Teaser. Elbeuf : au Cirque-Théâtre, Guillaume Martinet jongle entre noir et blanc dans Monographie. Par Rédaction Elbeuf Publié le 14 nov. 2024 à 17h10 Il a suffi d’une simple incitation de sa comparse Laure Caillat pour que le jongleur Guillaume Martinet puisse enfin arpenter le chemin d’un seul en scène. Co-directeur de la compagnie Defracto avec Loyse Delhomme, en association avec les artistes plasticiens Margot Seigneurie et Pierre Morel, ce jongleur à la silhouette filiforme, visage taillé à la serpe et à la chevelure hirsute, réalise avec Monographie une performance aussi jouissive qu’explosive. Un mélange de jonglage, de dessin et d’humour Non sans légèreté souriante et consistance de propos, l’artiste magnifie son geste au cœur d’un espace rectangulaire tout de noir et blanc, où s’enchevêtrent parfaitement jonglage, art, dessin et humour typique des cartoons.
Le titre, à première vue, pourrait paraitre contradictoirement, un rien trop raisonnable vis-à-vis de sa proposition. La liberté dans le cartoon Une fascination pour la texture « Et là, révélation, se souvient-il encore. Festival Off : "Monographie", une pépite à voir en famille. L'espace scénique est divisé en deux : dans le noir on fabrique, dans le blanc on anime. À jardin, l'artiste fait défiler les cadres sur lesquels il trace à l'encre noire un cercle, une ligne, une boule, qui deviendront à cour des anneaux de jonglage, une fente, une balle. C'est magique. Les yeux des spectateurs sont éblouis. Comment une tache peut-elle devenir pâte à modeler ? Comment peut-on tracer une fenêtre capable de nous faire disparaître ?
C'est qu'en passant de l'ombre à la lumière, Guillaume Martinet devient lui-même un personnage de fiction, le petit bonhomme de La Linea (souvenez-vous de la main d'Osvaldo Cavandoli), baragouinant et jouant des contraintes qu'il s'est lui-même tracées. Le tout est très chorégraphié : l'artiste nous emmène dans un voyage synesthésique, où la matière visible devient palpable, où la mousse qui s'écrase fait des rebonds tonitruants, sur une musique électro et un corps sans cesse en mouvement. "Monographie", Le Totem, 20 avenue Monclar. Sélestat. Du cartoon au jonglage graphique, le spectacle “Monographie” ouvre un univers loufoque mardi 10 mars. La salle des Tanzmatten accueille Guillaume Martinet de la compagnie Defracto avec son spectacle Monographie le mardi 10 mars. Le seul-en-scène Monographie est une aventure aussi graphique que burlesque inspiré de l’univers du cartoon.
Un personnage monomaniaque et excessif s’entraîne à mourir, car répéter sa mort est un bon moyen de ne pas la rater. Sans un mot, il se joue des contraintes pour faire surgir l’imprévu. « Dans le cartoon, on trouve tout ce dont on a besoin pour parler de ce dont on a besoin de parler. Le cartoon s’auto-détermine, se passe de justifications et jouit par essence d’une liberté assez immense : celle de pouvoir créer sa propre réalité, un environnement créatif dans lequel absolument tout est permis, tout est cohérent, puisqu’inventé de toutes pièces », aime à rappeler Guillaume Martinet, interprète et chorégraphe de la compagnie. Monographie embarque le public, de 6 ans à beaucoup plus, dans un monde presque absurde où absolument tout est permis.
Monographie par le jongleur Guillaume Martinet... Dans Monographie, le jongleur Guillaume Martinet s’inspire de l’univers du cartoon. Par l’humour et une bonne dose d’absurde, il fait de son propre corps le lieu de grandes surprises. Defracto explore depuis une quinzaine d’années un langage corporel et jonglé où l’humour est roi. De cette compagnie qui fait aujourd’hui référence dans sa discipline, on se rappelle par exemple de Flaque (2013), où Guillaume Martinet, David Maillard et Éric Longequel mêlaient différentes pratiques – le hip hop, le butô ou encore la danse classique – pour interroger les fondements de leur art, notamment la virtuosité qui lui est encore très souvent associée. Plus tard, dans Croûte (2021) qui est toujours en tournée, Guillaume Martinet poursuit cette recherche, seul cette fois dans une performance in situ tout terrain. C’est de nouveau en solo qu’on retrouve l’artiste dans Monographie. Impossible n’est pas jonglage Anaïs Heluin.
Guillaume Martinet dans Monographie. La compagnie Defracto défend depuis 15 ans un jonglage graphique, rythmique et expressif. Pour sa nouvelle création, avec en piste le jongleur Guillaume Martinet, elle associe jonglage et dessin. Plus précisément, le cartoon, cette forme particulière de dessin animé où la gestuelle et les mimiques sont étirées, déformées, élargies ! Pensez à « Bip Bip et Coyote » !
Mais c’est bien hors du petit écran que nous sommes. Il est là, juste devant nous : un personnage de cartoon en trois dimensions, excessif, monomaniaque, drôle ! Une "Monographie" pleine de dessins, d'humour, de groove, et d'obets jonglés - Cult. Guillaume Martinet n’est pas qu’un très bon jongleur : il a une signature artistique bien reconnaissable, et une façon assez inimitable d’occuper l’espace, jouant de son corps tout en longueur dont il semble embarrassé jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’en athlète bien préparé il peut au contraire le plier à la moindre nécessité de ses spectacles. Jonglage précis qui cherche le sol et les temps d’arrêt, goût pour les accompagnements musicaux hip hop et pour un humour élégant et pince-sans-rire, voilà ce qui pourrait caractériser l’univers de l’artiste, en version un peu réductrice. Sur ces plans, Monographie ne déçoit pas, mais ajoute des dimensions qui en font une oeuvre très intéressante. Guillaume Martinet met également au service de Monographie un humour à la fois physique et généreux : aucun mot n’est prononcé de tout le spectacle, mais il dialogue tout de même intensément avec le public, ne lâchant jamais la salle, réagissant à tout ce que lui fournit le public.
MONOGRAPHIE - La Brèche. Vous parlez de ce nouveau spectacle comme le projet de vos rêves. Pourquoi ? Guillaume Martinet : Oui, il s’avère que les deux derniers spectacles de la compagnie sont les spectacles de mes rêves. Ils dressent le bilan de ma carrière de jongleur et de quinze années de création au sein de DeFracto. Le premier, c’est Croûte, une pièce de jonglage in situ et spontanée de trente minutes, que je peux jouer partout. C’est un réel plaisir de pouvoir proposer une forme légère, simple à tourner et accessible, tout en restant exigeant dans mon art. Le second sera Monochraturé (titre provisoire), la nouvelle création de la compagnie qui sortira à l’automne prochain.
Ce nouveau projet revêt donc pour vous une grande valeur symbolique. GM : Avant toute chose, ce spectacle solo est l’œuvre de toute une équipe. Vous avez pensé Monochraturé comme “un solo de jonglage explosif de 50 minutes”. GM : La réponse est oui. Compagnie DeFracto. Monographie, le jongleur Guillaume Martinet s’inspire de l’univers... Dans Monographie, le jongleur Guillaume Martinet s’inspire de l’univers du cartoon. Par l’humour et une bonne dose d’absurde, il fait de son propre corps le lieu de grandes surprises. Defracto explore depuis une quinzaine d’années un langage corporel et jonglé où l’humour est roi.
De cette compagnie qui fait aujourd’hui référence dans sa discipline, on se rappelle par exemple de Flaque (2013), où Guillaume Martinet, David Maillard et Éric Longequel mêlaient différentes pratiques – le hip hop, le butô ou encore la danse classique – pour interroger les fondements de leur art, notamment la virtuosité qui lui est encore très souvent associée. Plus tard, dans Croûte (2021) qui est toujours en tournée, Guillaume Martinet poursuit cette recherche, seul cette fois dans une performance in situ tout terrain.
Impossible n’est pas jonglage Anaïs Heluin.