background preloader

Rémunération des patrons

Facebook Twitter

Faut-il interdire les stock-options. Comment bien taxer les stocks options. Une stock-option est le droit d’acheter une action de l’entreprise à une échéance donnée et à un prix prédéterminé.

Comment bien taxer les stocks options

Si au terme de la période, le cours boursier est supérieur à ce « prix d’attribution », le salarié peut acheter l’action et empocher la différence entre le cours de l’action et son prix d’attribution. C'est la valeur de l'entreprise qui détermine la rémunération de son patron. Pourquoi les salaires des patrons ont-ils augmenté aussi spectaculairement durant les dernières décennies ?

C'est la valeur de l'entreprise qui détermine la rémunération de son patron

En France comme aux Etats-Unis, une opinion relayée par les médias et les politiques semble y voir le signe d'une inquiétante dérive du monde des affaires : triomphe d'un appât obsessionnel du gain, érosion des garde-fous moraux, corruption ou indolence dans les conseils d'administration... Comment comprendre en effet que des salaires augmentent de 500 % en deux décennies ? L'argument moral ou éthique n'est pourtant pas très convaincant, car s'il est exact que les patrons sont mieux payés dans les entreprises dotées d'une mauvaise gouvernance, l'écart avec les entreprises pratiquant une très bonne gouvernance n'est que de 6%. Rémunérations: les supersalaires mieux encadrés.

Grâce à un vote du Parlement européen du 7 juillet dernier, l'Europe est en train de se doter d'un système rigoureux d'encadrement des bonus dans la finance.

Rémunérations: les supersalaires mieux encadrés

Leur montant ne devra pas dépasser un certain plafond fixé en fonction de la rémunération fixe. Et si les banques augmentent cette dernière pour faire grimper les bonus, ils seront alors encadrés: la part versée immédiatement sera limitée à 30% du bonus total. Entre 40% et 60% de la part reportée de la rémunération ne seront pas versés si les investissements ne produisent pas les résultats positifs escomptés.

Les choses avancent également aux Etats-Unis. Faut-il un salaire maximum ? En janvier dernier, la double rémunération d'Henri Proglio, à la fois PDG d'EDF et président du conseil d'administration de Veolia, a relancé la polémique sur le niveau excessif des salaires des patrons.

Faut-il un salaire maximum ?

Avec la crise, de telles rémunérations, difficilement justifiables tant moralement qu'économiquement, ne sont plus acceptées. Mais les codes de bonne conduite, comme celui adopté par le Medef, et autres mesures volontaires de ce type ne suffisent manifestement pas à contenir ces pratiques. Dès lors se pose légitimement la question de taxer fortement, voire de plafonner, ces revenus démesurés. Les salaires des grands patrons ont certes un peu diminué avec la crise, mais leur niveau reste toujours exorbitant. La rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a été en effet de 3,6 millions d'euros en 2008, soit une baisse de 20% par rapport à 2007, selon le cabinet Proxinvest.

Bonus et stocks-options : comment réguler les hautes rémunérations ? AIG, aux Etats-Unis, la Société générale, en France… deux établissements financiers sous perfusion de l'Etat et dont les dirigeants ne se privent pas d'empocher leurs stock-options.

Bonus et stocks-options : comment réguler les hautes rémunérations ?

Il est temps de se pencher sur la question des hautes rémunérations. Après le scandale déclenché par la volonté des dirigeants d'AIG de verser des bonus à certains de leurs traders, alors que la compagnie a d'ores et déjà perçu 175 milliards de dollars d'aide publique, ce sont les dirigeants de la Société générale qui viennent de défrayer la chronique, en décidant de se faire voter l'attribution de stock-options. Sous la pression de Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, sensible à la colère de l'opinion, Daniel Bouton et Frédéric Oudéa, les deux principaux dirigeants de la Générale ont finalement renoncé à leurs stock-options. De gros pourboires. Le patron, le footballeur et le smicard. Des rémunérations indécentes. Un grand patron d'une société du CAC 40 perçoit en moyenne 8 millions d'euros par an en salaires, bonus, stock-options, dividendes, cadeaux de bienvenue ou de départ, retraites maison et avantages en nature que nous détaille l'auteur.

Le patron, le footballeur et le smicard. Des rémunérations indécentes

Certes, un petit nombre de vedettes (footballeurs, acteurs ou stylistes) gagnent également des sommes faramineuses. Mais cela n'a rien à voir, répond-il : même si l'on surpaye les vedettes, car elles attirent public et notoriété, leur valeur marchande dépend de leur succès. Rémunérations des dirigeants : un énième code de conduite. Les rémunérations des dirigeants des entreprises et de la finance se sont de nouveau retrouvées au cœur du débat public avec la crise financière.

Rémunérations des dirigeants : un énième code de conduite

Amenant le Mouvement des entreprises de France (Medef) et l'Association française des entreprises privées (Afep) à présenter un nouveau « code de conduite ». Comment faut-il payer les patrons ? L’explosion des rémunérations des dirigeants d’entreprises depuis quelques décennies, dans tous les pays occidentaux, provoque nombre d’invectives.

Comment faut-il payer les patrons ?

Mais il a aussi donné lieu à un important débat dans la littérature économique. Un opuscule récent du CEPREMAP fait le point sur les explications avancées à ce phénomène et propose des pistes d’amélioration de la rémunération des patrons en France. Recensé : Frédéric Palomino, Comment faut-il payer les patrons ? , Ed. ENS Rue d’Ulm. 2011, 74 p., 7 €. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le capitalisme familial domine, caractérisé par un petit nombre d’actionnaires qui sont aussi dirigeants de l’entreprise. Panorama du patronat français au XXe siècle. Jean-Claude Daumas explique comment s’est construit le Dictionnaire des patrons français, première entreprise du genre conduite en France.

Panorama du patronat français au XXe siècle

La parution de cet ouvrage qui comble un vide historiographique important est l’occasion de présenter quelques caractéristiques majeures du patronat français au XXe siècle et de discuter de ses évolutions. Rémunérations des dirigeants et performance. Dans le cadre des entretiens de l’AFSE, cette table ronde a porté sur les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises, qui ont connu une très forte progression dans les années récentes, sur fond de polémique.

Rémunérations des dirigeants et performance

Augustin Landier a présenté ses travaux sur les causes de cette hausse des rémunérations. Marcel Boyer a présenté une synthèse des principes qui doivent gouverner une rémunération incitative. Ces interventions ont été discutées par Philippe Askenazy et Pierre-Alain Muet. Elles ont ensuite donné lieu à un long débat. OPUS21.