Plus de pauvres au Chili aujourd'hui qu'en 2006 et une féroce exploitation. Il apparaît clairement que la pauvreté atteint beaucoup plus que le chiffre officiel de 15,1% de la population fourni par la dernière enquête. Ce chiffre est placé en vitrine dans le but de favoriser l’évaluation des risques à l’investissement des transnationales., qui se méfient des «troubles sociaux» et des «classes dangereuses».
Elles sont très présentes au Chili et la politique du gouvernement consiste à accroître les avantages qui leur sont alloués et à réprimer les mobilisations populaires (Rédaction À lé,encontre). Le 8 novembre 2010, alors que Sebastian Piñera [1] tirait encore les derniers dividendes politico-médiatiques du spectaculaire sauvetage des 33 mineurs de la mine de San José, Homero Aguirre (40 ans) et Daniel Lazcano (26 ans), deux travailleurs de la mine de cuivre Los Reyes, mouraient dans un nouvel accident de travail. Cette mine est située à Copiapo, dans la même zone que celle de San José.
Mobilités, ségrégations résidentielles et bonus démographique dans la zone métropolitaine de santiago du Chili. Une nuit de terreur longue de dix-sept ans - AVALI. " On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l’officier, une hache apparut. D’un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d’un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s’écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6 000 détenus. L’officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : " Chante maintenant pour ta putain de mère ", et il continua à le rouer de coups.
Tout d’un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l’on entendit sa voix qui nous interpellait : " On va faire plaisir au commandant Levant ses mains dégoulinantes de sang, d’une voix angoissée, il commença à chanter l’hymne de l’Unité populaire, que tout le monde reprit en choeur. Plus de 7 000 personnes y furent parquées et déportées. Dominique Bari Humanité di u 13 di ghjinnaghju 2000. Isabel Allende « La vie des travailleurs doit enfin être prise au sérieux »
Plus de pauvres au Chili aujourd'hui qu'en 2006 et une féroce exploitation.
La lutte pour le logement en temps de la globalisation. le cas du Proyecto Ribera Norte, Concepcion, Chili. 1L’amélioration de la qualité de vie et de l’habitat est une ancienne revendication sociale au Chili (Castells, 1973), qui met en présence les habitants plus ou moins organisés, les autorités publiques locales et nationales ainsi que les entrepreneurs réalisant concrètement des programmes de logements. Après la dictature militaire du général Augusto Pinochet (1973-1989), les gouvernements démocratiques de la Concertación, coalition de centre-gauche qui parvient au pouvoir, naviguent entre les contraintes héritées du régime autoritaire et le projet affiché de renforcer la participation populaire.
En effet, la transition démocratique a été rendue possible par l’Accord national de 1985, passé par les élites militaires et politiques et les grands entrepreneurs, qui assurait la continuité du modèle économique néo-libéral et de la Constitution de 1980, rédigée sous l’autorité du général Pinochet. 1 La Ley General de Urbanismo y Construcciones (D.F.L. La mobilisation initiale. Au Chili, derrière l’euphorie médiatique, les hommes. Le sauvetage, grâce à un puits d’évacuation, des trente-trois mineurs bloqués dans la mine de San José a été un succès. Des milliers de journalistes ont convergé du monde entier vers le lieu du « miracle ».
Depuis l’annonce de l’accident, le président chilien, M. Sebastián Piñera, ne s’épargne aucun effort pour montrer qu’il supervise personnellement les travaux : sa cote de popularité a d’ailleurs grimpé de dix points depuis le lancement d’une opération qu’il estime « sans comparaison dans l’histoire de l’humanité ».
Mais une fois passé le temps des réjouissances – toutes naturelles –, le Chili s’interrogera-t-il sur les conditions qui ont rendu possible cet accident ? 22 août 2010, 14 h 30. Trente-deux mineurs chiliens et un bolivien sont coincés à près de sept cents mètres sous la surface de la terre, enterrés vivants dans les entrailles d’une mine de cuivre et d’or. Durant deux mois, le ministre des mines – et ancien cadre dirigeant de la filiale chilienne d’ExxonMobil –, M. M. Mineurs chiliens : que cachait le show de la télé ?
Nous étions près d’un milliard à être bouleversés. Pour sauver 33 mineurs chiliens, tout un peuple, patrons et travailleurs, riches et pauvres tous réunis dans un même effort, président en tête. Emotion, suspense, audimat, énormes recettes publicitaires. Mais que cachait ce show télévisuel ? Que les « sauveurs » étaient en fait les coupables. Trois heures avant l’éboulement, les mineurs de San José avaient demandé à pouvoir sortir, suite à des bruits suspects. Le refus de leurs supérieurs les a emprisonnés sous des tonnes de terre. Surprenant ? Tout le monde s’est évidemment réjoui du happy end. Derrière le sauveur, se cache le milliardaire Il était sur tous les écrans, en permanence : chef d’Etat souriant, concentré, soucieux de ses citoyens.
A 61 ans, il possède 1,2 milliard de dollars, ce qui en fait la 701ème fortune mondiale selon la revue Forbes. Un saint, Piñera ne l’est certes pas. Piñera, la victoire posthume de Pinochet et des USA Et il s’apprête à continuer.