LORRAINE DE SAGAZAN. Lorraine de Sagazan est actrice de formation. Entre 2008 et 2014, elle joue dans de nombreuses productions et projets collectifs. Afin de se former à la mise en scène, elle part à Berlin en mai 2014 et assiste Thomas Ostermeier qui répète Le Mariage de Maria Braun de Rainer Werner Fassbinder pour le Festival d’Avignon. On lui propose alors de participer au Festival Fragments d’Été. Elle choisit de travailler sur une adaptation de Démons de Lars Noren. Le spectacle est créé à La Loge, puis au Théâtre de Belleville pour soixante dates à l’automne 2015. C’est à cette occasion que la Compagnie La Brèche est fondée.
Romeo Castellucci lui propose de poursuivre sa formation en assistant aux répétitions des quatre spectacles qu’il présente en 2015-2016 à Paris. En juin 2019, elle crée avec sa compagnie L’Absence de père aux Nuits de Fourvière, au Centquatre et à la MC93. LÉVIATHAN - Du 13 au 16 NOV au TNB. Qu'est-ce que la comparution immédiate ? | Service-Public.fr. C'est le procureur de la RépubliqueMagistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi. qui décide d'utiliser la procédure de comparution immédiate. Il prend sa décision à la fin de la garde à vue du suspect. Défèrement À la fin de la garde à vue, le procureur de la République donne l'ordre aux enquêteurs de conduire le suspect devant lui pour l'auditionner. C'est ce qu'on appelle le défèrementMesure de contrainte par laquelle une personne est emmenée à la fin de sa garde à vue devant le procureur de la République ou le juge d'instruction en vue de sa mise en examen du suspect.
Le procureur informe d'abord le suspect sur ses droits et sur les faits qui lui sont reprochés. Audience de comparution immédiate Le prévenu comparaît le jour même à l'audience du tribunal correctionnel pour être jugé. « Les comparutions immédiates, exception procédurale française, représentent une justice de deuxième classe inacceptable » A l’été 2023, ce sont des dizaines d’audiences en comparution immédiate qui se sont terminées à des heures indues, parfois même au lever du jour, voyant des prévenus être jugés après des heures d’attente, dans des conditions d’épuisement des professionnels de justice. Au cœur du mois d’août, les réseaux sociaux autant que les bancs de l’atrium du tribunal de Paris recueillaient les interrogations fatalistes des avocats sur les pronostics d’heure de fin d’audience.
Cette situation n’est plus acceptable. Que ce soit pour les prévenus, tout autant que pour les autres acteurs du procès, ces audiences étaient déjà la manifestation d’une justice au rabais. Leurs conditions d’exercice ne cessent d’empirer. Le choix généralisé de la comparution immédiate, qui revient au parquet à l’issue d’une garde à vue, correspond tout autant à des impératifs de résultat et de rapidité, qu’à une insuffisance de moyens judiciaires, aboutissant à un encombrement et au dévoiement de cette procédure.