À travers cette pièce architecturée, le danseur Emmanuel Eggermont poursuit sa recherche autour de la couleur et affirme une nouvelle fois sa parfaite maîtrise de la composition chorégraphique et plastique. 𝟭𝟮 𝙖𝙫𝙧𝙞𝙡 𝟮𝟬𝟮𝟯 • 𝘿𝙤𝙪𝙖𝙞, 𝙃𝙞𝙥𝙥𝙤𝙙𝙧𝙤𝙢𝙚
Le dossier pédagogique. Programme de salle • All over Nympheas. [VIDÉOS] Interview de Emmanuel Eggermont, autour de 'All over nympheas' LES INROCKS // "Vrai moment de grâce, “All over Nymphéas” est une évocation de l’univers pictural de Claude Monet qui tient de l’éblouissement." Vrai moment de grâce du Festival d’Avignon, “All over Nymphéas” est une évocation de l’univers pictural de Claude Monet qui tient de l’éblouissement.
Dernier volet d’une collection de pièces dédiée par Emmanuel Eggermont aux arts plastiques, All Over Nymphéas propose un voyage immersif dans l’obsession de Claude Monet pour les nymphéas. “S’inspirer des Nymphéas, c’est se demander comment Monet en est arrivé à réaliser cette série, passant ‘malgré lui’ de la figuration à l’abstraction”, précise le chorégraphe. Évocation du fameux bassin du jardin de Giverny, le décor minimal, un tapis bleu, se diffracte comme une onde changeante. Sur les vagues electro de Julien Lepreux, Emmanuel Eggermont et ses quatre interprètes appréhendent l’espace en traversées sensibles dignes des défilés voguing. Extase inégalée Supplément d’âme, le spectacle est dédié au chorégraphe Raimund Hoghe qui fut un proche de Pina Bausch.
I/O GAZETTE // bouleversant d’intelligence, ALL OVER NYMPHEAS est un vrai chef-d’œuvre de délicatesse chorégraphique. (c) Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon Il n’était déjà pas évident de rivaliser avec la beauté d’un spectacle d’Emmanuel Eggermont : « All Over Nymphéas », bouleversant d’intelligence, déroge si peu à la règle qu’il s’impose comme un vrai chef-d’œuvre de délicatesse chorégraphique. «La Méthode des phosphènes », créé en 2019, présumait déjà le passage remarquable du monochrome (« Polis », « Aberration ») au multicolore chez le chorégraphe : « All Over Nymphéas », sous le signe impressionniste de Claude Monet, est une claque d’une autre dimension où, la saccade embrassant la douceur, intelligence et émotion ne font plus qu’une.
Pavanant sur une moquette peu à peu découpée en motifs géométriques sur la musique splendide de Julien Lepreux, cinq figures futuristes, ouvrières de plusieurs boucles hypnotiques, quadrillent la scène en habillages modeux : ils effraient les premières secondes – Monet sur un catwalk, vraiment ? LE MONDE // entre danse et arts plastiques, toutes les palettes d’Emmanuel Eggermont.
Sa longue silhouette découpée dans la tranquillité a rayonné durant quinze ans auprès de l’artiste allemand Raimund Hoghe (1949-2021). « Il m’a appris l’écoute, à aller à l’essentiel et à poursuivre les choses telles qu’on a envie de les faire », glisse Emmanuel Eggermont. A la scène comme à la ville, le danseur et chorégraphe semble naviguer dans une bulle de sérénité et d’élégance. A l’affiche pour la première fois du Festival d’Avignon avec All Over Nymphéas, pour cinq interprètes dont lui-même, qu’il a dédié à Hoghe, il a déjà une bonne dizaine de pièces et de performances derrière lui. A la tête de la compagnie L’Anthracite depuis 2007 – le nom est un hommage au minerai de son Nord natal et à la chanson de Gainsbourg –, Eggermont, 41 ans, raffine un geste rare entre danse et arts plastiques. Concepteur de ses scénographies, il y incruste une danse très dessinée. Emmanuel Eggermont parle avec autant de soin qu’il met en scène ses images spectaculaires, hautement singulières.
LIBÉRATION // Le beau spectacle d’Emmanuel Eggermont ressemble à une fête où les danses et les solitudes se superposent. LA TERRASSE // All over Nymphéas, d’Emmanuel Eggermont. De toute beauté, la création d’Emmanuel Eggermont s’inspire librement de Monet pour une symphonie en noir et bleu en constante transformation.
All Over Nymphéas, tout à sa référence à l’histoire de l’art, présente un univers visuel très élaboré, porté par une scénographie et des costumes conçus par Emmanuel Eggermont, en collaboration avec Jihyé Jung et Kite Vollard. D’allure sérieuse et à la marche régulière, les cinq danseurs portent leurs vêtements comme ils le feraient sur un catwalk. C’est le chorégraphe qui ouvre la danse : la grâce inouïe qui le caractérise se cristallise dans ses gestes infinis de bras, ses mains à la fois baroques et égyptiennes, sa cassure de poignet… Ces lignes qui coupent l’espace se prolongent dans des diagonales de jambes qui brisent l’équilibre du corps et se transmettent aux danseurs.
Entre partis pris gestuels et petites touches d’humour Nathalie Yokel. PODCAST RADIO TOULOUSE.