Aung San Suu Kyi: le "printemps arabe" doit "inspirer" les Birmans. Amnesty veut une enquête européenne sur les crimes du régime birman. Le gouvernement birman "continue de violer massivement les droits de l'homme" quatre ans après la répression brutale par la junte d'un mouvement de contestation dirigé par les bonzes, la "révolution de safran", a dit Benjamin Zawacki, chercheur spécialisé sur la Birmanie à Amnesty.
Dans un article publié vendredi dans le magazine en ligne d'exilés birmans Irrawaddy, il déclare que des informations en provenance de régions habitées par des minorités ethniques suggèrent que 50 000 personnes pourraient avoir été chassées de chez elles par les conflits entre le gouvernement et les minorités Shan et Kachin et que les violations des droits de l'homme se sont poursuivies sous le régime parvenu au pouvoir à l'issue des élections controversées de novembre dernier.
Birmanie: Aung San Suu Kyi rejette l'idée d'un soulèvement populaire. "J'ai toujours dit que j'étais une optimiste prudente et je le demeure.
Je crois vraiment que le président (Thein Sein) voudrait provoquer des changements positifs mais savoir à quel point il parviendra à ses fins reste à examiner", a-t-elle déclaré dans un entretien avec l'AFP. "Il y a eu des changements, mais je ne pense pas que nous soyons tous complètement libres. La censure pourrait disparaître en Birmanie. Tint Swe, directeur du département de l'enregistrement et de la surveillance de la presse, a jugé que son pays devait relâcher son étreinte sur le secteur.
"La censure de la presse n'existe pas dans la plupart des autres pays ainsi que chez nos voisins et n'est pas en harmonie avec les pratiques démocratiques. (Elle) doit être abolie dans un avenir proche", a-t-il déclaré vendredi à la Radio Free Asia (RFA). Mais les journaux et les autres publications devraient accepter cette liberté en faisant preuve de responsabilités, a-t-il ajouté, selon un communiqué de RFA. Birmanie: les manifestations désormais autorisées. Le texte stipule que les manifestants doivent informer les autorités de leurs intentions "cinq jours avant", a précisé à l'AFP Aye Maung, membre du Parti pour le développement des nationalités rakhines, à la chambre haute du parlement.
Les rassemblements ne pourront se tenir près de lieux liés au gouvernement, des écoles, hôpitaux et ambassades, a-t-il ajouté en précisant que le texte devait encore être signé par le président. "Si elle obtient le feu vert, la loi sur les rassemblements pacifiques et les défilés rendra les manifestations légales pour la première fois depuis près d'un siècle", a commenté le site d'information birman en exil Democratic Voice of Burma (DVB).
Selon lui, un article qui prévoyait d'interdire de crier des slogans a été finalement rejeté. Les manifestations sont très rares en Birmanie. La semaine dernière, cinq moines avaient réclamé pendant deux jours la libération des prisonniers politiques, sans que les forces de l'ordre n'interviennent. Barack Obama offre à la Birmanie un nouveau départ dans leurs relations. "J'attends avec impatience d'entendre les résultats tangibles des discussions d'Hillary Clinton qui, nous l'espérons tous, nous mettront sur le chemin d'une nouvelle ère dans nos relations bilatérales", a-t-il écrit dans une première lettre remise jeudi à Naypyidaw aux dirigeants birmans par Hillary Clinton, premier chef de la diplomatie américaine à visiter le pays depuis plus de cinquante ans.
Washington veut "explorer la façon dont les Etats-Unis peuvent soutenir et faire avancer vos efforts vers la transition vers la démocratie et promouvoir la protection des droits de l'Homme", a-t-il poursuivi. Après huit mois de réformes Ce geste du président Obama, décrit par les diplomates américains comme un signe qu'il est prêt à engager son nom dans la stratégie de dialogue avec Naypyidaw, intervient après huit mois de réformes spectaculaires depuis la dissolution en mars de la junte, qui a transféré ses pouvoirs à un gouvernement dit "civil". Mettre fin aux sanctions ? Aung San Suu Kyi "confiante": la Birmanie est sur la "voie de la démocratie" La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a annoncé vendredi, à la fin de sa visite en Birmanie, une aide de 1,2 million de dollars destinée à la société civile, dans le but de soutenir les réformes dans le pays.
"Nous prendrons un certain nombre de mesures pour prouver notre engagement au peuple de ce pays", a déclaré Hillary Clinton à Rangoun, après des entretiens avec des représentants de la société civile. "Nous sommes prêts à aller plus loin si l'élan des réformes est maintenu", a-t-elle ajouté. Les Etats-Unis soutiendront des groupes de la société civile qui "assurent du micro-crédit, des soins de santé et d'autres besoins importants à travers le pays, particulièrement dans les zones des minorités ethniques". Un haut responsable américain voyageant avec elle a indiqué que cette initiative recevrait 1 million de dollars (environ 750 000 euros). La Birmanie légalise les manifestations. Le texte, signé vendredi par Thein Sein, stipule que les manifestants doivent informer les autorités cinq jours à l'avance du lieu et de la raison du rassemblement, selon le journal Myanmar Ahlin.
Et qu'ils ne doivent pas bloquer la circulation. La loi avait été adoptée le mois dernier par le parlement et sa signature n'était plus qu'une formalité. Birmanie: le parti de l'opposante Aung San Suu Kyi a été légalisé. La LND, qui avait boycotté les élections de novembre 2010, est désormais en course pour présenter des candidats, dont la lauréate du prix Nobel de la paix elle même, aux législatives partielles attendues d'ici quelques mois mais dont la date n'a pas été annoncée.
"La commission électorale de l'Union a autorisé la formation" de la LND "dès lors que le dossier d'enregistrement comme parti politique" déposé le 25 novembre à Naypyidaw est "en accord avec la loi", a indiqué le journal anglophone. Le parti avec lequel l'opposante a fait toute sa carrière politique avait été dissous en mai 2010 par la junte alors au pouvoir, suite à son annonce du boycott du scrutin de novembre suivant. Aung San Suu Kyi Kyi a longtemps défendu cette stratégie, refusant de cautionner un scrutin qualifié de "mascarade" par l'Occident.
Celle que les Birmans appellent respectueusement la "Dame" de Rangoun va donc pouvoir s'embarquer elle même dans le combat électoral pour la première fois de sa vie. Birmanie: les prisonniers politiques déçus, pas d'amnistie pour eux. Un nombre inconnu de détenus devaient sortir de prison au lendemain de la publication d'un ordre du président Thein Sein censé célébrer le 64e anniversaire de l'indépendance birmane, le 4 janvier.
Mais aucune mention n'a été faite des avocats, journalistes, moines et autres opposants qui croupissent dans les geôles insalubres du pays et dont l'Occident réclame la libération. Birmanie: il "faut faire bien plus" pour la démocratie, estime Londres. William Hague, qui s'est entretenu avec la lauréate du prix Nobel de la paix jeudi soir et vendredi matin, a évoqué avec elle le rythme spectaculaire des gestes politiques effectués par le président Thein Sein depuis mars dernier.
Avant de quitter Rangoun, il s'est dit "encouragé" par la promesse du gouvernement de libérer tous les prisonniers politiques. "Il n'est pas possible de dire qu'un pays est libre et démocratique alors que des gens sont en prison en raison de leurs opinions politiques", a-t-il souligné. "Si le pays continue sur cette voie prometteuse, comme nous l'espérons, nous sommes prêts à nouer une nouvelle relation fondée sur l'amitié et le partenariat", a-t-il dit. Le chef de la diplomatie britannique rencontre Aung San Suu Kyi. Birmanie: Aung San Suu Kyi dans un rôle officiel après les législatives? La lauréate du prix Nobel de la paix pourrait obtenir un poste "approprié" dans la haute administration publique de son pays, a indiqué à l'AFP Nay Zin Latt.
"Il y a aussi la possibilité qu'elle soit nommée au gouvernement", a-t-il dit, ajoutant que cela dépendrait de ses souhaits. Aung San Suu Kyi a passé la majorité de son temps privée de liberté depuis 1990. Mais son rapport avec le pouvoir a beaucoup changé après les élections de novembre 2010 et sa libération, une semaine plus tard. La Ligue nationale pour la démocratie (LND), co-fondée par l'opposante il y a plus de vingt ans mais dissoute en 2010 par la junte alors au pouvoir, a été autorisée en décembre comme parti politique au terme d'un marathon administratif qui durait depuis plusieurs mois mais dont l'issue ne faisait plus de doute. Et Mme Suu Kyi a reçu jeudi le feu vert définitif du régime birman pour se présenter aux élections d'avril, une première pour la "Dame" de Rangoun, 66 ans. Birmanie: des prisonniers politiques de premier plan ont été libérés.
Plusieurs leaders du soulèvement étudiant de 1988, dont la répression avait fait quelque 3000 morts, sont cette fois concernés, alors que les précédentes amnisties ces derniers mois avaient déçu en n'incluant aucun d'entre eux. Min Ko Naing, qui a passé la majeure partie de son temps en prison depuis 1988 et qui purgeait une nouvelle peine de 65 ans de prison pour son implication dans la "révolte Safran" de 2007, devait ainsi sortir de prison dans la matinée, a indiqué sa soeur Kyi Kyi Nyunt à l'AFP.
Htay Kywe, autre leader de la "Génération 88", également condamné à 65 ans de prison en 2007, "a été libéré", a annoncé une proche. Plus important encore peut-être, sur le plan politique, l'ex-Premier ministre Khin Nyunt, victime d'une purge, va également bénéficier de cette amnistie, selon un haut responsable birman. Khin Nyunt avait été limogé en 2004, puis arrêté et condamné l'année suivante à une peine de 44 ans de résidence surveillée pour corruption. Des libérations déjà en octobre. Birmanie: l'opposante Aung San Suu Kyi reçoit la Légion d'honneur.
Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé vendredi par téléphone à la lauréate du prix Nobel de la paix qu'elle recevrait "en témoignage de son engagement exemplaire" cette distinction des mains du premier chef de la diplomatie française à visiter le pays, lors d'une cérémonie officielle dimanche dans la soirée. Il avait notamment souligné le "courage politique dont (elle) a fait preuve au service de la démocratie et de la liberté en Birmanie, tout particulièrement au cours de ses nombreuses années d'assignation à résidence", selon la présidence. Après un entretien de moins d'une heure avec le ministre français dans la vielle bâtisse près du lac, où elle a passé la majeure partie des vingt dernières années assignée à résidence, la "Dame" de Rangoun a salué, en français, les réformes en cours dans son pays.
La LND est redevenue légale et participera aux législatives partielles d'avril, tout comme l'opposante qui pourrait ainsi faire sa première entrée au parlement. Birmanie: Aung San Suu Kyi candidate pour les élections législatives partielles. La lauréate du prix Nobel de la paix se présente pour la Ligue nationale pour la démocratie (LND) dans la circonscription de Kawhmu, près de Rangoun, pour de ce scrutin considéré par l'Occident comme un test pour les ambitions démocratiques du nouveau régime birman.
Aung San Suu Kyi était déjà enfermée lors des élections de 1990, à l'occasion desquelles la LND avait humilié le régime militaire en remportant 392 des 485 sièges en compétition. Résultats que les généraux avaient refusés d'honorer. Et elle avait été libérée de résidence surveillée une semaine après les élections de novembre 2010, lors desquelles les Birmans étaient appelés à désigner, pour la première fois en vingt ans, des assemblées nationales et régionales, dont 25% des sièges sont réservés d'office aux militaires d'active. Le parti spécialement créé par la junte alors au pouvoir avait remporté une victoire écrasante, après des soupçons de fraude et une campagne décriée.
L'UE récompense le gouvernement réformateur. La "Dame de Rangoon" un peu plus près du Parlement. Aung San Suu Kyi, opposante birmane et Prix Nobel de la paix. Ethnies : pour réussir la paix, il faut se souvenir de l’accord de Panglong. Courrier international 1 mars 2012 | Partager : Le 12 février 1947, dans l’Etat shan, le héros de l’indépendance Aung San – père de l’opposante Aung San Suu Kyi – et des délégués kachins, chins et shan paraphaient l’accord de Panglong. Le texte garantissait aux minorités ethniques – 40 % environ de la population répartis sur 60 % du territoire – des droits égaux [à ceux des autres citoyens] et un degré d’autonomie au sein d’un système fédéral. Mais il ne fut jamais mis en œuvre.
Après l’assassinat d’Aung San, en juillet 1947, les ultranationalistes prirent les rênes du pays et revinrent sur les promesses faites aux minorités ethniques. Cet échec a entraîné des décennies de guerre civile. Les accords eux-mêmes demeurent fragiles, en raison en grande partie, analyse le webzine The Irrawaddy, du “déficit de confiance” entre les différents protagonistes.
Birmanie: Aung San Suu Kyi à la conquête des voix des militaires. La lauréate du prix Nobel de la paix, candidate aux législatives partielles, arpente le pays de fond en comble pour soutenir son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Elle a été accueillie depuis lundi par quelques milliers de personnes, en majorité des paysans et ouvriers, dans le bastion des militaires et de la formation qui leur est fidèle, le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP). "Tous les soldats devraient se souvenir de ce qu'a dit mon père", a-t-elle déclaré, en référence au vénéré général Aung San, héros de l'indépendance. "Il a dit ouvertement que le peuple ne devait pas être esclave de Tatmadaw (le nom officiel de l'armée, ndlr), mais que Tatmadaw devait constituer la fondation de notre pays". Une star du hip hop, le chanteur Ziya Thaw, tentera de remporter un siège dans une circonscription de la capitale sous les couleurs de la LND.
Birmanie: l'opposante Aung San Suu Kyi se plaint d'avoir été censurée. Les progrès en matière de liberté de la presse continuent-ils ? Reporters sans frontières et son organisation partenaire, la Burma Media Association (BMA) condamnent les poursuites judiciaires intentées en janvier 2012, par un ingénieur du ministère de la construction, contre le journal Modern Weekly et sa reporter, Thet Su Aung, suite à la parution d’un article, en novembre 2011, critiquant les mauvaises conditions d’une route de la région de Mandalay (Centre). Les organisations s’inquiètent des récentes restrictions de la liberté de la presse révélées par les médias en exil, qui continuent de montrer leur importance. Le gouvernement revient-il sur ses engagements en matière de liberté d'information ? Reporters sans frontières salue la dernière décision de la justice quant aux poursuites pour diffamation intentées contre l’hebdomadaire The Voice par le ministère des Mines. Birmanie: Aung San Suu Kyi se rétablit doucement de son grand épuisement.
Deux journaux mis en garde par la Press Scrutiny and Registration Division. Aung San Suu Kyi, la Dame de tous les espoirs. Minorités ethniques : un puzzle à reconstruire. La censure va ranger ses ciseaux. Birmanie: Aung San Suu Kyi parle d'élections imparfaites mais nécessaires. Birmanie: Aung San Suu Kyi élue députée, selon son parti. Birmanie: Aung San Suu Kyi élue députée, les réactions. Des miettes pour les pauvres. Les paysans ont tout à perdre. 1er avril, triomphe d'Aung San Suu Kyi. Birmanie: Aung San Suu Kyi siègera comme députée dès le 23 avril. En route vers la levée des sanctions. Cameron en visite, les sanctions allégées ?
Elections en Birmanie : trop de bruit pour rien ? Birmanie: l'Union européenne va suspendre pour un an ses sanctions. Aung San Suu Kyi pourrait boycotter la rentrée parlementaire. Aung San Suu Kyi va sortir du pays. En Birmanie : « J’ose enfin rêver » Myanmar (Birmanie) : Réflexions d’après élections. Lundi 02 Avril 2012. La paix avance en terrain miné.
Myanmar (Birmanie) : Surveiller les élections à l’aide de Facebook. Birmanie: les élections de dimanche sont promises à Aung San Suu Kyi. Elections hautement symboliques. Une ouverture fragile. Myanmar : dix-huit mois de transition. Birmanie ou Myanmar ? L’arc-en-ciel birman. Epuisée, Aung San Suu Kyi suspend sa campagne. Birmanie: Aung San Suu Kyi, malade, annule la fin de sa campagne. Birmanie, Thaïlande : Les réfugiés birmans en grande précarité.