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Les opinions des autres sur l'école.

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Quel objectif principal pour le système éducatif ? Préparons 2012. Tiens, j'ai envie de lancer une chaîne. A l'approche de l'élection présidentielle, mais aussi des cantonales (les départements construisent les collèges), l'avenir du système éducatif français est posé. Depuis 2002, la dépense d'éducation n'a cessé de diminuer dans notre pays et les résultats seraient en chute. En même temps, de nombreux discours ont été tenus par les politiques, souvent très contradictoires par ailleurs. Des missions multiples ont été attribuées à l'éducation sans qu'une ligne directrice claire émerge de ce magma. D'autres acteurs s'expriment régulièrement sur le sujet, comme les syndicats de profs, les associations de parents, les organisations disciplinaires...

Beaucoup d'avis autorisés qui ont le défaut de parler comme des initiés à des initiés. Bien évidemment, il m'est impossible d'interroger toute la population française, mais je peux au moins m'adresser à mes camarades de la blogosphère. Je passe la chaîne à : Au travail ! L'objectif du système éducatif : première réflexion. Quelques billets sont sortis suite à la chaîne que j'ai tenté de lancer en début de semaine, et force est de constater qu'ils ont soulevé quelque chose qui me questionne. Si tu avais lu l'appel à billets, tu aurais vu que je cherchais à ramener des blogueurs, très majoritairement hors de l'EN, sur le sujet de l'éducation, pour essayer de mesurer les attentes de nos concitoyens à l'égard de l'Education.

Finalement, cette démarche a été assez critiquée, autant dans les billets que dans les commentaires à mon propre billet, et il semble que l'on s'attache finalement bien plus aux moyens d'atteindre des objectifs que tout le monde semble avoir oublié ou refuse en tout cas de remettre en cause. C'est intéressant, car cela prouve que l'objectif basique d'instruction et d'éducation de l'EN est partagé plus ou moins par tous, mais c'est aussi problématique car cela signifie que la grande majorité de nos concitoyens va se retrouver exclue des débats sur le sujet. Digressions à partir des premières propositions du PS sur l'éducation : l'autonomie des établissements.

Il y a quelques jours, un compère blogueur de mon ancienne commune des Lilas me demandait (avec une certaine exigence) de m'intéresser aux propositions de Bruno Julliard concernant l'éducation. J'ai traîné, d'abord parce que les propositions des partis politiques sont en général extrêmement décevantes sur ce sujet depuis que je travaille, et ensuite parce que le PS a de plus en plus tendance à suivre les idées des libéraux ou celles des réactionnaires sur l'aspect éducatif. Et là, dans le programme Julliard, ce sont les premiers qui tiennent la corde. Bon, tu vas me dire, cher lecteur, que Julliard ne propose pas de privatiser le système éducatif, ce qui montre un libéralisme très modéré. J'en conviens (je suis gentil aujourd'hui, tu remarqueras).

Il cède cependant à l'une des propositions-phares des politiciens depuis dix ans sur le système éducatif : l'autonomie des établissements. Je te résume le concept rapidement. Pour résoudre cette difficulté, aucun problème ! Attaquons-nous au rapport de la Cour des Comptes sur l'Education. L'Education nationale n'évalue pas l'enseignement privé. Hier, je t'avais annoncé, cher lecteur, que je démarrais la lecture du volumineux rapport de la Cour des Comptes sur l'évaluation de l'Éducation nationale. Ce rapport est sévère, c'est peu de le dire, et il soulève bien des thématiques que j'ai souvent abordées. Les rapporteurs auraient pu écrire sur ce blog et je trouve honnête leurs constats.

J'aurai l'occasion de reparler des constats et des propositions, mais je préfère l'achever avant. En attaquant ce document, j'espérais aussi y trouver une comparaison des résultats de l'école privée et de l'école publique. Nous avions déjà traité cette question dans ce billet sur les classements des lycées. La question n'est pas neutre, car le privé en France est financé de manière importante par le public.

Vu que des fonds publics sont utilisés, il serait donc normal que le ministère évalue aussi ces écoles, comme le fait d'ailleurs l'OCDE dans le cadre des études PISA. Orientation post-bac : le lycée fait la différence. Il y a des fois où il faut bloguer utile. Ce matin, grâce au Café pédagogique, nous pouvons découvrir cette étude de Nadia Nakhili, chercheur de l'université de Grenoble, sur l'impact de l'établissement scolaire sur les orientations post-bacs. Les conclusions sont intéressantes. Bien évidemment, l'auteur n'évacue pas les grands facteurs de choix que sont le bac choisi, les caractéristiques socio-démographiques (que ce soit les origines ou le milieu social du gamin) et le genre (les filles et les garçons font de fait des choix différents).

L'étude essaie de vérifier si l'établissement scolaire a une importance. La chercheur le montre clairement : la réponse est oui. Toutes choses égales par ailleurs, un élève scolarisé dans un établissement où les milieux favorisés sont majoritaires a tendance à choisir une orientation lui permettant d'aller vers des métiers très qualifiés. Cette étude démontre que c'est la mixité des établissements qui pourrait avoir un impact. Approximations et erreurs du dossier du Parisien sur les écoles. Ce matin, le Parisien faisait la une sur le niveau de l'école primaire, les cercles de réflexion entourant le pouvoir ayant semble-t-il décidé de s'y attaquer. Or, dans un article consacré à la traditionnelle baisse de niveau, j'ai relevé cette petite phrase : « On fait plus d’heures que nos collègues au collège et au lycée mais on est payés moins », s’étonne Isabelle, qui fait classe depuis dix ans.

C'est étonnant. En fait, depuis la réforme Jospin de 1989, les professeurs des écoles sont alignés sur les enseignants certifiés du secondaire. Je le sais d'autant plus que ma propre conjointe est une privilégiée du primaire, et que j'ai une vague idée de ses revenus. Cette collègue s'appuie peut-être sur les salaires de l'agrégation, qui sont en effet nettement plus élevés. Alors qu'il y a un écart de 200 € en début de carrière, on arrive à presque 700 € en fin de carrière entre professeurs agrégés et les autres types de professeurs (certifié, des écoles, CPE...). Réponse au CDM sur son billet éducation : remarques et réflexion. Hier, le centriste Crapaud a publié un billet sur l'éducation en faisant plusieurs propositions et en stigmatisant, comme à son habitude, les professeurs du secondaire. Ici, ce sont les profs d'anglais qui ont fait les frais de son énervement. Je ne vais pas répondre sur les aspects enseignement supérieur, parce que je n'y ai été qu'étudiant et pas enseignant, et je ne peux donc me prononcer, d'autant plus que le système a beaucoup évolué ces dernières années.

Sur le reste, plutôt que de laisser un long commentaire chez lui, je voudrais répondre ici : Il se propose d'abord d'enseigner l'anglais dès le primaire, ce qui existe déjà. Publicité pour le Monde. La campagne s. L'UNESCO nous. En cette période agitée dans notre petit milieu blogosphérique politique, je voudrais attirer ton attention, cher lecteur, sur le volumineux rapport que vient de publier l'UNESCO à propose de l'Education pour tous. Ce rapport, intutilé Vaincre l'inégalité : l'importance de la gouvernance, vise à faire le bilan des engagements pris par les Etats lors de la conférence de Dakar, en 2000.

A ce moment-là, les membres de l'UNESCO avaient pris engagement d'assurer à tous les enfants une éducation primaire de qualité et à faire considérablement progresser l'éducation secondaire dans l'ensemble des pays. Le rapport commence sur une note positive : depuis 2000, le niveau des enfants s'élève rapidement, particulièrement dans les pays pauvres.

Cependant, l'UNESCO, du fait de la crise et de la diminution des investissements, semble considérer que les objectifs ne seront pas atteints en 2015, comme envisagés par les Etats à Dakar. Un autre constat m'a intéressé. Philippe Meir.