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Québec et Canada

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Les Canadiens. En ce moment, cher lecteur, la presse canadienne francophone est captivée par un sujet fondamental : l'arrivée potentielle du TGV sur le continent nord-américain.

Les Canadiens

Le Canada a une relation particulière avec le transport ferroviaire. Au XIXe siècle, la puissance britannique a utilisé ce moyen pour souder une colonie dont les provinces étaient très diversifiées et menacées par la puissance étatsunienne. Le transcanadien a ainsi relié Halifax sur la côte atlantique du Canada (port ayant l'avantage de ne pas être bloqué par les glaces durant six mois comme Québec ou Montréal) et Vancouver sur la côte ouest. Depuis, l'avion et la route ont supplanté le chemin de fer, mais celui-ci subsiste pour le transport de marchandises. En effet, dans un pays où les distances sont monumentales (en avion, il est plus rapide de se rendre à Paris depuis Montréal qu'à Vancouver), le train, même s'il est très rapide, ne peut concurrencer l'avion.

Pourtant, une question me taraude. Les Français. Le devoir de. Le Canada continue de bruisser du scandale de la bataille des plaines d’Abraham.

Le devoir de

La presse canadienne du jour, autant francophone qu’anglophone, semble annoncer que la Commission des Champs de Bataille Nationaux va prochainement reculer sur la reconstitution militaire de la bataille. Des cérémonies devraient pourtant avoir lieues autour de ce 250ème anniversaire. Pourquoi est-ce que je t’embête avec cette bataille lointaine, cher lecteur ? Toute l’histoire du Canada s’est jouée durant cette journée de 1759.

Cela fait trois ans que la France et l’Angleterre se disputent le contrôle de l’Amérique du Nord. En juin 1759, la marine britannique s’installe dans le Saint-Laurent et y navigue tout au long de l’été. Pour les Québécois, cette bataille est évidemment un crève-cœur. Aujourd’hui, les souverainistes québécois combattent pour faire annuler toute commémoration, au grand dam des Anglophones qui souhaitent marquer leur attachement à cette histoire. Vive le Québe. Vive le Québe. Les Rendez-Vous de l'Histoire de Blois se sont étalés cette année sur quatre jours.

Vive le Québe

J'y suis arrivé le premier jour, et j'en suis reparti à la fin du troisième. En ce samedi après-midi, j'ai été rejoint à Blois par ma conjointe, et, après avoir salué un ami historien et mon ancien directeur de recherche, nous avons quitté le Blésois pour aller écumer les caves du Saumurois, à une heure de là en voiture. Cependant, avant ce départ, je tenais à assister à une dernière conférence. Cette année, le Québec était invité de cette manifestation, alors que la thématique générale était "les Européens".

Lorsque j'ai découvert le programme, je me suis étonné : les organisateurs considéraient-ils le Québec comme partie de l'Europe ? Malgré ce flou artistique, le thème m'intéressait. En soit, la conférence, je pense, n'aurait pas dû me permettre de faire un billet. Il est vrai, cher lecteur, que le Français moyen ne sait pas grand-chose du Québécois. Bon, je caricature un peu, et je disgresse.