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Espionnage - IKEA

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Espionnage de salariés : Ikea France condamnée à un million d'euros d'amende. L'essentiel La filiale française d'Ikea et un de ses anciens PDG ont été respectivement condamnés mardi à un million d'euros d'amende et à de la prison avec sursis pour avoir espionné des centaines de salariés pendant plusieurs années.

Espionnage de salariés : Ikea France condamnée à un million d'euros d'amende

Le tribunal correctionnel de Versailles les a reconnus coupables de "recel de données à caractère personnel par un moyen frauduleux", mais les a condamnés à des peines moins lourdes que celles demandées par la procureure, qui les accusait de "surveillance de masse". Le parquet avait demandé deux millions d'euros d'amende pour l'enseigne, ainsi que de l'emprisonnement ferme pour un des anciens PDG, Jean-Louis Baillot. Tout au long du procès qui a duré deux semaines en mars, M. Baillot, PDG de 1996 à 2002, avait nié en bloc avoir ordonné la surveillance des salariés. Mardi, il a été condamné à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 50 000 euros d'amende.

"M. ENQUETE FRANCEINFO. Surveillance, infiltrations, faux salariés… L'étrange catalogue d'Ikea pour espionner ses employés et ses clients. Le géant mondial de l'ameublement, Ikea, aurait usé de méthodes illégales pour espionner, durant des années, des salariés et des clients.

ENQUETE FRANCEINFO. Surveillance, infiltrations, faux salariés… L'étrange catalogue d'Ikea pour espionner ses employés et ses clients

C'est en février 2012 qu'éclate cette incroyable affaire, lorsque le Canard enchaîné publie des courriels échangés entre Ikea-France et une société privée de sécurité, dans lesquels il est question de payer un accès illégal aux fichiers de police afin d'obtenir des renseignements sur des employés mais aussi des clients en litige avec Ikea. Aussitôt une enquête judiciaire est ouverte. Dans l'intervalle les juges ont perquisitionné, saisi des mails et entendu les principaux protagonistes de cette affaire qui ressemble à s'y méprendre à de l'espionnage. Six ans plus tard, l’enquête est bouclée et le parquet de Versailles demande le renvoi en correctionnelle de 15 personnes, dont deux anciens patrons d’Ikea-France pour "collecte illicite de données personnelles". Tout démarre avec Adel Amara, employé du magasin Ikea de Franconville dans le Val-d’Oise. Trois nouvelles gardes à vue dans l'affaire d'espionnage à Ikea.

Trois responsables du magasin Ikea de Reims ont été placés en garde à vue lundi dans l'enquête sur les soupçons d'espionnage de salariés et de clients qui ébranle la filiale française du géant de l'ameublement.

Trois nouvelles gardes à vue dans l'affaire d'espionnage à Ikea

"Il y a eu une perquisition dans les locaux du magasin", a indiqué une source proche de l'enquête, confirmant une information du site Mediapart. "A l'issue de cette opération, le directeur, le responsable administratif et financier ainsi que la directrice des ressources humaines du magasin ont été placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Reims". Cette vaste enquête, lancée en février 2012 par des révélations du Canard Enchaîné, a déjà donné lieu à des perquisitions dans des commerces franciliens, brestois et vauclusiens du groupe. Le parquet de Versailles, qui suit ce dossier, n'était pas immédiatement disponible pour commenter cette information et le groupe Ikea n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet dans l'immédiat.

Espionnage : quand Ikea faisait son marché dans les fichiers de police. Le géant suédois de l’ameublement Ikea n’hésitait pas à piocher, via Sûreté International, une société de sécurité française, dans plusieurs fichiers de police, dont le Stic (le Système de traitement des infractions constatées), une base de données de plusieurs dizaines de millions de noms critiquée pour ses nombreuses inexactitudes.

Espionnage : quand Ikea faisait son marché dans les fichiers de police

Une série d’e-mails internes à la société que s’est procurés Le Canard enchaîné montre qu’à partir de 2003, la direction du risque de la branche française de l’enseigne suédoise a régulièrement demandé à vérifier l’appartenance de numéros de téléphone, si tel salarié ou client était « connu des services », ou si la voiture qu’il utilisait était bien « immatriculée à [son] nom ». « Risque de menace écoterroriste ? » Petit florilège des demandes – concernant parfois plus de 200 personnes à la fois – formulées par Ikea, relevé par Le Canard [les fautes et abréviations sont d’origine, ndlr] : « Personne en embauche sur le magasin de Paris Nord.

L’ancien PDG dément. Information judiciaire sur des soupçons de surveillance illégale à Ikea.