F. Hollande interviendra si Total ne respecte pas les lois en Birmanie. "Aujourd'hui, il y a de la part de cette entreprise des pratiques qui ont changé et qui sont respectueuses d'abord des droits de l'Homme et qui doivent aussi respecter les normes environnementales et les normes sociales", a jugé François Hollande à l'issue d'un entretien à Paris avec la lauréate birmane du prix Nobel de la paix.
"Mme Aung San Suu Kyi a eu des rencontres avec les dirigeants de Total et nous-mêmes, à chaque fois que nous avons à poser des principes, nous veillons à ce qu'ils soient respectés, ça vaut pour toutes les entreprises et notamment Total et c'est le cas aujourd'hui en Birmanie". "S'il advenait qu'il n'y ait pas ce respect, Mme Aung San Suu Kyi pourra à tout moment me joindre pour que nous puissions y mettre bon ordre", a assuré le chef de l'Etat français. La Birmanie ne recrutera plus d'enfants soldats dans l'armée. Dans un rapport des nations unies sur les enfants dans les conflits armés publié il y a quelques jours, l'armée birmane, accusée d'enrôler des mineurs mais aussi d'utiliser des enfants comme porteurs sur les lignes de front, figure sur la liste des 32 "auteurs répétés" de crimes graves contre les enfants dans le monde.
Six groupes rebelles de minorités ethniques sont également sur cette liste, mais l'accord signé mercredi, "résultat d'années de négociations", ne concerne que l'armée. Il "envoie un message fort que les enfants ne devraient pas, et ne seront plus, recrutés et utilisés pour des objectifs militaires", a commenté le responsable de l'ONU dans le pays, Ashok Nigam. Reporters sans frontières remet à Aung San Suu Kyi son rapport sur la crise d’Arakan et sur les libertés. Lire le rapport Lire l’article en chinois / 看中文 Reporters sans frontières rend aujourd’hui public son rapport sur la crise actuelle dans l’État d’Arakan, remis le 27 juin 2012, en main propre à la députée de la Ligue Nationale pour la Démocratie, Aung San Suu Kyi, en visite à Paris du 26 au 29 juin 2012, dans le cadre de son premier tour d’Europe.
Aung San Suu Kyi de retour au pays. La crise dans l'Etat d'Arakan et les nouvelles menaces sur la liberté d'information. Introduction Le 28 mai 2012, Ma Thida Htwe, une jeune birmane de 27 ans, a été violée puis tuée par plusieurs individus dans la ville de Kyaukphyu, dans l’Etat d’Arakan (ouest du pays).
Quelques jours après le meurtre, des photos de la victime circulaient sur Facebook. Dans les premiers jours du mois de juin, des clichés de trois individus, nommés et désignés comme étant les auteurs du viol en réunion ont également été publiées. Ces photos ont par la suite été massivement partagées sur le réseau social, avant d’être reprises par un média birman. Libération d'une vingtaine de prisonniers politiques en Birmanie. Le quotidien officiel New Light of Myanmar a annoncé l'amnistie de 37 hommes et neuf femmes, pour "assurer la stabilité de l'Etat (...) et la réconciliation nationale, permettant à tous de participer au processus politique".
"Nous avons reçu confirmation de la libération de quelque 20 prisonniers politiques dans le cadre de l'amnistie", a précisé de son côté à l'AFP Kaung Kaung, membre de Génération 88, une organisation étudiante à l'origine des manifestations de 1988. Remaniement ministériel en faveur des libéraux. Birmanie: une dizaine d'employés de l'ONU et de MSF en détention. "Actuellement, quelque 10 membres du personnel de l'ONU et d'ONG internationales sont gardés en détention par les autorités de l'Etat Rakhine pour interrogatoire", a indiqué dans un communiqué le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
L'ONU a demandé des "informations" au gouvernement et attend sa réponse. Médecins sans frontières (MSF) a précisé que six membres de son personnel local avaient été arrêtés ces deux dernières semaines, mais que l'un d'entre eux venait d'être libéré. "Nous n'avons pas d'informations complètes" sur les raisons de leur arrestation, a indiqué l'organisation à l'AFP. "Nous sommes en contact avec les autorités pour confirmer le bon état de santé de notre personnel".
MSF, une des seules organisations internationales à travailler dans cette région, a suspendu mi-juin ses opérations en Etat Rakhine, placé sous état d'urgence depuis le 10 juin, et réduit son personnel. Myanmar (Birmanie) : nouvelles libérations de prisonniers politiques. Un ambassadeur US en Birmanie, pour la première fois en 22 ans. Derek Mitchell, spécialiste réputé de l'Asie, doit prendre ses fonctions alors que le nouveau régime dit "civil", au pouvoir depuis mars 2011, a multiplié les réformes et permis l'élection comme députée de la chef de file de l'opposition, Aung San Suu Kyi.
Birmanie: Barack Obama allège les sanctions économiques contre le pays. Barack Obama, dans un communiqué diffusé peu après que le premier ambassadeur américain en Birmanie depuis 22 ans eut pris ses fonctions, a toutefois prévenu que ces progrès restaient insuffisants et que ceux qui "sapent le processus de réformes" seraient toujours visés par des sanctions.
L'allègement de ces sanctions va "permettre aux entreprises américaines de faire des affaires de façon responsable en Birmanie. Le président Thein Sein, (l'opposante) Aung San Suu Kyi et les Birmans effectuent des progrès importants sur le chemin de la démocratie", a noté le président américain. "Alléger les sanctions représente un signe fort pour notre soutien aux réformes, encouragera immédiatement les réformateurs et sera bénéfique aux Birmans", a assuré M. Obama, qui avait déjà annoncé le 17 mai l'allègement de certaines restrictions aux investissements américains, tout en conservant le cadre des sanctions. La possibilité d'un film. Au début des années 2000, la réalisatrice anglaise d'origine birmane Lindsey Merrison et ses assistants se sont rendus au mont Popa, une destination touristique du centre du pays, pour faire un film sur des médiums. Bangladesh, Myanmar : La communauté internationale alertée sur la répression contre les Rohingyas.
Ce billet fait partie de notre dossier central en anglais sur les Rohingyas du Myanmar.
Mandalay, ville royale et rebelle. Lors de mon récent séjour en Birmanie [en février, pour la première fois depuis 1988], je me suis rendu à Mandalay, la deuxième ville du pays.
Toujours bien présent, le bureau de la censure réprime durement la presse birmane. Reporters sans frontières et son organisation partenaire, la Burma Media Associa tion (BMA), condamnent avec la dernière énergie le retour de la censure en Birmanie, opéré par la Division d’enregistrement et de vérification de la presse (Press Scrutiny and Registration Division, PSRD). Le 31 juillet 2012, le “bureau de la censure” a suspendu indéfiniment la publication des hebdomadaires The Voice et The Envoy, pour violation de l’Ordonnance no. 44 de 2011 (2011 Order no. 44)" et infraction aux règles de la PSRD, notamment la publication d’articles n’ayant pas été visés par l’organe gouvernemental de censure. “Les mesures prises par la PSRD confirment les doutes que nous avons émis, à maintes reprises, au cours des derniers mois. Il est évident qu’une partie du gouvernement, à tout le moins certains de ses membres les plus influents, s’évertue à maintenir un contrôle strict sur les médias.
Les hebdomadaires The Voice et The Envoy autorisés à reparaître. Reporters sans frontières et son organisation partenaire, la Burma Media Association, saluent la levée de la suspension des hebdomadaires The Voice et The Envoy, annoncée le 6 août 2012, par le gouvernement birman. “Nous prenons acte de la décision du gouvernement, qui a notamment permis aux journalistes d’exprimer leur mécontentement sans encombre. Nous restons cependant vigilants et nous réitérons notre appel en faveur de l’abandon des poursuites à l’encontre de The Voice et Snapshot. Il est également grand temps de dissoudre la Press Scrutiny and Registration Division, que l’absence de nouvelle loi sur les médias ne légitime aucunement”, ont déclaré les organisations. Abolition de la censure préalable : RSF entre satisfaction et prudence. Reporters sans frontières (RSF) se félicite de l’annonce par le Département de l’enregistrement et de la surveillance de la presse (PSRD) birman de l’abolition de la censure avant publication à compter du 20 août 2012.
Si cette la décision d’ « autoriser les journaux dans la catégorie politique et religion » à publier sans envoyer au préalable leurs brouillons devait être effectivement appliquée, elle marquerait une rupture historique avec le contrôle de fer de l’Etat birman sur le contenu des informations publiées par la presse depuis un demi-siècle. Reporters sans frontières exprime néanmoins sa prudence, en considérant en premier lieu que cette mesure devrait être élargie à l’ensemble des catégories de médias.
Birmanie: la censure sur les médias officiellement abolie. Un zeste de liberté pour la presse. Les journalistes birmans saluent la décision annoncée le 19 août de ne plus les obliger à soumettre, avant publication, leurs articles à l’implacable censure officielle. Mais ils estiment la mesure insuffisante pour rétablir une complète liberté des médias. 21 août 2012 | Partager : Tint Swe, le chef du Service d’enregistrement et de surveillance de la presse (Press Scrutiny and Registration Board, PSRD) du ministère de l’Information, a annoncé aux rédacteurs en chef des hebdomadaires que, désormais, leurs publications “n’[étaient] plus tenues de passer par le service de censure”.
Il a précisé que la mesure entrait dans le cadre des changements politiques survenus au sein du ministère [le gouvernement birman a entrepris des réformes politiques depuis mars 2011]. Thida Saw, directeur de publication d’un journal birman. Birmanie: de plus en plus de réformateurs au gouvernement. Myanmar(Birmanie) : Audacieux remaniement ministériel. Birmanie: des quotidiens libres en 2013? Reporters sans frontières salue son retrait de la liste noire birmane. Birmanie: amnistie générale pour 512 détenus. L'icône de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi en tournée aux Etats-Unis.
Aung San Suu Kyi reçue triomphalement à Washington. A Washington, Aung San Suu Kyi appelle à la libération des Pussy Riot. Myanmar (Birmanie) : Manifestation pour la journée de la paix. Le rock birman est sur iTunes. Dans un pays qui s'ouvre tout doucement, de jeunes musiciens birmans ont déjà une approche internationale de leur création. Faute d'investisseurs locaux, ils vendent leurs albums sur iTunes ou Amazon dans le but de faire connaître leur musique dans le monde entier. Les multinationales attendent patiemment une occasion pour s'installer en Birmanie.
En revanche, dans ce pays qui ressemblait il y a peu à un roman de George Orwell, les jeunes musiciens révolutionnaires n'ont pas perdu de temps pour conquérir le monde. Cette année, deux albums de rock birman sont sortis sur iTunes, Amazon et Spotify. Désormais, le monde entier peut écouter la musique underground de cette ancienne nation exclue qui s'ouvre peu à peu au changement. "Je veux simplement faire connaître notre musique, que tout le monde sache que nous ne sommes pas en retard dans ce domaine", explique Darko C, chanteur du groupe de rock alternatif Side Effect, dans son appartement de Rangoon.
Rainy Night Dreams. Birmanie: le président Thein Sein "accepterait" qu'Aung San Suu Kyi lui succède. "Cela dépend du peuple. Si le peuple accepte (Suu Kyi), je devrai l'accepter. (...) États-Unis : Le long chemin vers la paix selon Aung San Suu Kyi. [Tous les liens de ce billet renvoient à des pages web en anglais, sauf mention contraire.] Aung San Suu Kyi [fr], figure emblématique de l’opposition birmane et lauréate du prix Nobel de la paix, a reçu le prix Vaclav Havel de la Human Rights Foundation, récompensant une dissidence créative, dans le cadre du Freedom Forum de San Francisco, qui s’est tenu le 28 septembre au Bently Reserve. Myanmar (Birmanie) : Les journaux désormais imprimés en couleurs. Regain de violence dans l'Etat de Rakhine.
Les émeutes reprennent dans l’Ouest du Myanmar (Birmanie) Birmanie: les violences meurtrières provoquent des déplacements. Après plusieurs semaines d'accalmie dans un Etat Rakhine sous état d'urgence depuis de premiers affrontements en juin, des violences ont de nouveau éclaté cette semaine entre les bouddhistes de l'ethnie rakhine et les Rohingyas, une minorité musulmane apatride considérée par l'ONU comme parmi les plus persécutées de la planète. Selon les médias d'Etat, depuis dimanche, 67 personnes ont été tuées dans plusieurs communes et une centaine blessées. Près de 3.000 maisons ont également été incendiées. Birmanie: violences entre bouddhistes et musulmans, 88 morts.
L'embrasement dans l'Ouest birman menace les réformes. Birmanie, Malaisie : Manifestations contre la persécution des Rohingya. Birmanie: Barroso veut l'arrêt des violences et offre une aide humanitaire. Un bateau de réfugiés birmans sombre dans le golfe du Bengale. La Birmanie peut "aller de l'avant unie et en paix", assure Aung San Suu Kyi. USA: Médaille du Congrès pour Aung San Suu Kyi. Hillary Clinton a reçu Aung San Suu Kyi à Washington, une première. Myanmar (Birmanie) : le site internet d’information Mizzima piraté. La censure des médias est abolie. Birmanie: première session au parlement pour Aung San Suu Kyi. Les exilés reviennent, les investisseurs arrivent. La liberté par la presse. Aung San Suu Kyi à Paris : « n’abandonnez jamais le combat »