Et si on vidéosurveillait les chambres à coucher ? On entend souvent dire que "seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ont quelque chose à cacher", remarque "de bon sens" allègrement utilisée par ceux qui défendent la vidéosurveillance.
Ainsi, mon article sur le groupe scolaire Saint-Denis (voir Quand Big Brother s’invite à l’école) a heurté la susceptibilité de nombreux (anciens) élèves, qui ne voient pas où est le problème. De fait, et suite à mon enquête, l'école n'en a pas moins retiré les caméras de vidéosurveillance qu'elle avait installé dans les toilettes : elles étaient illégales. Pour aider tous ceux qui se voient ainsi rétorquer que "seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ont quelque chose à cacher", j'ai tenté, dans une "Lettre ouverte à ceux qui n'ont rien à cacher", de compiler un certain nombre d'arguments à renvoyer à ceux que la vidéosurveillance, et plus largement l'extension des mesures, contrôles et lois sécuritaires, ne dérangent pas. Le problème, ce n'est pas Orwell, mais Kafka.
Grande Bretagne : 10% des lycées vidéosurveillent leurs toilettes. Vladimir Poutine avait déclaré qu'il fallait "buter (les terroristes) jusque dans les chiottes".
Au Royaume-Uni, un sondage effectué par un syndicat enseignant révèle que 85% des établissement scolaires seraient équipés de caméras de vidéosurveillance, aux abords des établissements, mais également dans les couloirs, dans de plus en plus de salles de classe, et, dans 10% des cas, jusque dans les toilettes... Une étude révèle que, globalement, les élèves britanniques y sont tout aussi fréquemment vidéosurveillés que ne le sont les prisonniers. Après m'être penché sur les portiques de sécurité (La taca taca tac tac tiqu’ du portique…), avoir chroniqué les dommages collatéraux engendrés par le déploiement de policiers et d'agents de sécurité dans les écoles américaines (De l’école à la prison, un cycle infernal), il était intéressant de faire le point sur le déploiement de la vidéosurveillance dans les écoles britanniques, pionnières en la matière.
Cette école est pathétique. L’impact de la vidéosurveillance est de l’ordre de 1% Un rapport prouve l’inefficacité de la vidéosurveillance. Fin août, Jean-Marc Leclerc, journaliste au Figaro, tenait une « exclusivité » : un « rapport confidentiel qui prouve l’efficacité de la vidéosurveillance », et démontrait l' »effet dissuasif des caméras sur la voie publique » : Les conclusions du rapport dont Le Figaro a pris connaissance mettront-elles un terme à la polémique sur les dangers réels ou supposés des caméras sur la voie publique ?
A l’heure où le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, promet d’en tripler le nombre, «de 20 000 à 60 000 d’ici à 2011», ce document témoigne, à tout le moins, que l’hôte de la place Beauvau avait pris quelque garantie avant de s’engager. Le rapport a depuis été mis en ligne, et sa lecture prouve… l’inefficacité de la vidéosurveillance. Télésurveillance. Vidéosurveillance: que faire des caméras hors la loi? - BUG BROTHER - Blog LeMonde.fr. Combien y a-t-il de caméras de vidéosurveillance en France ?
On ne sait pas. Combien sont déclarées ? On ne sait pas. Combien, dès lors, sont illégales ? On ne sait pas. En 2001, pour ma toute première enquête sur la vidéosurveillance, j’avais découvert, quelque peu effaré, que les 3/4 des systèmes de vidéosurveillance étaient illégaux. On estime à 150 000 le nombre de systèmes installés dans des lieux ouverts au public, mais seuls 40 000 ont été déclarés. Alain Bauer est aujourd’hui le président de la commission nationale de la vidéosurveillance, placée auprès du ministère de l’Intérieur.
Quand la vidéosurveillance échappa à la CNIL Les enregistrements visuels de vidéosurveillance ne sont considérés comme des informations nominatives, au sens de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, que s’ils sont utilisés pour la constitution d’un fichier nominatif. Google Street View mal vu aux Pays-Bas. Abondance > Actualités > Google Street View mal vu aux Pays-Bas Les ennuis continuent pour Street View, le système de photos panoramiques de Google. Cette fois, c'est aux Pays-Bas que l'équivalent de la Cnil dans ce pays menace le moteur de recherche d'une amende d'un million d'euros si les données collectées par les "Google cars" dans ce pays ne sont pas mises en conformité avec la loi dans les trois mois qui viennent. Et notamment les adresses MAC de 3,6 millions de routeurs wifi disséminés à travers le pays, estimant qu'il s'agit là de données personnelles n'ayant pas à être collectées sans l'accord de leur propriétaire.
La justice néerlandaise demande donc à Google d'avertir les habitants du pays que ces données ont été capturées et de proposer un système permettant à tout un chacun de demander un retrait des informations qui le concerne. Articles connexes sur Abondance :