Etonnant vote. Xavier Darcos. Et, alors qu' Ah la la, en politique, il ne faut surtout pas faire de prévisions… En décembre dernier, Xavier Darcos décida de revenir sur sa réforme des lycées, sous la pression amicale mais ferme du bouillonnant président de la République.
Comme la plupart des analystes politiques, je me suis dit que Darcos risquait bien de ne pas faire long feu, après une claque pareille. Bizarrement, alors que les icônes de la SarkoFrance ne cessent de dégringoler au box-office (Rachida Dati virée en juin, Rama Yade en sursis), le joyeux ministre de l’Éducation est bien accroché à son siège. Le site du ministère publie même un point d’étape et une liste importante de projets. D’ailleurs, il est intéressant de constater que la partie « L'amélioration de la condition enseignante » est majoritairement consacrée au développement des heures supplémentaires…
Et, à la surp. Je suis, cher lecteur, depuis que je tiens ce blog, toujours très critique à l'égard du ministre de l'Éducation nationale.
Chargé par le chef de l'État de supprimer des fonctionnaires par tous les moyens, il a mis en œuvre une stratégie consistant à justifier systématiquement, et ce par tous les discours imaginables, la logique de la suppression des postes par d'autres biais que par la réduction des dépenses, et par qualifier ceux qui dénonçaient cette réalité de réactionnaires. Il a ainsi supprimé les postes l'an dernier et mené une réforme du primaire très contestée.
Lorsqu'il annonça la réforme du lycée, je me suis dit qu'il s'avançait sur un terrain relativement facile. Contrairement à ce que dit sans arrêt la droite, les enseignants sont bien conscients des difficultés du lycée mis en place par Claude Allègre. La réforme bi. Régulièrement, la droite accuse l'Éducation nationale d'être rétive à toute forme de réforme.
Pourtant, le système évolue régulièrement lorsque le pouvoir politique fait les choses convenablement. Ce matin, le Café pédagogique annonce l'aboutissement de la réforme des programmes du lycée professionnel. Cela faisait 20 ans qu'il n'y avait eu un tel travail mené à l'échelle de tous les programmes de tous les niveaux. En effet, les ministres s'intéressent souvent plus au système général, plus valorisant politiquement, et se consacrent peu à l'enseignement professionnel, plutôt mal vu en France. Là, Darcos avait donné un an et demi aux inspections générales, en concertation avec les représentants enseignants et des élèves, pour bâtir une nouvelle architecture programmatique liée à la réduction à trois ans du bac professionnel (réforme qui permet de nombreuses suppressions de postes de fonctionnaires). Xavier Darcos. Tiens, c'est marrant : j'apprends ce soir grâce à Sarkofrance que Darcos a lancé un appel d'offre pour mettre en place une cellule chargée de surveiller les blogs des enseignants !
Eh bien, je ne me pensais pas aussi influent que ça. En tout cas, Xavier, je suis là, tu pourras sans doute me localiser assez facilement en plus. Sache que je serai heureux que tu lises mon blog, tu y apprendras plein de choses. Ce qui m'étonne plus encore, c'est que nos dirigeants perdent leur temps à ce genre de conneries ! Franchement, Xavier, tu ferais mieux de nous sortir ta réforme des lycées qu'on est censé appliquer à la rentrée qui vient et dont on ne sait encore absolument rien. Xavier Darcos. Hier, les Jeunes Populaire avaient annoncé la création d'une UMP-lycées, pour recruter des jeunes lycéens dans les rangs du parti de droite.
Est-ce que cela me choque, cher lecteur ? Non. Tous les partis ont toujours eu des organisations de jeunesse, ce n'est pas nouveau. D'ailleurs, je les vois moi-même souvent devant mon lycée dit difficile. Les JC, les JCR et le PS font régulièrement des distributions de tract à destination des élèves et des enseignants. Darcos, un mo. Cher lecteur, Cher lecteurs chéris, je vais d'abord... oui, bon, chéri, je sais, cela fait un peu trop proche, mais comme j'ai un peu abusé de la boisson ce soir, j'ai envie de te faire un peu partager ma bonne humeur, mais je m'égare...
En effet, je veux te parler ce soir d'un sujet qui est la conséquence d'une incompétence administrative notoire et qui pourrait se transformer en un véritable argument politique positif pour le gouvernement. Je vais te parler de l'Education nationale. En effet, depuis deux jours, nous, les privilégiés, avons repris le travail. Cela m'a permis de découvrir cette petite manipulation. Durant l'été, Xavier Darcos avait annoncé une mesure nouvelle pour faciliter l'entrée des jeunes profs dans le métier.
Mais ils ont vite déchanté. Résultat : les jeunes profs se retrouvent avec deux heures supplémentaires plutôt que deux heures de service normal, soit le même temps de travail qu'avant, avec des heures de formation en plus. Comment réagissent les néo-titulaires* ?