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Borloo : pourquoi on doute qu'il y aille

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Borloo : à qui profite son retrait ?

Jean-Louis Borloo fait durer le suspense pour 2012, Actualités. La "Gauche Moderne" ne peut soutenir Jean-Louis Borloo. Alors que s’ouvre l’Université d’été de "l’Alliance républicaine écologique et sociale", dénomination choisie par la confédération des centres, quelques remarques s’imposent. Nous sommes quelques uns, au sein de la "Gauche Moderne", à regretter de voir notre parti rejoindre cette alliance floue, sans projet ni programme. D’abord parce que, en se fondant dans ce regroupement de centristes, pour la plupart anciens de l’UDF, la "Gauche Moderne" perd sa spécificité de mouvement social libéral de gauche soutenant les réformes et la politique du président de la République, et va, progressivement disparaître.

Ensuite, parce que le ralliement à ce conglomérat, marqué par l’anti-sarkozysme, contribue à diviser et affaiblir la majorité présidentielle. Jean-Louis Borloo le 26 juin 2011 (WITT/SIPA) Certes, on ne croit plus aujourd’hui que cette candidature risquerait de provoquer un 22 avril "à l’envers" avec une possible élimination de Nicolas Sarkozy dès le premier tour. Suppositions ? "Accord en vue" entre Borloo et l'UMP ? Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, et le patron du Parti radical, Jean-Louis Borloo, se sont rencontrés mardi au sujet d'une subvention d'un million deux cent mille euros que réclame le Parti radical (PR) depuis plusieurs mois.

L'objet du désaccord : du côté de l'UMP, on estime que le Parti radical, qui était normalement lié au parti majoritaire par un contrat d'association, valable jusqu'en 2012, a rompu ses clauses (confidentielles) au moment de l'annonce de la probable candidature de Jean-Louis Borloo à la présidentielle. Et donc que cette somme correspondant au fonds de roulement du parti ne lui est pas due. Une position qui a toujours été contestée Place de Valois, où l'on estime que l'UMP se rend coupable d'un "enrichissement sans cause" et conservant des fonds publics qui reviennent au PR, au point qu'une procédure en référé aurait été déposée à la rentrée, après une série de consultations d'avocats.

Le Parti radical n'a pas encore donné sa réponse. Rama Yade : "Borloo sera candidat…" France-Soir. On a l’impression que Jean-Louis Borloo joue avec l’opinion à force de retarder sans cesse l’annonce de sa candidature. Vous, vous pouvez le dire : il sera candidat à l’Elysée, n’est-ce pas ? Rama Yade. Je suis convaincue qu’il sera candidat. En six mois, il a déjà accompli un énorme travail, personnel et collectif, pour se préparer à l’élection présidentielle. Jean-Louis, c’est quelqu’un qui, hier, a tout laissé derrière lui pour venir au secours de Valenciennes, une ville dont tout le monde désespérait. Il est différent des autres. F. F. F. F. F. F. F. F. F. F. F. F. Propos recueillis par Dominique de Montvalon , et Marie-Laure Hardy. Dossier: embouteillage au centre ? Dossier : Le Centre de toutes les attentions. Dossier : Borloo/Bayrou, bataille au Centre. Borloo et Bayrou pourraient s'unir... mais se disputent le centre !

(Jean-Louis Borloo - wikimedia commons - MEDEF) Du même auteur Laureline Dupont de Marianne a constaté à peu près les mêmes choses que moi : il y a une comptabilité presque parfaite entre les propositions de Bayrou et celles de Borloo. En fait, elle va même plus loin que moi : elle pense que Borloo a lu Bayrou. Les centristes sont généralement gens pragmatiques, et cela ne m'étonne guère qu'ils se rejoignent dans nombre de domaine. Retrouvez L'Hérétique sur son blog. Hervé Morin dégaine contre Borloo et ses Radicaux. (Wikimedia commons - Harald Dettenborn - cc) Du même auteur Hervé Morin a profité d'un après-midi champêtre dans sa Normandie natale pour jeter un nouveau pavé dans la marre de l'Alliance républicaine et centriste, dont la première université d'été doit se dérouler le weekend prochain à La Grande Motte.

Jetée aux orties la belle entente centriste que lui et Jean-Louis Borloo s'étaient échinés à construire depuis le mois de décembre dernier. Ce samedi 3 septembre, le patron du Nouveau centre a prononcé un discours offensif, voire offensant pour son collègue du Parti radical. « Ma détermination à être candidat, à porter les couleurs du centre est intacte, a commencé par rappeler le sémillant centriste à ceux qui en douteraient.

En aucun cas, je ne me déroberai à mes responsabilités. Je ne laisserai pas torpiller le message centriste. » Premièrement : mettre en doute la candidature Borloo et surtout, la volonté de ce dernier d'aller jusqu'au bout. Borloo ? Ca murit. Doucement.