background preloader

BAUBO, de l'art de n'être pas mort • Jeanne Candel

Facebook Twitter

Artisane d’un théâtre musical qui confronte joyeusement le répertoire baroque aux expressions scéniques contemporaines, Jeanne Candel aborde la passion et la musique de Heinrich Schütz comme dans un rêve. 𝟯𝟬 & 𝟯𝟭 𝙟𝙖𝙣𝙫𝙞𝙚𝙧 𝟮𝟬𝟮𝟯 • 𝘼𝙧𝙧𝙖𝙨, 𝙏𝙝𝙚́𝙖̂𝙩𝙧𝙚

Programme de salle • Baubo. Théâtre de l'Aquarium - présentation du spectacle. Mise en scène : Jeanne Candel Direction musicale : Pierre-Antoine Badaroux Scénographie : Lisa Navarro Costumes : Pauline Kieffer Création lumière : Fabrice Ollivier Collaboration artistique : Marion Bois et Jan Peters Régie générale : Sarah Jacquemot-Fiumani Régie plateau : Camille Jaffrennou Régie lumière : Vincent Perhirin De et avec : Pierre-Antoine Badaroux, Félicie Bazelaire, Prune Bécheau, Jeanne Candel, Richard Comte, Pauline Huruguen, Pauline Leroy, Hortense Monsaingeon et Thibault Perriard.

MOUVEMENT // JEANNE CANDEL : LA BANDE, LE DEUIL ET LE DÉSIR. « Je saurai ce qu’est le spectacle le jour de la Première. » Si, par un après-midi de juin, dans le foyer du Théâtre de l’Aquarium enclos au cœur du bois de Vincennes, vous demandez à Jeanne Candel des nouvelles de son futur spectacle, il y a fort à parier que vous obtiendrez cette réponse classique que font les metteur.euse.s en scène travaillant des écritures dites de plateau – ces spectacles qui se construisent en répétitions, souvent à partir d’improvisations, plutôt qu’à partir d’un texte préétabli en amont.

La metteuse en scène est restée fidèle à ce processus de création, qu’elle développe dès ses débuts, en 2010, avec la pièce Robert Plankett. On n’en saura guère plus : chez Jeanne Candel, tout ce qui entoure la création conserve un certain mystère. Non moins mystérieuse est Baùbo, cette figure de la mythologie grecque qui donne son nom au prochain spectacle de la compagnie La Vie brève : « Baùbo me poursuit depuis des années.

Elle apparaît dans la légende de Déméter. LA TERRASSE // Jeanne Candel crée Baùbo – de l'art de n'être pas mort. L’édition hiver 2023 du Festival Bruit s’articule autour de la nouvelle création de Jeanne Candel et la compagnie la vie brève. Un projet imaginé à partir d’une figure méconnue de tradition orphique hellénique. Quel est le point de départ de votre spectacle ? Jeanne Candel : Je suis partie d’un épisode confidentiel de la mythologie grecque qui me fascinait par sa drôlerie inattendue : Baùbo, une petite prêtresse d’Eleusis soulève sa jupe et révèle son sexe à Demeter qui porte le deuil de sa fille. Ce geste pulsionnel et trivial provoque le rire, et relance la déesse dans un mouvement de vie.

Cet électrochoc révèle une possibilité de dépasser un état de mort intérieure et de renaître par le rire. Pourquoi vous appuyez-vous sur le langage du rêve ? J.C. : Je vois le monde à travers les lunettes du chaos organisé, avec un rapport à l’inconscient et à l’intuition comme dans le rêve. En quel sens élaborez-vous avec Pierre-Antoine Badaroux une « passion d’aujourd’hui » ? ARTCENA // Jeanne Candel, libre chineuse et meneuse de bande. Actrice magnétique et délicate, Jeanne Candel est aussi une metteuse en scène à l’esprit buissonnier, une rassembleuse de complicités, sur la scène de ses propres spectacles comme dans la galaxie des compagnies associées à l’Aquarium, le théâtre qu’elle pilote en trio avec Elaine Meric et Marion Bois. Chercheuse à l’instinct, discrète autant que déterminée, elle mène une drôle de danse entre répertoire classique et écriture de plateau à plusieurs, où musique et théâtre dialoguent librement.

Habitée par le deuil, le rêve et la mélancolie, traversée par la poétique des espaces, Jeanne Candel développe un univers d’humeur vagabonde, habité de fantômes, absolument ancré dans le présent et dont les origines semblent remonter à très loin. C’est en jouant que Jeanne Candel est montée sur scène. SCENEWEB // BAÙBO — de l'art de n'être pas mort de Jeanne Candel. LA TERRASSE // Baùbo, de l'art de n'être pas mort par Jeanne Candel. Colonne vertébrale autour de laquelle s’articule l’édition Hiver 2023 du Festival Bruit, la création de Jeanne Candel avec sa compagnie la vie brève, Baùbo, de l’art de n’être pas mort, mêle joyeusement fiction et musique dans une exploration parfois loufoque de l’après-passion, le retour à la vie après la rupture amoureuse.

Sur un plateau nu, deux comédiens prennent une chaise et s’asseyent face au public : Pauline Huruguen décrit, en un monologue mi-intime mi-philosophique, la flamme de la passion amoureuse, dans une langue imaginaire riche de sonorités chuintées. L’horlogerie de la pseudo-confession évoquant quelque cadrage télévisuel, achoppe parfois sur la traduction, et finalement sur les sentiments et les souvenirs en boucle, dans des micro-dérèglements cocasses.

Derrière le rideau de toile noire, on retrouve le personnage étendu sur un lit, aux côtés d’une femme en mantille noire, impassible dans son grignotage de pistache. Désamorcer la gravité Gilles Charlassier. Le mythe de Baubo • Wikipédia. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans la tradition orphique de la mythologie grecque, Baubo (en grec ancien Βαυϐώ / Baubố) est une figure féminine liée aux mystères d'Éleusis et à l'histoire de Déméter et Coré. Sa représentation n'est pas sans rappeler Lajja Gauri, déesse Nature dans l'hindouisme. Mythe[modifier | modifier le code] Ces deux récits correspondent à un rituel précis des mystères d'Éleusis, les Γεφυρισμοί / Gephurismoí, littéralement les « railleries grossières »[8]. Quand les mystes (les initiés) en procession atteignent le pont à la frontière entre Athènes et Éleusis, à la tombée de la nuit, des figures masquées les accueillent par des plaisanteries et des gestes obscènes[8].

Dès que les premières étoiles apparaissent, à l'instar de Déméter chez Baubo, les mystes rompent le jeûne[8]. On a également suggéré que le rituel de l'exposition indécente (ἀνάσυρμα / anásurma) remontait originellement aux Thesmophories, festivités en l'honneur de Déméter[9]. Le mythe de Baubo • Universalis. Dans sa course errante à la recherche de sa fille, c'est dans le bourg d'Éleusis que l'inconsolable Déméter, métamorphosée en vieille femme, rompt son deuil en se mettant à rire. Une double tradition raconte comment des mots et des gestes obscènes ont diverti et soulagé la sainte mère. Dans l'Hymne homérique à Déméter (192-211), c'est la bonne Iambè qui déride la déesse à force de plaisanteries grossières.

Du contenu de ces paroles obscènes, le poète ne dit rien, mais l'efficacité des propos de Iambè est assurée. En effet, Déméter rit, rompt son deuil et cesse de jeûner en acceptant de boire le kukeôn (un breuvage fait de farine, d'eau et de pouliot) que lui offre Métanire, l'épouse de Kéléos et l'hôtesse des lieux. La Baubô des Pères de l'Église joue un rôle comparable à celui de Iambè. Mais, là où Iambè réussit à apaiser la déesse en lui lançant des propos incongrus, Baubô ne réussit pas, par son discours, à convaincre Déméter d'abandonner son deuil maternel.

Découvrez nos offres. [VIDÉO] ARTE // Heinrich Schütz - À l'origine de la musique baroque allemande. Heinrich Schütz - LAROUSSE. Compositeur allemand (Köstritz, aujourd'hui Bad Köstritz, Thuringe, 1585-Dresde 1672). Une biographie sans anecdotes Rarement biographie a offert aussi peu d'attraits romanesques ou anecdotiques que celle de Heinrich Schütz. Séparée de son œuvre, elle ne présente pas de réel intérêt. Replacée dans son contexte de créativité, elle projette sur sa production un éclairage essentiel à sa compréhension.

Un archaïque et un novateur Aîné de la trinité qu'il forme avec Samuel Scheidt (1587-1654) et Johann Hermann Schein (1586-1630), Heinrich Schütz en est de loin le plus représentatif. Schütz se situe à la croisée de deux époques et de deux cultures. Il est archaïque, certes, mais il est aussi novateur dans l'élaboration d'une expression musicale entièrement soumise aux exigences de la liturgie luthérienne, sans toutefois – et paradoxalement – se référer jamais au choral. Un grand symboliste Certes, l'expérience symbolique n'est pas neuve. Un compositeur fécond Si l'influence de C. Portrait baroque - Heinrich Schütz, le Précurseur • Concertclassic. Pour l’Allemagne du XVIIe siècle, la Guerre de Trente Ans, avec son cortège de destructions et de deuils, fut une tragédie dont elle ne se remettra que lentement.

Pour autant, au cœur de cette détresse, le réconfort vient de la musique de Heinrich Schütz, chef de file d’un premier âge d’or en terre germanique, un siècle avant Bach. Curieusement, les mélomanes ont été longtemps abusés par la fausse réputation d’austérité qui était faite, en France, à cette œuvre. Une situation qui, fort heureusement, est révolue, grâce à des initiatives comme les Folles Journées de Nantes qui la revendiquent cette année comme un exemple, précisément avec Bach l’universel.

A cet égard, père historique de l’école allemande, le Sagittarius est l’un des repères majeurs du XVIIe siècle : le grand siècle de cette ère baroque ouverte au rêve, à l’imaginaire. Schütz est un formidable « passeur » entre l’esthétique de la Renaissance et la modernité baroque Tout à donc débuté avec ce premier séjour adriatique. Heinrich Schütz : podcasts et actualités • Radio France. Avec nos partenaires, nous traitons vos données pour les finalités suivantes : le fonctionnement du site, la mesure d'audience et web analyse, la personnalisation, la publicité et le ciblage, les publicités et contenus personnalisés, la mesure de performance des publicités et du contenu, le développement de produit, l'activation des fonctionnalités des réseaux sociaux.

Vos préférences seront conservées pendant une durée de 6 mois.