Les recrutements "Hollande" dans l’Education : quels bénéfices ? - Blogs Echosnoclastes. Le programme de François Hollande annonce des mesures importantes pour le système éducatif.
Il précise par exemple, dans son point 36, que « Je créerai en cinq ans 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation. Ils couvriront tous les métiers. Je mettrai en place un pré-recrutement des enseignants avant la fin de leurs études. Pour tous, je rétablirai une formation initiale digne de ce nom. » De façon intéressante – ce n’est peut-être pas approprié dans un programme électoral – le lecteur est laissé seul à juger quelles pourraient être les conséquences de ces mesures. Des évaluations internationales et françaises des ces mesures existent et ont donné lieu à de longs débats. Commençons par la création de 60.000 postes supplémentaires dans l’éducation.
Ce que François Hollande propose est une réduction de la taille de la classe qui, sans précision supplémentaire, semble s’appliquer à l’ensemble des établissements. Ce que "l'enfer des prépas" ne dit pas. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Fabien Truong (professeur agrégé à l'université Paris-VIII), Gérôme Truc et ATER à l'université de Versailles Saint-Quentin L'article de Marie Desplechin, "Prépas, l'excellence au prix fort", paru dans Le Monde du 3 février, a remis sur le tapis un thème qui revient chaque année, généralement au milieu de l'hiver, au moment où se joue l'orientation des futurs bacheliers : celui de "l'enfer des prépas".
Pourtant, cette dénonciation récurrente des classes préparatoires ne nous apprend rien. Elle nous cache même peut-être l'essentiel. Elle occulte tout d'abord que "la prépa" n'existe pas. Mais ce qu'elles ont en commun, c'est d'organiser la formation des étudiants autour d'un travail pédagogique intense. La souffrance en prépa, bien réelle pour certains, ne s'explique pas par la prépa en elle-même. Grandes écoles et filières d'excellence : pourquoi pas pour tous ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Olivier Rollot "En France, l'inéquité du système éducatif est dramatique.
" Bernard Hugonnier, directeur adjoint à la direction de l'éducation de l'OCDE, n'y va pas de main morte en présentant début septembre les résultats de l'enquête annuelle que mène l'organisation internationale sur l'éducation. "Sur 34 pays de l'OCDE, la France se classe à l'avant-dernière place. Le déterminisme social est extraordinairement fort en France, notre système éducatif ne s'améliore pas et ceux qui en pâtissent le plus, ce sont les pauvres", résumait-il. En lançant en 2001 le programme "Une grande école pourquoi pas moi ? " Aujourd'hui, ils sont près de 10 000 dans toute la France à avoir bénéficié d'un programme qui s'est imposé dans plus de 80 grandes écoles.
Même réflexion du côté des IEP (instituts d'études politiques) et tout particulièrement de celui de Lille dont étudiants et professeurs soutiennent chaque année 800 élèves de la 3ème à la terminale. Concours des grandes écoles : faut-il réformer les épreuves pour les rendre plus accessibles à tous. Et si la véritable inégalité d’accès aux grandes écoles résidait dans leur mode de sélection.
Notamment par la prééminence de certaines épreuves qui défavorisent tout particulièrement les étudiants de milieux modestes ? Un rapport sur le sujet fut demandé l’année dernière par la ministre l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, mais ses conclusions n’ont pas toutes été rendues publiques. Dans leur livre « Une grande école pourquoi pas moi ? Le droit au mérite » (éditions Armand Colin), Chantal Dardelet, Fabrice Hervieu-Wane, et Thierry Sybieude reviennent sur certains points cruciaux.
Dessin : Gérard Mathieu Les maths plus discriminantes que la culture générale A ce propos, Bernard Ramanantsoa, directeur général d’HEC Paris, m’avait indiqué l’année dernière dans un entretien dans notre hors série sur les Grandes écoles : « Nous regardons de près le contenu des épreuves du concours pour voir s’ils sont discriminants vis-à-vis de jeunes issus de milieux défavorisés.