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Interview de Pénélope Bagieu pour les Manuels libres, juillet 2025

21 juillet 2025

Interview de Pénélope Bagieu pour les Manuels libres, juillet 2025

Comment l'idée de cette bande dessinée vous est-elle venue?

Elle m'est venue tout simplement par curiosité personnelle; à un moment, je suis tombée sur une, puis deux, puis trois histoires de femmes que je trouvais passionnantes et pour les trois, je me suis dit "c'est fou, je n'ai jamais entendu parler d'elles". Voilà, c'était ça mon point de départ: me dire que non seulement je trouvais que c'étaient des histoires incroyables, mais je me disais  pourtant je je lis des bouquins, je regarde des films, comment ça se fait que jusqu'ici j'ai jamais entendu parler de ces femmes-là ? Et quand j'ai vu que je n'en avais pas trois, quatre mais plutôt douze ou treize, je me suis dit qu'il y avait de quoi faire un petit feuilleton.

Avec des héroïnes issues de la vie réelle et pas des personnages de fiction…

Oui, c'est ça. Je voyais des histoires super réelles et pas déjà surexploitées comme celles de Jeanne d'Arc ou Marie Curie, qui sont celles qu'on aime bien toujours mettre en avant parce que, comme ça, on peut dire "regardez, on a mis des femmes il y a Marie Curie et Frida Kahlo" et quand j'ai vu que ce n'était ni Marie Curie ni Frida Kahlo… Donc c'était avant tout de la curiosité personnelle. C'est souvent un très bon point de départ pour l'envie de raconter une histoire de se dire "moi c'est une histoire qui m'intéresse donc je fais le pari que ça intéressera d'autres gens que moi si moi ça m'a intéressée."

Est-ce qu'au-delà de cette curiosité personnelle, il y avait aussi la question de l'exemplarité de ces parcours? C'est-à-dire que ces femmes disaient toutes quelque chose de ce que c'est qu'être une femme, dans des conditions très différentes à chaque fois.

En fait, ce n'était pas quelque chose que j'avais en tête en faisant les Culottées, parce que je trouve que l'écriture est une démarche beaucoup plus égoïste que ça. Il n'y a pas forcément une une vocation ni pédagogique ni militante ni l'envie de dire un truc, mais c'est sûr que ça répondait à une frustration personnelle. Je me disais "J'ai envie de lire plus de récits comme ça. J'ai envie qu'on m'en raconte plus." 

Mais c'est sûr que chacune d'elles, pour une raison différente, avait quelque chose dans son parcours qui faisait écho à des choses que je pouvais encore rencontrer en 2016. Ça ne me paraissait pas du tout daté, désuet ou hors contexte. Je me disais "C'est fou, je comprends très bien ce que vivaient ces femmes-là." Ça marchait encore très bien.

Donc, le choix des héroïnes s'est fait un peu au gré de vos découvertes. Est-ce qu'il y en a aussi certaines pour lesquelles vous êtes allée chercher dans un contexte géographique ou historique particulier ?

En fait, l'écrasante majorité, je les avais déjà en tête et j'avais déjà envie depuis longtemps de faire un truc sur elles parce que je trouvais que c'est des super histoires. Par exemple, Katia Krafft, j'hésitais à faire un uniquement sur elle. Peggy Guggenheim, ça faisait longtemps que j'avais envie de faire un truc sur elle aussi. Donc c'était aussi l'occasion de me débarrasser de toutes ces histoires qui me hantaient depuis trop longtemps.

Et en fait l'intérêt c'est que comme je les ai prépubliées en ligne sur le site du Monde avant de faire la version éditée, j'ai effectivement eu des suggestions qui m'ont été faites par des lecteurs, enfin surtout par des lectrices. Il y en a donc quatre ou cinq comme ça,  qui m'ont été soufflées par des par des gens; et à nouveau je n'en avais jamais entendu parler. C'est le cas de Thérèse Clerc, par exemple, qui a fondé la Maison des femmes de Montreuil. Une super histoire dont je n'avais jamais entendu parler. Donc c'était un peu coopératif quand même. Comme tout le monde a toujours une ou deux histoires comme ça, sous le coude, si on met en commun les suggestions de tout le monde, on a de quoi faire beaucoup de livres!

Est-ce que pour ces suggestions-là, ces histoires, et peut-être les autres personnages des Culottées aussi, vous avez eu une démarche journalistique? Comment est-ce que le travail de préparation s'est fait ?

Journalistique, je pense que c'est un bien grand mot parce que, par exemple, quand on est journaliste, il faut vérifier ses sources plein de fois et qu'il faut avoir plein de sources différentes. Moi, pour la plupart de ces femmes et c'est bien le problème, il n'y a pas grand-chose sur elles. Surtout que ce sont des femmes qui n'ont pas été jusque dans les livres d'histoire, qui n'ont pas eu beaucoup de presse ou de choses comme ça. Donc c'était compliqué; je prenais ce que je trouvais. En tout cas, j'essayais d'aller à chaque fois plus loin que le Wikipédia, mais il fallait vraiment essayer d'aller grapiller toutes sortes de matériels. Par exemple,  Giorgina Reid qui est cette petite dame qui a sauvé un phare de la noyade. Je suis tombée sur elle par hasard en visitant un phare (car j'ai ce genre de loisirs) et dans ce phare, il y avait une salle avec une photo encadrée d'une petite dame; et je me suis demandé qui était cette petite dame et il y avait cinq lignes sur elle. C'était l'époque où j'étais en train d'écrire les Culottées et, à cette époque-là, mon cerveau s'enflammait dès que je sentais un petit filon. J'ai essayé de chercher de la presse locale de l'époque, mais je voulais pas dire de choses fausses parce que je sais que ça fait tout tomber par terre s'il y a du faux. Donc quand je ne savais pas, dans le doute, je préférais laisser des blancs, comme par exemple, quand je ne savais pas exactement quand elles étaient nées parce que j'arrivais pas à trouver l'info. Il vaut mieux ne pas dire que dire quelque chose de faux parce que ça peut décrédibiliser tout l'ensemble et que surtout que ça reste un livre qui est beaucoup basé sur mon ressenti plutôt que sur la "méga" véracité journalistique. Mais je voulais qu'il n'y ait rien de faux, c'était ça ma ligne.

Mais c'est effectivement une une vision euh un peu calidoscopique de tous ces destins qui euh qui t'ont touché d'une manière ou d'une autre.

Oui. Et puis qui chacune puis je voulais qu'il y ait quand même aussi une variété de de profil de d'époque de d'endroits du monde et aussi gravité. Voilà, c'est-à-dire montrer que ça peut ça a pu être des choses qui ont permis de d'aboutir à un prix Nobel de la paix par exemple, mais voilà, ça pouvait aussi juste être faire le choix d'être enterré où tu veux. Voilà, que c'est en fait il y a pas de petit défi quoi, que à partir du moment où ça a été mis en place par des femmes, c'est qu'elles ont forcément dû faire face à plus d'adversité et que du coup ça a été un défi et que tous les chantiers valent la peine d'être raconté quoi.

Très bien. Et est-ce que est-ce que tu as rencontré certains de ces femmes.

Alors, j'allais dire non mais si entre-temps après, oui, avant de le faire évidemment non. J'avais échangé avec l'une d'elles par écrit pour lui demander des précisions parce qu'elle était vivante et jeune et connectée.

Elle avait Twitter, c'était Sonitaisabé. Donc, j'ai pu lui demander des trucs, ce qui était très bien d'ailleurs parce qu'elle m'a fait quasiment réécrire tout.

Euh, et je suis hyper soulagée rétrospectivement et qu'elle ait tout validé parce qu'en fait, c'était une très jeune fille et que je m'en voudrais beaucoup aujourd'hui d'avoir écrit des choses sur elle que qui vieillissent mal. Voilà. Donc, je suis très contente qu'elle pu me dire Non, ça s'est pas passé exactement comme ça. Voilà. Et sinon, il y a pas très longtemps, j'avoué mes Jameson, donc la première femme noire à être elle dans l'espace qui a lu devant moi pendant 5 minutes ma Bé.

Assez intimidant. Euh et euh et sinon, j'ai eu des enfants de de personnages, les enfants de Josephine Becker par exemple qui m'ont écrit et cetera. Donc

voilà, ça ça c'est le truc le plus intimidant du monde parce que quand même il y a une énorme part de subjectivité



et que raconte vraiment l'histoire pas du tout comme une journaliste. Bah bon, ça peut être ça peut être un peu un choc pour les gens de se dire "Waou, mais tu sais que ça s'est pas vraiment passé comme ça" et que je dise "Bah oui, mais moi c'est comme ça que j'avais envie de le raconter." Donc tant que ça reste factuellement juste.

Le reste c'est ma sauce. Donc voilà.


Absolument. Et alors justement, comment est-ce que tu as construit ces récits qui avait finalement un format, si je ne me trompe pas pour le monde, un format ou

voilà six pages particulier euh Comment est-ce que euh tu pars ? Est-ce que c'est plutôt d'une anecdote, plutôt une synthèse ? Euh c'est parfois les enfin il y a les deux. Euh qu'est-ce qui oriente sûr ?

Ce qui est sûr, c'est qu'il faut faire son deuil euh de énormément de choses quand on décide de raconter une histoire succintement comme ça parce qu'on va pas pouvoir tout raconter ou alors si on raconte tout, ça sera indigeste et assez inintéressant à lire.

C'est-à-dire que on préférera lire une biographie d'historien ou au moins il y a toutes les infos. C'est pas ce qu'on cherche quand on cherche un un récit comme ça, il faut pas oublier qu'on raconte une histoire.Euh et que du coup quand on raconte une histoire, ce qu'on veut c'est que ce soit une bonne histoire, que les gens ont envie de tourner la page et qu'après ils ont envie de raconter eux-mêmes l'histoire à d'autres gens. Donc voilà, c'est on n'est pas là pour faire du journalisme. Encore, c'est faux parce que journalisme aussi, il faut que ce soit bien écri l'idée c'est de raconter une belle histoire basée sur des faites. C'est pas exactement la même chose que de faire une biographie. Et donc je pense, enfin c'est comme ça que je fais moi, il faut avoir de l'empathie pour le la personne dont on parle, essayer de se mettre à sa place. vraiment faire un vrai effort de comme un j'imagine que c'est ce que font les acteurs les actrices et se dire "OK, imagine que c'est moi, imagine que je suis né dans une famille, je suis la 12e enfant et on a pas le droit de faire d'études et cetera et cetera." Mais moi, j'ai une passion pour les maths. Et et là, on me dit "Bah non, en fait, tu pourras pas faire ces études parce que tu es une fille et qu'est-ce que ça provoque chez moi ?" Et essayer d'imaginer ça et c'est ça qu'on va essayer de raconter.

Donc se baser sur les faits, mais pas juste rester en surface parce que ce qui fait qu'on aime une histoire, c'est qu'on aime les personnages. Et donc pour ça, il faut les rendre humains. Et moi, je connais pas de meilleures façons de rendre les personnages très touchants et très humains que de les incarner dans sa tête.

Donc dire et d'autant plus si c'est pour raconter les frustrations que vit une femme au quotidien, je recommande d'aller piocher pas trop loin dans des choses qu'on connaît et se dire "Ah mais moi j'aurais envie de tout défoncer si on m'avait dit ça" et du coup d'essayer d'aller voilà incarner les les gens et comme ça on va pouvoirêtre plus juste et il faut sélectionner les événements en en prenant que ceux qui nous intéressent et puis on a vraiment le droit à les C'est c'est l'arelltique la bande dessinée. C'est pour ça que ça s'appelle. Il y a une raison,c'est qu'on peut se dire en fait toute cette partie, je m'en fous quoi.

Oui. Après ensuite elle commence par faire un un travail de mien mi mamia, elle travaille pendant 10 ans et tout et se dire est-ce que moi il y a quelque chose qui m'intéresse de cette période ? Bah non, rien. Bah ça dégage. Voilà, je m'en fous.

C'est pas grave. On dit 10 ans plus tard et puis voilà,faut pas faut pas avoir peur de prendre des raccourcis et de faire des choix éditaux, c'est-à-dire de se dire "Moi, c'est telle partie de son histoire qui m'intéresse." Donc je ne raconte que ça.

Hm. C'est pas triché quoi. Voilà, c'est pas triché de couper

et et avec quand même, j'imagine à l'esprit euh le vraiment une espèce d'arc narratif, un début, une fin quoi. Il faut arriver à une sorte de

un début, une fin. Ouais. Bon bah, quand c'est une géographie, l'avantage c'est que le début et la fin en général, ils sont assez clairs, hein. Laissens et la mort. Mais justement la navigation de ce de ce point A à ce point B euh c'est ce qui va faire que c'est une bonne histoire ou pas.

Donc moi, je me rends compte quand je relis culoté qu'il y a un truc un peu systématique, c'est que je passe un/ers de l'histoire, on va dire. sur euh euhz un/4 sur son enfance. Bon et quand je me suis rendu compte que c'était un petit peu systématique, ben je me suis dit moi, quel va être le pivot à chaque fois de mon histoire ? Parce qu'il en faut un. Euh est-ce que c'est le moment où elle arrive enfin à réaliser son rêve ? Est-ce que c'est voilà ? Et ben moi non, c'est le moment où elle se dit "OK, ça suffit." à chaque fois c'est ça l'articulation de l'histoire, c'est qu'on a on monte, on monte, on monte, on arrive à ce moment-là et il y a un moment pivot où elle fait "f*** it, à partir de maintenant c'est moi qui décide de 30 façons différ dans les 30 portraits, mais c'est ça qui fait l'articulation de l'histoire pour moi. Et ensuite, qu'est-ce qui va découler de cette décision ? Qu'elle réussie ou pas à changer le cours de sa vie et le cours de la société, on va dire. En tout cas, un moment, elle a dit "J'en ai marre." Moi, c'était ce moment qui m'intéressait.

C'est la révolte, en somme?

Ouais. C'est la prise de conscience de "Ah mais c'est dégueulasse." Voilà, ça ça c'est vraiment un moment qui m'intéresse.

Et alors une question sur la postérité finalement de cette œuvre qui commence à à être une adulte, hein, vraiment. Elles ont été adaptées en animation, elles ont été jouées à la comédie française, traduite dans beaucoup de langues. Euh c'est vraiment un succès incroyable. Qu'est-ce qu'il explique pour toi ?


Euh ben je sais pas trop. Euh alors sur le fond, je pense qui est que euh on se c'est réjouissant de de voir beaucoup d'histoires de femmes là où on en a malgré tout peu. Hm hm.ou en tout cas toujours un peu dans les mêmes rôles et que on pourrait en lire euh en fait, il faudrait qu'on lise une moitié d'histoire qui concerne les femmes parce qu'on a une moitié de l'humanité euh on n'y est pas.

Donc euh plus on en a, plus on a envie d'en d'en dévorer parce que c'est aussi l'avantage, c'est que non seulement ce son histoire qu'on a pas vu beaucoup,mais il y a une espèce de de stock, de retard,d'histoire à raconter,de point de vue différent de ce qu'on a toujours raconté parce que des personnages Il y en a eu mais raconté par pas par les concernés. Donc on a envie d'entendre ces histoires là et je pense que c'est le cas aussi dans les séries. Beaucoup euh il y a plein de séries qui existent depuis, je suis désolée pour le bruit, c'est le pire moment du final de la 14. Euh des séries qu'on aurait pas imaginé il y a 15 ans et tout ce qui a changé c'est qu'on a donné la parole à d'autres gens que jusqu'ici l'avait pas et que ça ça fait des histoires qu'on a envie d'entendre.


Alors vraiment le conseil du pro là pour les les élèves donc qui vont euh euh réaliser donc une planche sur soit un épisode, ce qui me paraît plus raisonnable, du voyage de cette jeune péruvienne qui est arrachée par les conquistes d'or à son pays et puis qui subit la France jusqu'à ce qu'elle prenne possession d'elle-même et par l'instruction.


Euh donc soit une planche pour un épisode, soit qui correspondrait d'ailleurs à une lettre, soit un résumé de sa vie s'ils veulent faire un peu plus de planche. Est-ce que tu as des tips, des conseils ? Comment est-ce qu'on fait pour passer d'un texte euh à une histoire raconter en en bébé ?

Euh alors, je pense que ce qui se rapproche le plus du récit de la bande dessinée, c'est le la narration orale. Donc une bonne piste, ça peut être une fois qu'on a bien lu l'extrait qu'on a entre raconté, qu'on l'a bien en tête, on on essaie de le raconter à quelqu'un.

Ça oblige à être pencis et à être un peu intéressant..

Et à aller à l'essentiel. Et quand on raconte à quel Bizarrement, on passe pas 50 he sur les détails, on va dire mais tu sais c'est l'histoire d'une femme dans au début c'est un peu compliqué pour elle parce que blab bla bla bla et en fait ça on va déjà être dans une première étape intermédiaire je pense vers un bon récit de BD

euh c'est pas forcément concis parce que le BD ça peut être très bavard en tout cas ça oblige à se focaliser sur ce qui nous nous a vraiment on a ce qu'on a retenu de cette histoire et donc ça commencer par le raconter à l'oral à quelqu'un qui sait pas du tout de quoi ça parle c'est une bonne étape.

OK sur le vraiment le disons après partir sur le storyboard directement une fois qu'on a ça en tête.

Ben oui, si je peux donner un autre conseil pour le moment du storyboard, ce qui fait que c'est super de regarder une BD, c'est quand le texte et l'image disent pas tous les deux la même chose.

Euh l'image, elle est pas là pour illustrer le texte en fait. Ça c'est vraiment de prendre le truc à l'envers. L'image c'est un outil supplémentaire pour dire encore autre chose.

Donc en fait si on dit elle s'en va de chez elle et que dans l'image on voit juste qu'elle s'en va de chez elle et que ça nous donne aucune info supplémentaire. Ça aurait pu être un texte, ça aurait pu être un dessin, c'était pas la peine de mettre les deux. Donc se dire "OK, mon texte dit un truc, mais qu'est-ce que mon dessin va dire de plus pour que les deux ensemble ? Euh est-ce que ça va être une ironie ? Parce que par exemple, le dessin va dire pas vraiment la même chose. Donc on va comprendre que c'est un peu rigolo parce que non, est-ce que ça va préciser ? Ça évite de de dire, on dit une image vaut 1000 mots voilà, est-ce que dessin m'évite de de dire les choses ? Donc faut faut bien réfléchir à à quoi ça m'a qu'est-ce que ça a apporté mon dessin par rapport à mon texte. Voilà.

Très bien. Très bien. Mais je crois que je t'ai posé toute Ah non, j'avais une petite question subsidiaire mais un peu bête mais c'est ma curiosité. Est-ce que tu en as une préférée de toutes des préférées de toutes ces culottés ?

Alors, j'ai pas de préféré parce que je les aime toutes bien sûr, mais disons celle à laquelle je pense le plus souvent en ce moment notamment, h c'est Nell BL euh première journaliste d'investigation qui était en colère tout le temps. Tout le temps. tout le temps tout le temps et que l'actualité rendait sol allié, c'est le cas de le dire et euh qui plutôt que de juste fuir dans sa bile et son désespoir à utiliser sa rage et sa colère tout le temps comme un combustible pour travailler et je trouve que c'est un excellent exemple à prendre de ne pas se laisser consumer par la rage quand dans le monde nous entour en ce moment et de se dire que c'est pas grave d'être en colère, on a vraiment le droit d'être en colère sur autre femme et simplement il faut en faire quelque chose pour pas qu' il vous touche..

Et ça c'est 100 % des liv tout le temps en colère, tout le temps à à s'indigner contre les les injustices. Vraiment

Très bien. Un beau un beau modèle

je trouve. Ouais. Aussi la rage. Bah oui, c'est la rage ou le désespoir, on est d'accord.