Teaser. Juliet & Romeo, mise en scène de Ben Duke, conception de Ben Duke et Solène Weinachter, au Théâtre de la Ville / Les Abbesses, Paris - Un Fauteuil Pour l'Orchestre - Le site de critiques théâtrales parisien. © Bath Ustinov ƒƒƒ article de Denis Sanglard Que sont les amants de Vérone devenus ? Sortis de leur tombeau par Ben Duke, réfugiés à Paris (rue de Clichy), ensemble depuis vingt ans, c’est un couple en pleine déconfiture, au bord de la crise de nerfs, et qui tente de comprendre comment ils en sont arrivés là, à ce point de rupture inéluctable. La passion s’est fracassée au fil des ans sur la banalité et l’ennui du quotidien. Alors chacun son tour on refait le film.
Ben Duke à l’ironie mordante et cette satire, so british par son humour pince-sans-rire, caustique et décapante aussi hilarante soit-elle n’en est pas moins d’une grande férocité. Juliet & Romeo, mise en scène de Ben Duke Conception : Ben Duke et Solène Weinachter Assistante à la mise en scène : Raquel Meseguer Zafe Lumière : Jackie Shemesh Décor et costumes : James Perkin Avec Kip Johnson et Solène Weinachter Jusqu’au 18 mai 2024 à 20h Durée 1h15 Théâtre des Abbesses 31 rue des Abbesses 75018 Paris. Juliet & Romeo de Ben Duke, scènes (dansées) de la vie conjugale | Coups d'Œil. Les amoureux ont peur pour leur couple, et nous d’être pris en otage dans une thérapie face public, tout quatrième mur tombé, dans un ton gentiment cynique.
Mais l’artifice tombe vite. Oui, des problèmes à régler, il y en a un tas, comme dans la plupart des ménages qui se brisent. Mais cela ne passera pas par le verbiage, la confession ou le reproche. Aussi, la gestuelle qui accompagne la parole, qui appuie tel argument et trahit telle gêne, se transforme bientôt en geste, puis en mouvement et en danse. Encore relativement peu connu en France, Ben Duke manie un théâtre dansé sans emphase ni esbroufe, choisissant d’habiter la banalité et la quotidienneté pour mieux y laisser émerger le mouvement, la qualité duquel est servie par deux interprètes gracieux. Samuel Gleyze-Esteban. Ben Duke ressuscite « Roméo et Juliette »