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Grand-peur et misère du IIIe Reich - Julie Duclos, Bertolt Brecht

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Facebook. Teaser. Grand-Peur et misère du IIIème Reich de Bertolt Brecht. Julie Duclos adapte majestueusement Grand-Peur et misère du IIIème Reich de Bertolt Brecht. Une pièce maîtrisée sur les effets du nazisme qui sonne comme un avertissement. Ce n’est pas du Brecht version épique et musicale. C’est plutôt une œuvre d’un réalisme saisissant et alarmant, dont s’est saisie Julie Duclos. Un texte écrit entre 1935 et 1938 qui raconte ce que c’est que de vivre avec la montée du nazisme, en Allemagne. Une société qui ploie sous la peur, dans laquelle plus personne n’ose exprimer ses opinions et craint d’être dénoncé par sa famille même. Dans une suite de tableaux qui traversent la société de l’époque, Grand-Peur et misère du IIIème Reich donne à toucher du doigt la réalité concrète de tout régime autoritaire. Partout la même terreur qui se répand Côté plateau, via une scénographie majestueuse et épurée, Julie Duclos fait glisser ses interprètes d’un rôle à l’autre dans une parfaite fluidité.

Eric Demey. "Grand-peur et misère du IIIe Reich" : tout simplement | France Culture. Julie Duclos met en scène Grand-peur et misère du IIIe Reich de Bertolt Brecht. Photo Simon Gosselin La metteuse en scène Julie Duclos s’approprie treize des vingt-quatre tableaux de la pièce de Brecht et leur insuffle une énergie sensible qui renforce leur portée politique. « Après la chute de ce Reich, Grand-peur et misère du IIIe Reich ne sera plus un acte d’accusation. Mais il sera peut-être encore un avertissement », osait Brecht, avec l’emphase et le caractère prophétique qu’il faut, parfois, lui reconnaître. Si comparaison n’est jamais raison, le théâtre a ceci de précieux qu’il peut être à la source de vertiges, et il en va ainsi, comme il l’avait prédit, de la pièce du dramaturge allemand. En regard de la situation politique que nous connaissons, et qui a vu, il y a quelques semaines seulement, l’extrême droite s’approcher dangereusement des portes du pouvoir, Grand-peur et misère du IIIe Reich agit comme une troublante chambre d’écho, où les similitudes, mais aussi les écarts entre notre époque de celle de l’Allemagne nazie apparaissent au grand jour.

« Grand-peur et misère du IIIe Reich » : Julie Duclos raconte la chronique du nazisme ordinaire - Cult. « Les plus belles bottes » Dans le texte d’origine, la pièce compte vingt-quatre saynètes qui, ensemble, dressent un portrait de la société allemande depuis l’avènement de Hitler jusqu’aux prémices de la guerre, sans toutefois suivre une chronologie rigoureuse. Julie Duclos en garde treize. Oui, treize tableaux. Et pourtant, il n’y a aucun souci de transition ici, aucun effet de catalogue ni de tiroir. Toutes les séquences s’enchaînent avec un lien très clair entre elles : le nazisme s’infiltre par les plus petits interstices possibles – la cuisine, la rue, un bureau, le salon familial. La première image donne le ton. La maison semble bourgeoise, une lumière magnifique éclaire la grande table (merci à Dominique Bruguière, assistée d’Émilie Fau). Dès les premières minutes, tout est réuni : le jeune affreux s’amuse, pervers à souhait, à montrer comment il repère les « ennemis du peuple »

. « Donne-moi le manteau de fourrure » « Qu’est-ce qui est utile ? Grand-peur et misère du IIIème Reich par Julie Duclos -critique. Comment la peur se saisit des âmes et des corps dans un régime totalitaire. Brecht portraiture la société allemande d’avant-guerre et Julie Duclos l’adapte majestueusement dans un spectacle aux allures d’avertissement. Ce n’est pas le Brecht épique qui écrit Grand-Peur et Misère du IIIème Reich mais un Brecht réaliste qui ausculte la société allemande confrontée à l’installation du nazisme. Écrite entre 1935 et 1938, la pièce fait se succéder des scènes du quotidien, traversant divers pans de la société allemande, tous étranglés par le climat de terreur fasciste. Comment se met-on à se taire ? À mentir systématiquement ? « J’ai voté Hitler » Julie Duclos, artiste associée au Théâtre National de Bretagne dont elle ouvre ici la saison, laisse quelques épisodes du texte de Brecht de côté mais en saisit l’homogénéité globale via une scénographie élégante et épurée.

Eric Demey. Grand peur et misère du IIIe Reich, la fresque glaçante de Brecht  | L'Œil d'Olivier. Les mots, même les plus anodins, les gestes, les silences ont leur importance. Ils expriment tant de nous, de nos pensées, de nos convictions profondes. On a beau les cacher, les enfouir au plus profond de soi, ils finissent toujours par transpirer par les pores de notre peau et par nous trahir. Que l’on se fonde dans le moule, qu’on accepte bon an mal an la servitude d’un état dictatorial, que l’on soit convaincu de son bienfait pour le peuple ou que l’on rentre en résistance, on n’échappe jamais à sa fatale destinée. À tout moment, le couperet peut tomber. Le parfait timing C’est un projet que Julie Duclos nourrit de longue date, porter au plateau Grand peur et misère du IIIe Reich de Bertolt Brecht.

Au centre du plateau, une immense table. La peur à tous les étages Bien qu’il ait quitté l’Allemagne avec sa femme, en février 1933, Bertold Brecht tisse des récits de vie d’une rare acuité. Épure et austérité Olivier Frégaville-Gratian d’Amore – envoyé spécial à Rennes.