architecte de l’information » ? Quelles sont les différentes compétences associées à cette fonction ? Quelle place pour l’architecte de l’information dans les entreprises, par rapport à des métiers identifiés tels que l’ingénieur SI, le web designer… ? C’est à toutes ces questions que le colloque du 31 janvier 2012 1, organisé conjointement par l’INTD 2 et le Cnam au Conservatoire national des arts et métiers, a tenté d’apporter des réponses. Un concept « ancien » qui connaît un regain d’intérêt Ghislaine Chartron (professeur INTD-Cnam) et Évelyne Broudoux (MCF Cnam-Dicen) 3 ont rappelé que l’introduction, dès 1976, du concept d’architecte de l’information était due au designer Richard Saul Wurman. Une fonction qui semble difficile à circonscrire Le rapport étroit entre design informationnel et architecture de l’information a été souligné par Luc Dall’Armellina, professeur à l’École supérieure d’art et de design de Valence-Grenoble et à Paris 8.
Les origines des sciences de l’information et de la communication Le groupe de travail de la Société française des sciences de l’information et de la communication (SFSIC), dirigé par Robert Boure, propose un travail collectif de chercheurs universitaires lancés à la recherche des origines (années 1970-1980) « d’une discipline récente » : les sciences de l’information et de la communication (SIC). Dans sa présentation au titre explicite, Le droit au passé (pages 9 à 15), R. Boure précise les axes du projet éditorial défini collectivement par les auteurs. Les origines des sciences de l’information et de la communication font ainsi l’objet de six contributions, l’ensemble étant qualifié comme une « première production, originale dans notre champ » par Robert Boure qui ouvre le débat avec l’interrogation « Quelle histoire pour les sciences de l’information et de la communication ? Les SIC n’ayant pas encore d’histoire officielle, l’auteur s’interroge sur les libertés ainsi données. L’émergence des sciences de la communication à l’université
Le concept de « document numérique » "pieds nus" ». La direction se marque sur le sable, et le contexte//empreinte + position + direction// constitue un texte qui signifie : « Un homme aux pieds nus est passé par là. » 4, il fait l'impasse sur le fait que Vendredi n'a écrit aucun texte, et que Robinson n'en « écrit » un que parce qu'il utilise une série d'infé- rences qui mobilisent des connaissances antérieures. L'empreinte aurait-elle neuf doigts, ce texte ne pourrait pas être écrit aussi sûrement, car le mot pour nommer une telle créature n'existe pas dans le vocabulaire de Robinson. La difficulté est d'autant plus grande que ces objets se présentent également dans une logique d'emboîtement, tels des poupées russes. 4. communication & langages - n° 140 - Juin 2004
L'Information-Documentation en dix tableaux : Ce qui est réellement enseigné par les professeurs documentalistes Pourquoi faut-il revenir sur l'Information-Documentation ? Depuis l'introduction de l'éducation aux médias et à l'information (EMI) dans la loi d'orientation et de programmation de 2013, les professeurs documentalistes se trouvent confrontés à une situation inédite et pour le moins paradoxale. Alors que l'institutionnalisation des contenus d'enseignement de l'EMI (2015) aurait dû faire nettement apparaître le riche arrière plan épistémologique de l'Information-Documentation, entraînant la légitimation de cette matière et sa reconnaissance, tout en distinguant le professeur documentaliste qui en est à l'origine, il apparaît au contraire que la matière info-documentaire est ignorée et que les acteurs légitimes sont dessaisis de cet enseignement. La méthode : partir des pratiques didactiques des professeurs documentalistes La principale originalité de cette nouvelle proposition réside dans la méthode utilisée. L'analyse de 462 fiches de préparation de séances Des notions à plusieurs facettes
L'art de la télévision: Histoire et esthétique de la dramatique télévisée ... - Gilles Delavaud Les propriétés de l’écriture numérique (carte heuristique) | Portfolio : Lecture / Culture numérique Les trois niveaux de l’écriture numérique (1 : celui du CODE binaire, 2 : celui des FORMATS informatiques, 3 : celui des formes sémiotiques perceptibles et interprétables (texte, image, son , vidéo..) source du schéma : équipe PRECIP Le projet PRECIP est un projet financé par la Région Picardie (nov. 2009 – juin 2014) sur l’enseignement de l’écriture numérique dont l’objectif est d’analyser et d’accompagner le développement et la maîtrise des pratiques d’écriture numérique (multimédia, interactive, collaborative). Ce projet est porté par l’Université de technologie de Compiègne. Cliquer sur la carte heuristique qui modélise les propriétés de l’écriture numérique dans le projet Precip (clic sur les noms des branches puis des sous-branches jusqu’au niveau 3) WordPress: J'aime chargement…
Les notions essentielles de l’Information-Documentation Quelles sont les notions « essentielles » de l'Information-Documentation ? Cette question est souvent posée par les professeurs documentalistes pour qui le temps d'enseignement est compté et qui doivent opérer des choix difficiles dans l'étendue de leur programme. Connaître ces notions essentielles leur permettrait de cibler le « noyau dur » de la discipline, de faire le tri entre le nécessaire à acquérir et le secondaire. Le didacticien Michel Develay (1992) a proposé le terme de « concept intégrateur » pour désigner ces notions qui, « à la manière des poupées gigognes, emboîtent les poupées plus petites et constituent en quelque sorte les principes organisateurs, au niveau notionnel, d'une discipline enseignée ». Les concepts intégrateurs d'une discipline constituent, ajoute-t-il, sa trame organisatrice, laquelle permet de la structurer et de la mettre en cohérence.
INFORMATION-COMMUNICATION : QUESTIONS D’ETHIQUE EN RÉGIME NUMÉRIQUE - Sciencesconf.org I2D - Information, données & documents Tout savoir sur le management de l'information et les pratiques numériques... L'ADBS explore, avec un regard souvent pionnier, les sujets qui font débat en information-documentation. Un numéro centré sur un dossier sur un sujet de fond, abordé selon de multiples approches et coordonné par un expert reconnu de la question, et des articles sur le droit de l'information, l'évolution des métiers et des méthodes. Associer la recherche et la pratique. Une seconde vie. Dominique Cardon, La démocratie Internet. Promesses et limites 1Dans La démocratie Internet, Dominique Cardon réussit la prouesse de rédiger une synthèse claire, problématisée, pédagogique et, ce n'est pas la moindre de ses qualités, courte, sur une question majeure touchant Internet : sa dimension politique. L'intérêt principal de l'ouvrage de Dominique Cardon est sa cohérence et sa capacité à montrer que les éléments qui peuvent paraître éloignés entre eux et isolés constituent en réalité la trame d'une même histoire politique d'Internet. 2Ce livre s'adresse d'abord à un lectorat non initié et non convaincu, curieux de comprendre et d'agir dans une société évoluant rapidement, mais ne disposant pas de clés suffisantes pour se forger une opinion sur les questions politiques que pose Internet. En effet, le lecteur est d'abord exposé au bruit médiatique dominant, largement webophobe, abusant des anecdotes rapides et des postures craintives, des approximations et des jugements à l'emporte-pièce.
BBF Louise Merzeau : "Il n'y a pas de mémoire sans une pensée de l'oubli" Vous travaillez sur la question de la mémoire et des traces. En quoi le numérique a-t-il marqué une mutation dans ce domaine ? Je qualifie volontiers cette mutation de tournant anthropologique. En effet, si jusqu'à l'avènement du numérique, la lutte contre l'oubli nécessitait un véritable déploiement d'énergie, de moyens et d'innovations technologiques, le numérique a introduit une rupture, voire une inversion de ce processus : les systèmes de communication, de production, d'inscription et de partage via les réseaux ou les supports numériques ont engendré une traçabilité automatique, condition de nos activités et donc préalable à toute véritable intention de "faire trace". Par exemple, le simple fait de consulter un site internet laisse une trace numérique bien que nous ne soyons alors pas dans une démarche "d'expression". Il y aurait donc aujourd'hui une inversion dans l'équilibre entre mémoire et oubli ? Il faudrait donc repenser l'oubli ? Tout à fait. Et dans un second temps ?
Figoblog | Un blog sur Internet, la bibliothéconomie et la confiture de figues