Le record fou de Yves Leterme - sudpresse.be. La Belgique sans gouvernement depuis un an - Europe. Home_theme © © France Info - Radio France C’est un peu comme une valse à mille temps : "Une année… à tourner en rond" , titre ce lundi le quotidien belge Le Soir.
Depuis le 13 juin 2010, et la victoire du parti nationaliste flamand N-VA aux élections législatives (28,2% des voix en Flandre), la Belgique n’a pas de gouvernement élu. Le gouvernement sortant d’Yves Leterme continue de gérer les affaires courantes malgré huit tentatives de médiations royales, des mois de négociations entre Flamants et Wallons, et la pression populaire. Pourquoi ça coince ? Les partis flamands n’en démordent pas : en échange de la formation d’un gouvernement, ils veulent un transfert conséquent de pouvoirs vers les régions. Belgique : quelles échéances pour un nouveau gouvernement.
La Belgique a-t-elle encore une chance qu’un gouvernement se forme ?
Pour quand peut-on espérer voir les négociations s’achever ? Alors que la barre fatidique des 500 jours sans gouvernement en Belgique sera bientôt franchie, une nouvelle réforme pourrait annoncer une sortie de crise. Il est très dur de résumer la situation belge actuelle compte tenu du fait que les négociations évoluent chaque jour, presque chaque heure. Aujourd'hui, en ce moment-même peut-être, les négociateurs sont réunis pour discuter des réformes socio-économiques. Les représentants des principaux partis belges le 11 octobre 2011 lors d'une réunion à Bruxelles (B. Tout n'est pas perdu. Trois jours plus tard, les discussions en vue de former une coalition - et donc un gouvernement - pouvaient commencer. Crise politique : vraie colère, fausse naïveté et coups bas. Il y a une image forte qui restera de la journée d’hier.
Celle de Benoît Lutgen interrogé par les journalistes à la sortie des négociations. Le président du cdH explose : « C’est de l’irresponsabilité politique». Une petite phrase lâchée avec une vraie colère, pas mesurée, pas calculée, visiblement sincère. Dans le jeu de rôle observé hier, cette sortie avait une certaine fraîcheur. Car, il faut bien le dire, les calculs des uns et des autres a atteint, hier, un degré d’insupportabilité extrême. Dans ce débat, les libéraux font preuve d’une intransigeance qui, on ne peut que le constater, irrite les autres partenaires. Les points qui coincent À droite, on voudrait en finir avec l’indexation et faire encore plus d’économies sur les soins de santé et les services publics. Lorsque les libéraux, singulièrement l’Open-VLD, affirment vouloir défendre les intérêts des classes moyennes dans les débats en cours, on peut s’interroger.
Charles Michel, serein ou excédé ? Les libéraux se défendent d’avoir refusé de négocier. Après le blocage des négociations budgétaires constaté dans la nuit de dimanche, le formateur a convoqué une réunion à 14 heures 30.
Les représentants des six partis se sont donc retrouvés à la présidence de la Chambre mais la réunion a tourné court. A 15 heures 20, le formateur quittait en voiture la rue de la loi pour se rendre chez roi, constatant l’échec. En arrivant à la Chambre, la vice-Première ministre Laurette Onkelinx, qui négocie pour le PS, avait déjà souligné que quatre partis avaient accepté de discuter sur la base de la dernière proposition du formateur. « J’espère que maintenant il y en aura six, que chacun dira que les grandes lignes sont acceptables ». Et d’insister sur le fait que l’on attendait désormais la réponse des libéraux.
Alexander De Croo, le président de l’Open Vld, a rappelé pour sa part que ce que son parti attendait, « c’est ce que l’Europe demande ». Les autres présidents de parti n’ont fait aucun commentaire en arrivant. Un scénario préparé à l’avance ? M. Standard and Poor's dégrade d'un cran la note de la Belgique à AA. Belgique : accord conclu pour boucler le budget 2012. Après 535 jours de crise, la Belgique aura bientôt un gouvernement. Au terme d'une crise politique de 535 jours -un record mondial- la Belgique va pouvoir se doter d'un gouvernement de plein exercice appelé à être dirigé pour la première fois depuis 32 ans par un francophone, Elio Di Rupo, à la suite d'un accord trouvé jeudi soir.
Les six partis politiques flamands et francophones engagés depuis août dans des négociations en ce sens ont scellé un compromis sur le programme du futur gouvernement. "Il y a un accord global" sur le contenu "c'est à dire sur la réforme de l'Etat, le socio-économique et le programme du gouvernement", a indiqué à l'AFP une source proche des discussions. Aucun commentaire officiel n'était prévu avant jeudi, où les négociateurs doivent procéder à une ultime relecture du lourd document -185 pages- avant de sceller l'accord. «C'est le bout du tunnel» Elio Di Rupo, le président du parti socialiste wallon, avait quitté les négociations dans la soirée tout sourire, sans faire de commentaires.