Dies Domini, Jean-Paul II, 5 Juillet 1998 - Lettre Apostolique. Vénérés Frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce, Chers Frères et Sœurs, 1.
Le jour du Seigneur — ainsi que fut désigné le dimanche dès les temps apostoliques (1) — a toujours été particulièrement honoré dans l'histoire de l'Église, à cause de son lien étroit avec le cœur même du mystère chrétien. En effet, dans le rythme hebdomadaire, le dimanche rappelle le jour de la résurrection du Christ. C'est la Pâque de la semaine, jour où l'on célèbre la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, l'accomplissement de la première création en sa personne et le début de la « création nouvelle » (cf. 2 Co 5,17). C'est le jour où l'on évoque le premier jour du monde dans l'adoration et la reconnaissance, et c'est en même temps, dans l'espérance qui fait agir, la préfiguration du « dernier jour », où le Christ viendra dans la gloire (cf.
L'exclamation du psalmiste: « Voici le jour que fit le Seigneur, pour nous allégresse et joie » (Ps 118 [117], 24) convient donc bien au dimanche. 2. 3. 4. Travail du dimanche : arrivée des complications. Quelques jours avant les régionales, deux journaux particulièrement favorables au travail du dimanche abordent le sujet qui fâche, au risque d'apporter de l'eau au moulin des partisans de la protection du repos dominical.
Révélateur ? D'abord Les Echos : le quotidien économique prévoit un débat passionné à l'occasion de la réouverture prochaine du dossier par le maire de Paris Bertrand Delanoé. Passant en revue les choix auxquels la capitale est confrontée, le journal emploie sans préciser le mot de zone touristique , alors que la proposition de loi Mallié votée cet été ne concerne pas précisément ce type de zone, mais seulement les PUCE et les zones thermales. En zone touristique, le salaire n'est pas doublé, le volontariat n'existe pas, ce qui est à peine évoqué dans une phrase sibylline : L'idée suscite des débats chez les salariés, ceux qui travaillent déjà le dimanche redoutant de perdre leurs avantages, d'autres craignant d'être contraints au travail dominical.
Dimanche : une initiative citoyenne très encadrée. A Paris, les ouvertures de supermarchés tout le dimanche se mult. Le travail dominical se répand peu à peu. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bertrand Bissuel Le travail dominical ne s'est pas encore généralisé dans le monde du commerce et de la grande distribution.
Six mois et demi après la promulgation de la loi du 10 août 2009, qui élargit les possibilités de dérogations au repos du dimanche, le nombre d'employeurs cherchant à tirer partie de ces nouvelles dispositions reste limité. Toutefois, les pratiques évoluent un peu : plusieurs enseignes ont décidé d'accueillir les clients ce jour-là, alors qu'elles restaient fermées auparavant, ce qui engendre parfois des conflits et quelques dérives.
Critiquée par la gauche et par les confédérations syndicales, la loi du 10 août 2009, dite "loi Mallié" (du nom du député des Bouches-du-Rhône qui en est à l'origine), introduit deux grandes innovations. Primo : elle prévoit la possibilité de créer des "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (PUCE) dans les agglomérations lilloise, marseillaise et parisienne.