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La Hongrie en marche arriere

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La Hongrie en marche arrière (V. Tout ça me rappelle mon dernier voyage en tant qu’ingénieur, il y a 10 ans en Bulgarie. A l’époque, je gérais les achats des projets "à risques" : nouveaux, beaucoup de matériels, clients complexes/importants. J’avais été envoyé dans ce pays, accompagné de mon supérieur pour voir si on pouvait "faire du business" avec ce pays. Donc pendant une semaine, on a visité moult entreprises spécialisées dans l’usinage, l’hydraulique, la fonderie. ça a été terrible : entre les bloc industriels gigantesque mais vidés car pillés lors de la chute du bloc soviétique, la pauvreté des ouvriers alors que nous étions en costard-cravatte, leur regard car ils savaient que nous ne venions pas pour leurs beaux yeux. les quartiers tziganes avec 70 à 80% de chômage...

Tout ce qui intéressait mon chef : la chasse à l’ours possible, trouver une sainte icône, et surtout faire du fric. J’ai donné ma démission dans la semaine, c’était il y a10 ans, et je n’ai jamais pu retravaillé dans l’industrie... La Hongrie en marche arrière (IV. Dans le métro à Toronto un tzigane fait la manche. Compassion, agacement, indifférence, les passants passent, exactement comme à Paris, Munich ou Prague. Mais d’où vient le tzigane du métro de Toronto ? Peut-être de Gyöngyöspata, un village de Hongrie. Au printemps dernier, des milices d’extrêmes droites sont venues terroriser les Roms du village. Le gouvernement a laissé faire. Aujourd’hui le Maire, lui aussi d’extrême droite, nous parle du cannibalisme chez les Roms. Reportage Antoine Chao et Daniel Mermet.

Programmation musicale : Khamoro : "Lingara Csavargok" Site internet de Hu-Lala, site d’information sur la Hongrie. A voir : Le film de Béla Tarr Livre : "La tragédie hongroise - 1956", François Fejtő (Horay, 2006) Photo : Lizzie Sadin, pour le site internet de Paris Match, 4 février 2012. La Hongrie en marche arrière (III. Comme dans toute l’Europe centrale, les Roms de Hongrie sont les boucs émissaires du marasme économique et social. La discrimination raciale n’est pas nouvelle, mais aujourd’hui plus le pays s’enfonce plus la violence contre les Roms augmente. Avec pour slogan "Non aux parasites" le parti d’extrême-droite JOBBIK, a obtenu 16,7% (47 sièges) en 2010.

Aujourd’hui il est crédité de 25% d’opinions favorables. Stigmatiser les Roms c’est rentable électoralement, Messieurs Guéant et Sarkozy l’ont bien montré. Tout ça n’échappe pas au jovial Zoltan, Rom et chef d’une entreprise de concombre, pas plus qu’à ses amis du "Rock Tsigane R’nRoll". Reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao en Hongrie. Programmation musicale : Vojasa : "Phrala" Bela Lakatos : "O Bijav" Site internet de Hu-Lala, site d’information sur la Hongrie. A voir : Le film de Béla Tarr Livre : "La tragédie hongroise - 1956", François Fejtő (Horay, 2006) La Hongrie en marche arrière (II. Bonjour, Je vis en Hongrie, un amis francophone m’a recommandé votre émission et me demande ce que j’en pense. Je dois dire que je vois une certaine volonté d’être complet, mais je constate également et surtout, malgré vos efforts, beaucoup de manque d’Information et une volonté de faire tout de même un peu du "spectaculaire" avec le sujet !

À travers votre reportage, je ne reconnais pas souvent mon pays. Votre collègue traductrice a des traduction très grossières et bâclées, ce qui enlevé souvent des nuances importantes ! Je ne connais pas encore la suite de votre série, mais ce serait bien de se tourner vers les valeurs et la culture Hongroise ! Une culture très ancienne qui compte des trésors dans bien des domaines ! J’ai l’impression (et je vous laisse le bénéfice du doute) que vous voulez donner une image objective de la Hongrie, mais vos sources d’information sont déformées. Cordialement sm. La Hongrie en marche arrière. Aujourd’hui, départ pour la Hongrie. A Budapest on manifeste. " 56 les tanks ! 2012 les banques ! ". Qui compare ainsi l’entrée des tanks soviétiques dans Budapest en 1956 et la dictature des banques qui écrasent aujourd’hui le pays ? Non pas un mouvement altermondialiste, ni un NPA local, mais la foule qui manifeste en soutien au très droitier premier ministre Viktor Orban.

La crise de la dette et la faillite des dogmes néolibéraux profitent à la droite conservatrice dure mais aussi au Jobbik, un parti d’extrême droite ouvertement raciste. Bienvenue en Hongrie ! Un reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao. Programmation musicale : Ando Drom : "Kerem Chave" Bratch & Mitsou : "Rien dans les poches" LL Junior : "Tancolj" Site internet de Hu-Lala, site d’information sur la Hongrie.