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Comment le sexisme s'est solidement ancré dans la médecine française

Comment le sexisme s'est solidement ancré dans la médecine française
Temps de lecture: 15 min MISE À JOUR: Le 8 avril 2016, une question de QCM à un examen blanc de médecine, repérée par Slate, a donné lieu à des réprobations publiques des ministres de l'Éducation et de la Santé, mettant une nouvelle fois en lumière le sexisme latent touchant au monde médical. Un an plus tôt, nous réalisions une longue enquête sur le sujet que voici. Qui aurait pu imaginer qu’une peinture représentant Flash, Superman, Batman et Superwoman en plein ébats sexuels avec Wonder Woman provoquerait un jour une polémique nationale? L'oeuvre en question avait tout juste été agrémentée de bulles suggestives, pouvant laisser penser à un viol de la ministre de la Santé –ou du moins à un viol tout court– l’objet introduit dans le vagin de Wonderwoman n’étant rien de moins que la mal-aimée loi de Santé, loi qui a provoqué la grève des médecins au mois de décembre dernier et vient de causer celles des internes. La médecine serait-elle sexiste? Sexisme ordinaire Un enfant? Related:  A lire/classerSexismeclitosophie

Égalitariste - Journal Le toucher vaginal sur patientes anesthésiées — Témoignages des madmoiZelles en médecine - Madmoizelle Suite à la rumeur selon laquelle le toucher vaginal serait pratiqué sur des patientes anesthésiées sans leur consentement, des madmoiZelles étudiantes sage-femmes, infirmières ou en médecine nous ont apporté leurs témoignages sur ces pratiques. Publié initialement le 5 février 2015 Cet article a été rédigé à quatre mains avec Clémence Bodoc. Les touchers vaginaux en centres hospitaliers universitaires : un acte médical encadré Camille a 25 ans et elle est en sixième année d’études de médecine. « J’ai fait de nombreux stages en chirurgie au cours de ma formation : en chirurgie gynécologique, chirurgie viscérale et thoracique et en chirurgie pédiatrique. MC, étudiante en quatrième année de médecine, a redoublé sa deuxième année et en a profité pour la consacrer à des stages : elle a donc été dans beaucoup de blocs cette année-là, et est passée dans de nombreux services différents, de la chirurgie cardiaque à l’urologie. Delphine, 22 ans et en quatrième année de médecine, est d’accord :

Brigitte Grésy : "Il faut appeler le sexisme par son nom" Haute-fonctionnaire, Secrétaire Générale du Conseil Supérieur de l’Egalité professionnelle et membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et Hommes, Brigitte Grésy remettait il y a quelques semaines à la Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes, Marisol Touraine et à la Secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, Pascale Boistard, un rapport complet sur le sexisme dans le monde du travail. Fruit d’un gros travail de recherche mené avec la juriste Marie Becker, impliquant notamment des universitaires, des acteurs et actrices du monde de l’entreprise, des partenaires sociaux et du milieu associatif, ce rapport est le plus riche qui ait jamais été produit sur le sujet. Brigitte Grésy (intervenante à EVE) nous a accordé un entretien exclusif au sujet de ce rapport. Eve le blog : Bonjour Brigitte. B. Brigitte Grésy : Il y a, en France, une sorte de malaise autour du mot “sexisme”. Donc, oui, l’analogie racisme/sexisme est juste.

Raconte-moi une histoire non-sexiste Temps de lecture: 8 min Des héros forts qui ne pleurent jamais, des filles pas souvent héroïnes qui se retrouvent à materner les garçons rentrés de la chasse au dragon, de la poupée rose à foison contre des voitures bleues... Les stéréotypes sexistes fourmillent dans les albums jeunesse, renvoyant plus ou moins implicitement des messages sur le rôle et la place à tenir dans la société des garçons et des filles, des hommes et des femmes. Ce n’est pas nouveau et on sait l’urgence de s’attaquer dès la petite enfance aux stéréotypes tant leur impact commence dès le plus jeune âge. Ce que l'on sait moins, c’est que la loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites aux femmes prévoit notamment «une information consacrée à l'égalité entre les hommes et les femmes, à la lutte contre les préjugés sexistes» et ce «à tous les stades de la scolarité». Pour pouvoir informer les enfants sur ces préjugés, il faut commencer par les débusquer, ce qui n'est pas toujours évident. Quand Lulu sera grande

Period pain can be “almost as bad as a heart attack.” Why aren’t we researching how to treat it? It’s time to talk about period pain. Every month, every woman you know who’s pre-menopause and post-puberty bleeds from their vagina. Periods are one of the most basic facts of life. Any squeamishness around the subject is both ridiculous and harmful, because too many women are suffering in silence, grimacing through the agony they experience with their periods. That’s right—agony. Frank Tu, director of gynecological pain at NorthShore University HealthSystem, tells Quartz some physicians are taught that ibuprofen “should be good enough.” Over the past two years, my period pain has become as severe as a slipped disc. Before I had my MRI scans, I told my primary care doctor that the pain seemed to be triggered by my period. It turns out that taking the pill continually doesn’t completely stop periods, or the accompanying pain. For now, without official diagnosis, my monthly pain is something of a mystery. The medical conditions linked to period pain Legro’s experience is instructive.

« Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique » Enseignant-chercheur, je ne publie plus que vraiment très occasionnellement dans des revues scientifiques. Et ce pour plusieurs raisons. Monde de dingue D’abord le modèle économique de l’oligopole (voire du quasi monopole dans le cas des SHS), qui gère aujourd’hui la diffusion des connaissances au travers de revues, est celui d’une prédation atteignant des niveaux de cynisme (et de rente) de plus en plus hallucinants. A tel point que de plus en plus d’universités préfèrent carrément renoncer à l’ensemble de leurs abonnements chez Springer ou Elsevier. Montage déononçant Elsevier Cette situation est hallucinante et ubuesque : Merci, votre inscription a bien été prise en compte. Hallucinante tant les tarifs d’Elsevier (ou de Springer) et les modalités d’accès proposées relèvent du grand banditisme et de l’extorsion de fonds.Ubuesque car nous sommes dans une situation où des universités doivent renoncer, j’ai bien dit renoncer, à accéder à des revues scientifiques. Making of Qui a écrit :

OLF face aux "médecins pigeons" : la liberté de critique, c'est aussi de la liberté d'expression (et ça a un prix) - Ladies & gentlemen Sur la fresque de la salle de garde de l'hôpital de Clermont, je n'ai pas écrit jusqu'ici. Parce que d'autres, dont notamment Martin Winckler, sur le blog de l'école des soignants, l'avaient fait mieux que je n'aurais su le faire, parce que j'avais trouvé de la contradiction utile dans des articles divers évoquant tour à tour autant de sujets intéressants et/ou importants que la culture carabine, les traditions souvent édifiantes et parfois scabreuses de peinture murale, le besoin de "décompression" et d'exultation cathartique de celles et ceux qui traitent heure par heure avec la maladie et la mort (pas seulement médecins d'ailleurs, mais aussi infirmier-es, aides-soignant-es qu'on n'entend pas ici, et de façon générale très rarement...), le sens et les interprétations du serment d'Hippocrate, la portée sur le réel des images et des messages... Et bien sûr, la liberté d'expression. Ce qui me décide justement, aujourd'hui, à m'emparer de l'affaire à ma façon, c'est ce qui l'a suivie.

Une étude prouve qu'Hollywood ne veut vraiment pas laisser la parole aux femmes CINÉMA - Les enquêtes se suivent et se ressemblent: Hollywood est sexiste. Ce n'est pas une surprise, l'espace réservé aux femmes dans les films américains est nettement plus réduit que celui alloué à leurs homologues masculins. Aujourd'hui, nous en avons la preuve. Non content d'offrir aux actrices un salaire inférieur à celui des hommes, ou de les faire jouer plus souvent dénudées, les producteurs hollywoodiens réduisent drastiquement le nombre de répliques qu'elles ont à prononcer en même temps que leur âge avance. C'est ce que montre la nouvelle enquête publiée par le site d'information spécialisé Polygraph, et reprise par le Huffington Post américain, portant sur quelque 2000 scénarios. "Les résultats sont dégoûtants", dénonce Matt Daniels au Huffington Post américain. Dans les dessins animés Disney, les hommes parlent plus que les femmes Dans 22 des 30 dessins animés étudiés, les répliques sont majoritairement masculines. Plus les femmes vieillissent, moins elles parlent

Dis maman, c’est quoi des préjugés sexistes ? - Clara Morgane répond... Le sexisme ordinaire constitué de petites phrases anodines, de regards, de silences dans le meilleur des cas, cautionné par notre société, est partout. Harcèlement de rue ou sur les réseaux sociaux, slut-shaming et discrimination au travail, la vie des Françaises n’est pas toujours une partie de plaisir. Oui, il ne faut pas être trop belle ou bien trop moche, trop grosse ou bien trop maigre, trop libérée ou trop coincée. Alors comment préparer nos petites filles à ces attentes sociales improbables et les élever dans un tel climat ? C’est la question que je me suis posée. Sois belle et tais-toi. Si tu n’es pas belle ma fille, ta vie ne sera donc pas plus simple puisque tu seras quoi que tu fasses, soumise aux critiques et jugements des autres, surtout à l’heure des réseaux sociaux puisque le moindre idiot est devenu un média à lui tout seul. Sois mince ou ne soit pas ! Soit Salope, soit coincée ! Clara Morgane à sa fille.

Cinq astuces pour soulager les crampes menstruelles – Passion Menstrues (Source : Sarah Graley) Si les médicaments ne suffisent plus, ou si préférez vous en passer (par choix ou par obligation médicale), il existe quelques astuces pour soulager les crampes menstruelles (ou « monstruelles » hahahahahahahaha) (ça va, laissez-moi tranquille). Selon ce que vous avez à disposition et la situation dans laquelle vous vous trouvez, voici X trucs à tester pour vous rendre la vie un peu plus supportable. 1. La bouillotte Un peu dure à supporter quand il fait plus de 20 degrés dehors, mais le reste du temps, l’astuce de la bouillotte est assez inégalable. Si vous êtes en galère de bouillotte, remplissez une bouteille d’eau chaude et enroulez-là dans une petite serviette, ça fera l’affaire. 2. C’est la solution à tous les problèmes. Ça fera moins de ménage/lessive à faire, ils peuvent s’utiliser par-dessus les sous-vêtements, et c’est assez rare qu’on se retrouve avec du sang sur le clito, donc vous pouvez y aller sans crainte.C’est RAPIDE. 3. 4. 5. Nan, je déconne pas.

Culture: ne pas prendre les enfants pour des cons donne des résultats surprenants La muséographie, un jeu d'enfant? «À coup sûr, ils s'attendaient à des peluches, des nounours, des arcs-en-ciel. Mais ils verront une exposition sérieuse, parce que NOUS sommes sérieux.» Pendant six mois, Janek, 10 ans, et ses 68 camarades âgés de 6 à 14 ans ont planché sur l'exposition «Anything Goes» réunissant 300 œuvres. Développant (quasi) seuls scénographie, commissariat, audioguides et catalogue: «On a refusé les suggestions. C'est nous les commissaires, pas les adultes. Six segments couvrent les spécialités du musée: objets anciens et orientaux, artisanat, sculpture classique et contemporaine, photographie, dessins et estampes, pièces et médailles, vêtements et peintures. Parcours, énigmes, multimédias… Le titre laisse imaginer à tort un certain flou. «La pièce fantôme» réunit les œuvres les plus «effrayantes» du fonds, à grand renfort d'effets spéciaux et de sons lugubres Trésors et fantômes Mode, tables rondes et conférences

une-tribune-denonce-le-toucher-vaginal-sur-patientes-endormies_4571810_1651302 « Doit-on enseigner aux jeunes médecins le toucher vaginal ou rectal sur des patient-e-s endormi-e-s au bloc ? ». Une cinquantaine de médecins, journalistes et féministes ont publié vendredi 6 février une tribune contre des pratiques « faisant fi » du consentement des malades, et appelant les pouvoirs publics à réagir. « Pratique jusqu'alors largement niée », le toucher vaginal ou rectal sur des patient(e)s inconscient(e)s et non informé(e)s à des fins pédagogiques est « évoqué dans plusieurs blogs, par des témoignages de futurs médecins et même attesté par des documents », affirment les signataires. « Négation » des droits du malade, le toucher vaginal « effectué sans consentement pourrait même être assimilé, au sens pénal, à un acte de pénétration sexuelle commis sur la personne d'autrui par contrainte ou par surprise, c'est-à-dire un viol », poursuivent-ils. Des allégations fermement démenties par l'établissement dès mardi soir. Le Monde Ateliers Découvrir Le Monde.fr avec AFP

Comment les médias sociaux se sont retournés contre les femmes Catherine Buni (@ckbuni) et Sorarya Chemaly (@schemaly) du Women Media Center (@womenmediacntr), signent un passionnant article pour The Atlantic (@theatlantic) sur la violence contre les femmes dans les réseaux sociaux. Elles partent des difficultés qu’a rencontré l’islandaise Thorlaug Agustsdottir à faire supprimer des images et des commentaires insultant (comme : “vous avez juste besoin d’être violée”) par l’équipe de modération de Facebook, jusqu’à ce que Wired rende l’histoire publique. Des histoires d’intimidation, de harcèlement de femmes sur les sites sociaux, les deux auteurs en rapportent des dizaines pour illustrer la violence à l’oeuvre, tout en montrant que la pudibonde modération des plateformes demeure bien moins diligente à censurer ces propos qu’à faire disparaître les images de nus, comme celles des seins de femmes qui allaitent. En juin dernier, le think tank britannique Demos (@demos) a publié un rapport sur la misogynie sur Twitter. Hubert Guillaud

« S’exprimer de façon affirmée est particulièrement risqué pour les femmes » | Les Nouvelles NEWS Une femme trop sûre d’elle est perçue comme moins compétente et méritant un salaire moindre. Une nouvelle étude illustre les discriminations inconscientes que subissent les femmes en position de leadership . Une femme sûre d’elle, qui affirme son point de vue, est jugée plus durement que ses homologues masculins. Elle est perçue comme moins compétente et méritant un salaire moindre. « S’exprimer de façon affirmée, assurée, est particulièrement risqué pour les femmes. » Voici comment Joseph Grenny et David Maxfield, chercheurs en sciences sociales du cabinet VitalSmarts, dans l’Utah, résument l’étude qu’ils ont menée. Le comportement décidé de l’homme les conduit à minorer ses aptitudes supposées de 22% et son salaire de 6 500 dollars. Les auteurs de l’étude expliquent, dans une vidéo fort pédagogique, que cette perception biaisée reste la plupart du temps inconsciente. Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS : Dossier – ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE Tous les articles de la rubrique Point de vue

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