RGPP : l’éloignement de l’expertise de l’Etat douloureux pour les élus - Le blog d'Alain. « La RGPP n’est pas seulement le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ; c’est une organisation nouvelle de l’Etat ; une modernisation générale », a insisté Henri-Michel Comet, secrétaire général du ministère de l’intérieur et des collectivités locales en préambule de son audition par la mission d’information sur les conséquences de la RGPP pour les collectivités et les services publics locaux, au Sénat, le 2 mars.
Une assertion qu’ont remis régulièrement en doute les sénateurs membres de la mission. Parmi leurs récriminations, le retrait du niveau départemental de l’administration déconcentrée, le plus à même d’assurer une proximité avec les collectivités selon eux, en faveur du niveau régional. Sénateur et président du conseil général du Lot, Gérard Miquel (PS) a fait part de ses « inquiétudes » face à « la concentration sur la région et la Dréal (ex-Drire) des services relevant autrefois du niveau départemental». Dialogue de sourds Gouvernance verticale. Un « bouclier rural » L'État ne soutient plus la ruralité, on le voit dans notre département avec la disparition des tribunaux d'instance de Lectoure et de Mirande, et maintenant les 30 postes supprimés dans l'Éducation nationale qui suivent les dix écoles fermées en dix ans », constate Philippe Martin.
Avec Gisèle Biémouret, il a participé à un groupe parlementaire de travail sur le sujet. Ces travaux ont abouti à une proposition de loi que le groupe socialiste et radical présentera en séance à l'assemblée le jeudi 24 mars. Elle vise à mettre en place un bouclier rural, détaillé sur treize articles. Parmi les propositions, le retour à un service public de proximité afin que « les écoles, la Poste se situent à moins de vingt minutes d'un lieu d'habitation », précisent les deux députés gersois. « Il faut également adapter les services publics aux nouveaux rythmes des Français, avec une plus grande amplitude horaire, ce qui signifie plus de moyens. Couverture numérique. Les services publics. Aujourd’hui les services publics, tout comme l’ouvrier ou l’employé dans le privé, sont devenus les principales variables d’ajustement économiques d’un système capitaliste débridé que les gouvernements veulent nous imposer.
Les licenciements et les non remplacements se font par milliers ce qui entraîne une dégradation phénoménale des services rendus que tout citoyens est en droit d’attendre car payé par ses impôts. Les services publics qui forment l’équilibre nécessaire et incontournable à toute bonne démocratie ont été créés à l’origine pour combattre plusieurs injustices. 1°) La santé. De l’Etat-providence à l’Etat manager, par Laurent Bonelli et Willy Pelletier. « Nous vivons une drôle d’époque...
On a l’impression d’une espèce de vague qui nous surplombe, nous écrase et qui est en train de déferler. » Le politiste Bernard Lacroix pourrait ainsi résumer le désarroi de syndicalistes, d’intellectuels, d’élus ou de citoyens confrontés aux restructurations de l’Etat. Les réformes se succèdent apparemment en ordre dispersé ; la technicité les rend opaques ; leurs effets ne sont perçus qu’après coup, lorsque, les décrets d’application adoptés, arrive leur mise en pratique. Et pourtant, derrière ce brouillard, une mobilisation sans précédent est à l’œuvre pour fabriquer un Etat réduit dans sa surface et renforcé dans ses structures de commandement. La compression du format de ce dernier s’exprime de manière particulièrement radicale dans la révision générale des politiques publiques (RGPP). Dans la dénégation, par étapes ou par contournement Aucun ministère, d’ailleurs, ne prend le risque de demeurer hors jeu. Taille de l’article complet : 4 612 mots.
A service public, service public et demi. Alors qu’aujourd’hui nous sabordons, ou plutôt nous laissons saborder, le service public, un petit rappel s’impose.
Comme son nom l’indique, le Service Public par son essence même, n’a pas à être rentable économiquement mais plutôt humainement. Prenons pour exemple le système hospitalier, un cas édifiant est arrivé non loin de chez moi, sur Toulouse, le service de chirurgie cardiaque infantile à été fermé sous prétexte, que le centre de radiologie rattaché ne se trouvait pas juste à côté, pourtant ces deux services fonctionnaient bien et obtenaient des résultats plus qu’honorables. A des fins de sécurité, seuls deux grands pôles vont désormais rester actifs, celui de Paris et celui de Marseille. Aussi une jeune maman a vu son enfant partir pour Marseille en hélicoptère du SAMU, super les économies pour la SECU et encore mieux pour la sécurité sanitaire de l’enfant… Bien sûr, pourquoi ne pas aller dans le privé…
L’avenir de l’'accueil du public dans les sous-préfectures. Menacée de fermeture par la précédente Ministre de l’Intérieur, les sous-préfecture ont pu échapper, pour un temps sans doute, à la vague de fermeture des services publics de proximités (Hôpitaux, tribunaux).
La poste va fermer et La Javie se déserter, mais qui s'en soucie ? Manifestation pour la sauvegarde du bureau de poste de La Javie (DR) Notre village est situé à 13 kilomètres au nord de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains.
Le village seul compte 400 habitants : on y construit des maisons neuves, le nombre d’enfants à l’école est en augmentation, de jeunes familles viennent s’y installer. L’activité du village est rythmée par les éleveurs, les arboriculteurs, une épicerie, une « halte café » (très appréciée des locaux et des visiteurs), d’un éco-musée, de nombreuses associations. En saison touristique estivale et hivernale, le village est encore plus animé par les nombreux randonneurs qui s’arrêtent avant ou après leur balade, et par les skieurs qui passent immanquablement par le village en suivant la seule route reliant le sud de la région aux premières stations du département.
La neige a toujours été présente, désormais elle pose problème La Poste, « histoire racontée par 64 millions de personnes »...