Les vraies causes de la crise de la dette. Tout à coup, l’opinion prend conscience de l’importance de la dette dans les économies développées. Mais à cette occasion, tout est fait pour culpabiliser les peuples et leur faire croire que ces déficits et cette dette s’expliquent par un excès de dépenses, une mauvaise gestion et une politique sociale trop généreuse.
C’est un véritable mensonge qu’il faut dénoncer en expliquant que cette crise de la dette a d’autres causes bien plus profondes : les états développés sont avant tout confrontés aujourd’hui à un manque de recettes budgétaires et sociales lié à une mondialisation qui nivelle tout par le bas. Plutôt que de se polariser sur les déficits budgétaires, on ferait mieux d’analyser les déficits extérieurs qui révèlent la fuite des emplois vers les pays émergents, et notamment la Chine. En France, et dans les pays du Sud de l’Europe, s’est ajoutée la politique suicidaire de l’euro cher qui a asphyxié un peu plus nos entreprises. Le long passé de la dette publique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gérard Béaur Le problème de la dette publique surgit aujourd'hui avec une extrême urgence sur la scène économique, politique et médiatique. Par un jeu de dominos pervers, plusieurs pays de la Communauté européenne sont au bord de la banqueroute (Irlande, Grèce) ou mis en danger par l'explosion de leur dette publique (Portugal, Espagne, Italie), tandis que les Etats-Unis sont minés par leur déficit abyssal.
L'acuité de la crise financière et le désarroi des politiques incapables de la juguler expliquent la panique qui a saisi les marchés et l'angoisse qui a envahi les citoyens. Non que la question de la dette américaine ou du déficit des Etats européens ait été ignorée au moment du traité de Maastricht, en 1992, mais la tournure prise par les événements depuis 2008 lui confère le statut peu enviable de péril inouï.
Au Moyen Age, ce sont les cités italiennes (Venise, Florence...) qui ont été les instigatrices d'un système de dette publique. Dette publique : le faux consensus à la mode Fillon. Rigueur : Fillon taxe les riches de 200 millions et les autres de 11 milliards. Demain l'austérité, mais à quel prix pour les citoyens ? (Wikimedia - Benjamin Lemaire) Du même auteur C’est aujourd'hui que Fillon doit annoncer un lot de mesurettes destiné à combler le gouffre budgétaire qu’il a créé depuis 4 ans. La simple suppression de tous les cadeaux consentis depuis cette date aux riches et aux grandes entreprises devrait facilement représenter plusieurs dizaines de milliards par an.
À 9 mois des présidentielles, Fillon se contentera de quelques milliards, laissant l’exécution des basses œuvres aux «heureux gagnants» de 2012.D’Italie, j’ai pu suivre en direct les pitoyables tractations qui ont amené au «plan d’austérité» qui va plonger encore davantage ce beau pays sous le joug ultralibéral, et le chantage de Trichet : on te prête du pognon pour ajouter à ta dette, mais tu libéralises tout ! On dirait du FMI des années 70 dans le texte…Mêmes causes, mêmes effets.
Retrouvez SuperNo sur son blog. Pourquoi l'austérité n'est pas la réponse pour réduire la dette. ( Dessin Louison ) C’est la nouvelle pierre philosophale de la pensée unique qui domine la vie politique française. La France a trop dépensé pendant des années et doit maintenant mener une politique d’austérité pour assainir la situation. Même les candidats du PS y cèdent, les uns après les autres. Une autre vision de la dette Bien sûr, je n’ai pas l’intention de glorifier la dépense publique pour la dépense publique, de dire qu’il n’y a pas de problème, ou même de prôner un comportement démagogique.
Cependant, avant d’analyser ce qu’il faut faire, il faut questionner cette pensée qui s’impose à gauche, à droite et au centre. Les causes de notre endettement Il faut ensuite analyser les causes de notre endettement. Que faut-il faire ? Du même auteur Retrouvez Laurent Pinsolle sur son blog.