Lafarge : la chrétienté est-elle le ciment du recrutement ? « Tous les patrons du cimentier ont été des chrétiens convaincus. » Mais faut-il être baptisé pour y devenir cadre ? Agenouillé, en pleine prière, saint Benoît Labre vagabonde de bureau en bureau. L'ermite de 50 cm de haut, le corps en plâtre, a ses entrées à l'étage de la direction de Lafarge , leader mondial du béton, du ciment et… du plâtre. Le dirigeant d'entreprise, d'après l'enseignement social de l'église - Doctrine sociale de l'Eglise.
La genèse de ce sujet repose sur des motifs très divers.
Parmi eux, il y eut l’inquiétude que suscita la multiplication des plans sociaux dans les entreprises françaises à partir de 1991 et qui n’a connu qu’une brève accalmie à la fin des années 90 et au début de l’actuelle décennie. Ces événements répétés nous ont poussé à comprendre un peu mieux quelles peuvent être l’étendue, mais aussi bien les limites, de la responsabilité du chef d’entreprise dans ce domaine. Intéressé de longue date par l’histoire et l’étude des religions, nous avons également cherché à déterminer si le facteur confessionnel jouait un rôle appréciable dans la façon dont des chefs d’entreprise ouvertement croyants se comportaient vis-à-vis de leur personnel.
Le choix de la petite et moyenne entreprise repose sur l’hypothèse que les effets imputables aux valeurs du dirigeant sont plus immédiats et, de ce fait, plus facilement repérables que dans les grandes structures. Président : maître ou serviteur ? Henri de Castries.