background preloader

Economie et social.

Facebook Twitter

La protection sociale doit rester un système de solidarité pour tous. Un commentaire sur un vieux billet de ce blog m'amène à aborder un sujet revenant un peu sur le système des retraites, mais pas seulement. Lors du dernier mouvement social, plusieurs membres de la gauche ont proposé d'établir une limite par le haut des pensions de retraite. Qu'est-ce que cela signifie ? Simplement, on ne pourrait pas toucher au-dessus d'un certain montant de la part du régime de retraites. Cette idée avait déjà surgi avec les allocations familiales, qu'on pourrait aussi réserver à des personnes ayant un revenu limité. Je trouve cette idée totalement contradictoire avec la logique de notre système de sécurité sociale. Aujourd'hui, nous contribuons tous en fonction des priorités définies par les partenaires sociaux et par les autorités.

Si je le fais, c'est que je sais que le système me protège sur d'autres points, comme la santé ou la retraite. Il faut rappeler que le système de protection sociale est à la fois un système de solidarité et un système d'épargne forcée. A Paris, le choix de son mode de transport est aussi irrationnel. Depuis quelques jours, une petite discussion sur l'usage des moyens de transport à Paris est apparue entre plusieurs blogueurs dont un centriste bayrouôlatre, un libéral échevelé et un gauchiste écrivain que certains droitiers qualifieraient de bobo. On s'interroge sur le conflit existant entre les moyens de transport dans notre belle capitale, à juste titre sans aucun doute.

Les trois blogueurs semblent conclure que la voiture a encore de beaux jours devant elle. Depuis quelques semaines, je suis privé d'automobile, à cause de l'indélicatesse d'un garagiste à qui nous allons bientôt, avec la Privilégiée, faire un procès. Cette panne est arrivée au moment où nous venions de nous installer au Raincy, commune située à 10 km du boulevard périphérique. Nous sommes à quelques minutes à pied de la gare du RER E, et la ville est irriguée par un important réseau de bus qui fonctionne relativement bien, sauf quand il neige... Les arguments pro-voiture sont tout aussi divers.

Réforme des retraites 2010

Imposer à la source : je m’y oppose mollem. Dans le billet précédent, mon camarade Manuel se demande pourquoi ne pas imposer à la source en France. En soi, la question peut paraître légèrement périphérique. Ce type de réforme, qui impose une large refonte du droit fiscal, mérite du temps et la crise actuelle risque d'obérer un peu la réflexion. La question est d'autant plus périphérique qu'elle me semble plutôt technique, quoique… Je voulais au départ faire un commentaire, mais je me décide finalement à faire un billet.

Pour comprendre la situation, il faut comparer les deux systèmes. Manuel nous indique que cette réforme permettrait de ramener dans les caisses de l'État de l'argent frais en pleine période de crise. Maintenant, pour regarder les bénéfices et avantages du système, je pense qu'il n'y en a quasiment pas, surtout si on est mensualisé. Il reste le risque sur la progressivité que Nicolas évoquait dans les commentaires du billet précédent. A qui profite la baisse de la TVA dans la. Je ne sais pas si tu as entendu, cher lecteur, mais la Commission Européenne vient d’annoncer que la TVA pourrait être réduite sur la restauration à 5,5%. Cela fait des années que les gouvernements français militent pour cette mesure, et Sarkozy doit jubiler d’avoir pu arracher cette vieille demande de Jacques Chirac.

Même si je déplore cette nouvelle coupe dans les recettes alors qu’on annonce pour 2010 un déficit public record, je dois dire que la réduction de la TVA, l’impôt le plus inégalitaire qui soit, ne me déplaît pas puisqu’elle devrait permettre aux plus démunis d’en bénéficier…quoique. Ce matin, j’ai entendu sur France Inter le président du syndicat des restaurateurs annoncer sans se démonter que les prix ne baisseraient pas. Pourquoi ? Tiens, c’est drôle, parce que depuis six mois, ces prix se sont totalement effondrés. Alors, on pourrait imaginer que ce profit supplémentaire permettrait une hausse de salaire ou des embauches, mais rien de tout cela n’a été évoqué. De la baisse de la TVA dans la restauratio. Les caisses automatiques : déplaçons le tr. Dans le 200ème billet publié sur ce blog, Manuel attaque assez violemment les grandes surfaces qui maintiennent des prix élevés et leurs stratégies commerciales utilisant des cartes de fidélité aux avantages assez réduits.

J’avais moi-même attaqué les cartes de crédit-revolving que lançaient les supermarchés au mois de septembre dernier. Lorsque j’étais aux États-Unis, en avril dernier, j’avais découvert les caisses automatiques dans un supermarché de la marque Stop and Shop. Le principe est le suivant : tu te présentes devant la caisse, qui est une machine automatique, tu scannes tes articles toi-même, tu fais tes sacs tout seul, et puis tu payes, soit en utilisant ta carte de crédit, ta carte de débit, soit en usant de pièces et de billets. Dans ce supermarché, il y avait quelques caisses automatiques et quelques caisses encore tenues par des caissiers. Ce qui est encore plus dommageable, ce sont les nombreux clients qui vont être incapables d’utiliser ces machines. Ah, ces sales pauvres qui ne consomment pa. En ce moment, nos analystes économiques sont en pleine forme.

Partout, on peut lire une multitude de théories diverses et variées pour expliquer comment la crise économique va se dérouler, et ce qu’il faut faire, et surtout ne pas faire. Parmi ces visions, il y a une antienne qui revient en permanence : l’idée que l’augmentation des salaires n’aurait aucun effet sur le processus de crise. Pourquoi ? Parce que les Français, ces imbéciles, se jettent, dès qu’on leur donne du pognon, sur les produits venant de l’étranger, au lieu de consommer bien de chez nous, et particulièrement sur les produits allemands et asiatiques. Patrick Devedjian n’a pas hésité à nous resservir cela ce matin sur France Inter. Ce qui est vraiment intéressant là-dedans, c’est la logique du processus.

Oh, les vilains pauvres ! Cette vision-là est bonne pour la macroéconomie, et encore est-elle spécieuse. Pour pouvoir gérer la crise, nos élites ne doivent pas seulement faire de la macroéconomie. Pour réduire le déficit public, sabrons le. Le 27 janvier 09, le Mouvement du Planning Familial annonçait la fermeture d’une partie de ses 68 centres ouverts en France. En effet, l’État vient de décider de réduire ses financements de 20%. Le MPF touche ces subventions car l’État lui a délégué une partie de sa prévention sur l’avortement et la contraception. Certes, on sait que les finances publiques ne sont pas en grande forme et on peut ne pas s’étonner de ces réductions. Pourtant, quand on regarde les chiffres, on tique : le financement est passé de 2,6 à 2,1 millions d’euros, soit une diminution de 500 000 € cette année. Franchement, dans le vaste déficit public, cette somme apparaît comme une gouttelette dans la mer.

Le planning familial est une institution fondée en 1956 qui a lutté depuis pour permettre aux femmes de prendre le contrôle de leurs vies et avoir la possibilité de choisir leur moment pour faire un enfant. Apparemment, il n’en est rien. Parfois, on aimerait que la politique prenne un peu moins le pas… A qui profite le travail dominical ? Il y a de cela quelques jours, j'ai commenté un billet de Luc Mandret sur le travail du dimanche.

Le célèbre blogueur modémiste proclamait sa volonté de soutenir le travail durant cette belle journée. Je voudrais ici revenir sur un argumentaire que j'ai fait chez lui en commentaire. Je te pose une simple question, cher lecteur : à qui profite l'ouverture du dimanche ? J'avais déjà développé ici les aspects économiques du travail du dimanche : selon cet article, le travail du dimanche ne changeait rien pour l'économie si on déplaçait le jour de congé, et représentait une hausse du temps de travail si on permettait de travailler davantage que les 35 heures (voire les 39 heures vues les lois récentes). Depuis, j'ai développé une petite argumentation sur les bénéficiaires. Et pourtant, si ! Ces centres commerciaux ont donc un gros défaut : ils sont chronophages. Il n'y a pas que des aspects sociaux dans cette mesure.

La charité, ou le système de la culpabilis. Il y a des jours, cher lecteur, où j'envie les afficionados de ce blog qui vivent en province. En effet, cela te permet d'échapper au déferlement de publicités qui se répandent dans le métro parisien. En ce moment, tu peux découvrir, dans de nombreuses stations parisiennes, les affiches de la campagne 2008 du Secours Catholique. Je ne suis pas parvenu à trouver des images qui la reprennent sur internet, mais tu vas pouvoir trouver un erzats de la campagne sur ce site. Régulièrement, tu verras sur les blogs libéraux un argumentaire très simple sur les impôts.

Or, cher lecteur, je ne sais pas pour toi, mais moi, donner aux associations, que je ne connais pas vraiment, sur qui je n'ai aucun contrôle et dont je ne connais pas les modes de fonctionnement, cela me gène. Comment se compose l'image ? Cet aspect est ce qui me gène le plus dans la charité. Franchement, cher lecteur, je préfère les impôts et les cotisations sociales. Le travail jusqu'à 70 ans, c'est la santé. Ah, franchement, aujourd'hui, je suis heureux. L'UMP a enfin réalisé mon rêve. En effet, j'aime mon métier. Je me déprimais d'être obligé d'arrêter de travailler à 65 ans, vu que j'étais sûr que malgré mon jeune âge, je serai forcément en pleine forme à ce moment-là. Ah, que je maudissais l'État régulateur qui m'empêchait d'user de ma liberté de travailler autant que je le souhaite.

Je me demande presque pourquoi, alors que nous sommes dirigés par des politiciens qui se disent libéraux, on se limite à ce chiffre de 70 ans. Cette idée, comme le faisait déjà la loi Fillon en 2003, introduit une individualisation forte dans le rapport au régime de retraite que nous avons. La loi Fillon a introduit l'individualisation des parcours par rapport au système de retraite. Les libéraux s'imaginent que cette loi prépare la capitalisation. En effet, la France a une particularité : elle ne fait pas travailler ses vieux.

Une proposition libérale : le revenu d'exi. Une proposition libérale : le revenu d'exi. Comme tu as pu le lire dans mon billet précédent, cher lecteur fidèle, je m'intéressais grandement au programme libéral présenté par René Foulon sur son blog, et particulièrement à une mesure proposée : le revenu d'existence. J'avais présenté quelques critiques et réflexions à ce propos dans un billet précédent. René Foulon a répondu et clarifié quelques points, car je n'avais pas été le seul à réagir. Je dois te dire que ma première réaction a été l'agacement profond. Mon contradicteur a en effet trouvé opportun de me classer dans un groupe politique particulier, qu'il a présenté comme étant de "philosophie collectiviste". Je dois te dire que ce type de rhétorique me gène, au moins sur deux aspects: Tout d'abord, il vise à discréditer le contradicteur auprès des autres lecteurs du blog.

En effet, la plupart d'entre eux sont libéraux, ce qui signifie que je ne fais pas partie du cénacle. Car là est le fond de l'argumentaire. Pour les riches, ces 300 € par mois ne seront rien du tout.

Crise économique et financière.

Mouvements sociaux. Prendre en compte les loyers fictifs dans le système fiscal : qu'en pensez-vous ? Ces derniers jours, comme tout bon prof parisien qui se respecte, je suis en vacances. Voilà donc venu le temps pour remettre un peu ses cours à jour et pour profiter de son temps libre pour lire. Parmi mes achats littéraires du moment, j'ai fait l'acquisition du petit livre de Landais, Piketty et Saez, intitulé "Pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle. " Il est paru au Seuil. Dans la troisième partie du livre, les économistes se lancent dans une longue réflexion concernant les loyers et la propriété, dans le but d'intégrer mieux le patrimoine mais aussi les revenus qu'on en tire. Je voulais, dans ce court billet, te faire réagir, cher lecteur, à ces quelques propositions. Les auteurs se lancent d'abord dans une charge contre le système actuel d'allocations au logement, visant à aider les plus pauvres à louer leur résidence principale.

Enfin, nos économistes se livrent à une charge contre la taxe foncière. Posons la question aux citoyens : travailler plus, rester dans la situation actuelle ou travailler moins ? La valse des textes parus sur les 35 heures ces derniers jours me fait me poser une question très simple. Tout a commencé au PS. Depuis, de nombreux leaders politiques, de nombreux blogueurs, de nombreux journalistes de tout type de médias se sont exprimés.

A plusieurs reprises, les statistiques d'Eurostat ont été citées. Elles montrent que les Français travaillent 37,4 heures en moyenne (chômeurs inclus), plus que les Allemands et les Hollandais par exemple, pays où le chômage est nettement inférieur. A priori, l'absence de travail des Français est donc un gros flan, et si on ne compte pas les chômeurs, on atteint 41 heures. Là encore, on constate pourtant que les chiffres ne servent pas à grand-chose et que les acteurs sont idéologiquement convaincus de leurs positions. Le travail est une charge lourde pour tous les individus et il faut au moins l'empêcher de s'accroître et au mieux le faire encore plus diminuer.

Partons des électeurs eux-mêmes. Au travail, bordel !