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Shahada - Fida Mohissen, François Cervantes

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Dossier artistique Shahada. Teaser. Shahada, il y a toujours un ailleurs possible. Festival Off d'Avignon. Vis ma vie sur scène : Shahada. Il arrive sur scène, au 11, et c’est par ses silences que l’on comprend l’intensité de ce qui va suivre. Fida Mohissen réfute le mot courage, « c’était une nécessité ». Shahada est un travelling sur son parcours, l’évocation de sa foi en l’humanité, en un ailleurs possible, en son islam intime. « Dans les temps de chaos, les artistes et intellectuels ont la responsabilité de prendre la parole » confie-t-il. La mise en scène de François Cervantes donne vie à une conversation entre le jeune Fida joué par Rami Rkab et le Fida pacifié d’aujourd’hui, entre un jeune révolté bourré de conviction et un homme plus serein. « Quand j’ai commencé à écrire, je craignais encore que ce jeune Fida hante mes pensées irrémédiablement.

Dans « Shahada », Fida Mohissen raconte sa jeunesse, avec François Cervantes à la mise en scène. Fida Mohissen et Rami Rkab, précisément et élégamment dirigés par François Cervantes, interprètent une bouleversante traversée existentielle. Sidérant d’intelligence, de bonté et de force. Immanquable ! La confession est à la mode et les tranches de vie qu’assène aujourd’hui le théâtre sombrent souvent dans le sentimentalisme narcissique, comme si les souffrances méritaient toutes d’être bramées, au prétexte de soigner ceux qui les racontent. Le témoignage n’a d’intérêt que lorsque le baume est appliqué sur les plaies de ceux qui l’écoutent. Ils sortent ainsi grandis d’avoir entendu ce qu’un de leurs semblables avoue sans s’héroïser, parlant de tous en le faisant de lui-même. Que l’amour soit, et la lumière fut !

Un homme avance dans la lumière. Catherine Robert. « Shahada », Fida Mohissen d’un monde à l’autre - Sceneweb. Photo Debby Termonia Dans Shahada – Il y a toujours un ailleurs possible, Fida Mohissen se livre à une confession. Il convoque pour cela le Fida du passé, lui fait raconter sa vie en Syrie, son double rapport au théâtre et à la religion. Épuré à l’extrême, le dialogue entre l’homme d’hier et celui d’aujourd’hui donne à voir avec une grande subtilité la construction d’un artiste. Et la conquête d’une liberté. À son pas lent, mais déterminé, à son regard qui va droit au public, tout en exprimant une pensée tournée vers l’intérieur, une forme de méditation, Fida Mohissen suggère d’emblée le long chemin qu’il a dû parcourir pour en arriver là.

Dans son archéologie périlleuse, dans la mesure où elle tend à réunir dans un même espace deux visions du monde habituellement opposées – celle de l’artiste et du religieux –, Fida Mohissen ne s’engage pas seul. Anaïs Heluin – www.sceneweb.fr. C'est l’histoire d’un mec... - I/O Gazette. C’est un texte qui vient de loin. De l’enfance. Du fond de l’âme. « Shahada » signifie « être présent », « être témoin », « attester ». Par extension, le témoignage est devenu la profession de foi musulmane, premier pilier de l’islam, puis le martyr. Fida Mohissen est allé chercher ce texte au fond de son âme. C’est une plongée dans les souvenirs de sa vie pour comprendre ce qui a pu faire naître chez le jeune Syrien, qui a quitté son pays natal pour la France, la tentation de l’enfermement dans le dogme religieux, puis sa progressive libération.

L’auteur qui joue son propre rôle vient raconter au public son enfance en Syrie, le djihad en Bosnie, son arrivée à Paris, ses expériences théâtrales. Dans le Calvados, une pièce de théâtre bouleversante : "Un vrai coup de cœur" Par Rédaction Flers Publié le 23 janv. 2025 à 10h55 La salle de cinéma Le Normandy de Thury-Harcourt (Calvados) accueille, vendredi 24 janvier 2025 à 20 h 30, la pièce de théâtre « Shahada, il y a toujours un ailleurs possible » de Fida Mohissen.

Proposé par l’OMAC Spectacle dans le cadre de sa saison culturelle, ce récit intime et puissant, présenté par la compagnie Fabriqué à Belleville, est une plongée dans l’histoire personnelle de Fida Mohissen. Un témoignage « C’est un vrai coup de cœur », déclare Yves Macé, président de l’OMAC. Nous avons découvert cette pièce lors du Festival d’Avignon 2023. Quand nous sommes sortis de la salle, nous étions bouleversés par ce récit. Ce spectacle, troisième de la saison culturelle de l’association, a été recommandé par le Département, et promet d’être un moment marquant pour le public local.

Fida Mohissen, d’origine syrienne, a grandi dans un strict respect des préceptes de l’islam. Récit poignant Durée 1 h 10 à partir de 15 ans. #Islam. Festival d’Avignon 2023 : Shahada, il y a toujours un ailleurs possible - Licra - Antiraciste depuis 1927. Du 7 au 26 juillet à 12h15 (Relâche les jeudis 13 et 20) • 11•Avignon, 11 boulevard Raspail, Salle 3 • Durée 1h10 (dès 15 ans) « Shahadah », premier pilier de l’Islam, signifie le témoignage… Un homme en scène, debout, nous fait face et nous interpelle, nous le public.

Ce qu’il va nous raconter c’est son histoire, son parcours depuis la Syrie jusqu’ici en France. Sur le plateau nu, deux chaises, guère plus qu’un plein feu. Le comédien Fida Mohissen, un homme entre deux âges qui est aussi l’auteur du texte, s’assoit sur la chaise face public, proche. Entre les deux hommes, il y a la distance du plateau, de l’exil, les surgissements et soubresauts de la mémoire, la culpabilité de celui qui a adopté l’Occident, sans pour autant oublier d’où il vient et effrayé d’avoir un jour, – celui de l’effondrement des « twin towers » – été tenté par la radicalité. C’est magnifique, poignant. Véronique Ejnès Je suis sortie de Shahada, envoûtée, littéralement envoûtée. Josiane Pioda. Shahada : témoignage intime d’un parcours entre Damas et Paris  • Le Suricate. De Fida Mohissen. Mise en scène de François Cervantes. Avec Rami Rkab et Fida Mohissen.

Du 13 septembre au 1er octobre 2022 au Théâtre de Poche. Shahada est un mot arabe aux sens multiples, “attester de”, “présence”, “mourir en martyr”, “témoigner”… une polyphonie qui se rattache au caractère multiple du personnage éponyme. Syrien littéraire, musulman et expatrié, la vie de Fida Mohissen est aussi romanesque que touchante. C’est avec l’acteur Rami Rkad – dans le corps de son jeune moi – qu’il prend place sous le plateau pour nous la conter. La première scène s’ouvre sur une introduction déclamée par Fida Mohissen, directement il prend de la distance sur son rôle de témoin, ses doutes quant à sa place d’acteur et de biographe. Dans ce script intimiste, il extériorise les conflits internes qui habitent les expatriés, les chocs culturels, la violence des mots aux valeurs divergentes selon le locuteur. "Shahada", pour comprendre comment on peut haïr l'Occident tout en y émigrant. "Shahada", bouleversant récit de la victoire de l’amour sur les ténèbres.

Fida Mohissen et Rami Rkab, précisément et élégamment dirigés par François Cervantes, interprètent une bouleversante traversée existentielle. Sidérant d’intelligence, de bonté et de force. Immanquable ! La confession est à la mode et les tranches de vie qu’assène aujourd’hui le théâtre sombrent souvent dans le sentimentalisme narcissique, comme si les souffrances méritaient toutes d’être bramées, au prétexte de soigner ceux qui les racontent. Le témoignage n’a d’intérêt que lorsque le baume est appliqué sur les plaies de ceux qui l’écoutent. Que l’amour soit, et la lumière fut ! Un homme avance dans la lumière. Catherine Robert. Festival OFF d’Avignon : se repérer dans la jungle de la programmation 2023 | France Culture. Peu importe vos préférences, vous trouverez forcément votre bonheur à Avignon. Si vous avez évidemment préparé avec soin votre agenda de spectacles à voir dans le In, la programmation officielle, comment s'y retrouver dans le panel de près de 1 491 spectacles qu'offre le OFF ?

Soit on s'en remet au bouche-à-oreille avignonnais, soit à l'intuition de la productrice à France Culture Marie Sorbier qui, chargée d'une chronique quotidienne "Le Son d'Avignon" consacrée à l'actualité de cette 77e édition, partage ici et en avant-première ses coups de cœur parmi la programmation du OFF 2023. Pour ceux qui préfèrent la danse contemporaine ✨ Pour sortir au jour d'Olivier Dubois / La Scala, du 7 au 16 juillet Coup de cœur absolu pour une petite pièce qui procure de grandes émotions. Le chorégraphe et danseur Olivier Dubois revient sur son histoire et danse pour nous des extraits des pièces qui ont marqué son parcours. Olivier Dubois est danseur et chorégraphe.

À réécouter. Dans « Shahada », Fida Mohissen raconte sa jeunesse, avec François Cervantes à la mise en scène. Fida Mohissen se confronte à sa jeunesse exaltée et radicale pour raconter, sans les fioritures poseuses ni les affèteries de la belle âme, le parcours de l’asservissement haineux à l’amour serein. Toute interprétation est une trahison : « shahada », qui dit la profession de foi essentielle de l’islam dont elle est le premier pilier, peut aussi être traduit par « martyr » et exiger le sacrifice au nom de Dieu si on le croit avide du sang de ses ennemis et de la chair de ceux qui s’en font le glaive.

Mais on peut aussi préférer un Dieu aimant, dont la créature témoigne de la bienveillance par imitation. « Ce texte, dit Fida Mohissen, je ne l’ai pas écrit pour moi, ni pour les directrices ou directeurs de théâtre, non plus pour mes amis. Ce texte je l’ai écrit pour mes filles et les jeunes de leur génération. Pour mes sœurs et leurs enfants restés là-bas.

Témoin jusqu’au bout Catherine Robert. Toujours du côté du off - Le journal d'Armelle Heliot. La programmation du 77ème festival d’Avignon nous laisse beaucoup de temps pour le « off ». Une chance, car même les spectacles un peu faibles, sont méritants et certains sont excellentissimes. Pour un Julien Gosselin, dans son chemin rigoureux et son Extinction vue au Printemps des Comédiens dans des conditions un peu différentes, à une heure très accessible, dans le grand théâtre Jean-Claude-Carrière, alors qu’à Avignon, cela se joue en extérieur à partir de 21h3à et les spectateurs sortent à 2h30/3h00 du matin, ce qui n’est pas idéal et interdit les spectateurs avignonnais qui travaillent.

Ceux qui ont toujours été oubliés. Pour Julien Gosselin, pour l’admirable Anne Teresa De Keersmaeker, entourée d’un groupe d’artistes puissants, puissantes, pris dans la constellation des treize interprètes, eux compris, tous bouleversants, on en reparlera. Le spectacle n’avait pas d’autre titre que « création 2023 ». Shahada veut dire « témoignage ». « Shahada » ou comment se débarrasser de soi-même - Journal Zebuline. Dans la lumière de la salle encore éclairée, Fida Mohissen s’avance, le regard fixé sur les spectateurs.

Il semble hésiter, comme agité d’une sorte de fièvre intérieure. On est en tension, en attente. « Ça ne va pas être facile » nous dit-il. Il a quelque chose à nous dire, à partager. Puis il se lance, bafouillant presque, d’une voix douce et posée. Peu à peu il va dérouler les souvenirs de son enfance au Liban, la lecture des livres de la bibliothèque de son père, ses études au lycée de Damas. Le metteur en scène, François Cervantes, a accompagné la démarche de Fida et la version définitive de son texte, Shahada, qui veut dire être présent, témoin. C’est son engagement dans le théâtre grâce au service culturel français qui lui ouvre de nouvelles portes, lui faisant peu à peu entrevoir la lumière et la voie de la liberté. Le dialogue entre les deux Fida est joué avec une grande sensibilité, une émotion à fleur de peau qui gagne le public. Chris Bourgue. Thonon-les-Bains. Shahada , les souvenirs d’une vie.

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