Les Russes sur Taksim. Crédit photos : Alexeï Chitchkov J'ai suivi les événements en Turquie depuis le début : je lisais les reportages, je suis adhérent à tous les groupes Facebook en rapport avec le parc Gezi et avec Taksim. Il s'est avéré qu'il y existe un mouvement syndical et un mouvement de gauche, très puissants. Ces gens manifestent pour des idéaux qui me sont très proches. C'est chez nous que les libéraux manifestent, grosso modo, pour le bien contre le mal. En Turquie, les gens ont des demandes bien précises. Bien sûr, l'histoire des brigades internationales espagnoles pendant la Guerre civile m'est tout de suite venue à l'esprit. Je n'étais jamais allé en Turquie, mais c'était facile. Mais ce n'est arrivé qu'une fois. Pour la photo, il fallait y aller doucement. J'y suis resté six jours. Il y avait à peu près 200 000 manifestants à Taksim.
Un jour, nous nous promenons devant un poste de police. J'ai eu vraiment peur quand on a commencé à balancer des grenades. Turquie : Istanbul entre en "résistance mentale" Un brouhaha s'échappe des arbres du parc Abasa, dans le quartier populaire de Besiktas, à Istanbul. Ce n'est pas celui des familles pique-niquant sur l'herbe, ni celui des promeneurs venus quérir un peu d'air frais.
Non, ce sont des Stambouliotes participant à un forum de discussion. Une nouvelle forme de résistance est née ici. À la tombée de la nuit, l'on discute et l'on débat. Avant, c'était il y a deux mois. Place à la vox populi La révolte, elle, continue de gronder pacifiquement dans les parcs. Des violences domestiques au projet d'aéroport, en passant par le dynamisme de la jeunesse turque - salué par un homme dont les ans ne se comptent plus -, tous les sujets peuvent être abordés. La solidarité en marche À la lueur des lampadaires, la statue d'Ataturk, le fondateur de la République turque et défenseur de la laïcité, veille sur le débat.
Une démocratie que les militants défendent corps et âme face à un Erdogan qu'ils accusent de piétiner leurs droits. Istanbul: Un jugement remet en cause la suspension des travaux du parc Gezi. Cette décision va-t-elle relancer les manifestations à Istanbul? Un tribunal a annulé la suspension des travaux d'aménagement du parc Gezi, à l'origine de la fronde antigouvernementale qui a agité la Turquie en juin.
>> Pour comprendre "Comment la démolition d'un parc a pu provoquer autant de colère". Le tribunal administratif régional a annulé en appel ce lundi la décision prise le 31 mai par la 6e cour administrative d'Istanbul de suspendre les travaux dans l'attente d'un jugement sur le fond concernant l'autorisation donnée au projet par le Haut conseil de protection des biens culturels et naturels, a rapporté l'agence de presse Dogan. La reprise des travaux est cependant incertaine, une autre cour administrative stambouliote, la 1ère, ayant prononcé en juin dans une procédure séparée l'annulation du plan directeur du projet, au motif que la population locale n'avait pas été consultée.
Rappel des heurts politiques sur fond de combat écologique Avec. La Turquie n'en a pas fini avec le parc Gezi. Le tribunal administratif régional d'Istanbul a annulé ce lundi la suspension des travaux d'aménagement du parc Gezi. Le projet immobilier soutenu par le gouvernement de l'AKP reste d'actualité. La répression de la contestation aussi. L'annulation, ce lundi, par le tribunal administratif régional d'Istanbul de la suspension des travaux d'aménagement du parc Gezi, n'a pour l'heure pas provoqué de reprise des manifestations contre le gouvernement du premier ministre Erdogan, qu'Istanbul a connues en mai dernier. Car la relance du chantier reste incertaine. Maître Can Atalay, avocat du collectif d'opposants au projet d'aménagement, invoque ainsi un autre jugement: celui de la cour administrative stambouliote, la 1ère, qui avait prononcé en juin dans une procédure séparée l'annulation du plan directeur du projet, au motif que la population locale n'avait pas été consultée.
Grands travaux Le projet d'aménagement du parc Gezi demeure cependant bien d'actualité. Répression toujours. Turquie: nouveaux heurts entre police et manifestants à Istanbul. Les forces de l'ordre ont fait usage de canons à eau, de grenades lacrymogènes et de billes en plastique pour repousser les manifestants dans les ruelles du quartier de Beyoglu, qui jouxte la place Taksim. La police a dans un premier temps autorisé un rassemblement de plusieurs milliers de personnes protestant contre le gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, organisé devant le lycée francophone de Galatasaray, à plusieurs centaines de mètres de la place Taksim.
Elle est ensuite intervenue contre environ 500 manifestants qui tentaient de marcher en direction de la place. Journalistes pris aussi à partie Dans la rue Ayhan Isik, des commerçants excédés par des semaines de manifestations et de heurts avec la police ont pris à partie des journalistes, et des altercations ont eu lieu avec des manifestants, a constaté le photographe de l'AFP. Rappel des faits. #Taksim Square, Thursday night. Latest @Reuters photos: : nycjim. Turquie: Une Femen manifeste seins nus contre Erdogan dans un aéroport d'Istanbul. Une militante du groupe féministe Femen a manifesté vendredi seins nus dans un aéroport d'Istanbul pour dénoncer la répression des récentes manifestations antigouvernementales en Turquie, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Vêtue d'un mini-short et portant des talons hauts, la jeune femme, qui sortait d'un avion en provenance de la capitale Ankara, s'est dévêtue dans le hall d'arrivée de l'aéroport Sabiha Gökçen, sur la rive anatolienne d'Istanbul et a exhibé une pancarte en forme de billet d'avion marqué «Erdogan, Istanbul-Kaboul». Devant les usagers de l'aérogare, la militante, prénommée Sarah, a crié en anglais «Istanbul - Kaboul pour Erdogan, libérez la Turquie» pendant plusieurs minutes, avant d'être interpellée par deux policiers en civil et une de leurs collègues en uniforme.
Plus de 2,5 millions de personnes dans la rue Plus de 2,5 millions de personnes sont descendues dans la rue pendant les trois premières semaines de juin, selon des estimations de la police. Avec AFP. Turquie : des affrontements reprennent sur la place Taksim d'Istanbul. Par Francetv info Mis à jour le , publié le Partager La police turque a fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau, samedi 6 juillet, pour refouler plusieurs milliers de personnes qui se rendaient sur la place Taksim d'Istanbul, le bastion de la fronde contre le gouvernement Erdogan. Réunis à l'appel du collectif Solidarité Taksim, à l'origine de la contestation, les manifestants se sont heurtés à l'imposant dispositif de la police anti-émeute qui leur barrait les accès à la place.
"Nous revenons vers notre parc pour remettre en mains propres, à ceux qui ont interdit son accès à la population, la décision de justice qui annule le projet destiné à retirer son identité au parc Gezi, à le priver de ses usagers et à le bétonner", avait annoncé le collectif dans un communiqué. #Occupygezi en images ou les nouveaux héros de l’imaginaire turc | "Cinéma total" Le 31 mai 2013, le mouvement civique, baptisé #OccupyGezi a éclaté à Istanbul. Il s’est amplifié les jours qui ont suivi et a été à son apogée la nuit du samedi 15 au 16 juin 2013. Les indignés turcs expriment leur ras-le-bol contre les dérives autoritaires et les politiques du gouvernement d’AKP (Parti de la justice et du développement) qui visent à islamiser la société turque.
Les manifestations antigouvernementales se poursuivent toujours dans de nombreuses villes en Turquie. Le mouvement civique a ainsi gagné une dimension nationale et l’attitude provocatrice du Premier Ministre Erdoğan ne fait que susciter l’indignation des manifestants. Je ne vais pas revenir sur les incidents ni sur les discours du PM. ©Eren Aytug - NarPhotos // Place Taksim le 1er juin 2013 Cependant de nombreuses photos et vidéos, des caricatures, des messages ironiques circulent sur les réseaux sociaux (facebook et twitter). La femme en noir résiste au jet d'eau La femme en rouge face au gaz lacrymogène Carşı.