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Du 21 avril au 7 juin 2012

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Québec : les manifestations dégénèrent, le Premier fait de l'humour. Le Premier ministre québécois Jean Charest réunissait ce vendredi midi au Palais des Congrès de Montréal les plus gros portefeuilles de la province afin de leur présenter dans le détail son "bébé", le très controversé Plan Nord.

Québec : les manifestations dégénèrent, le Premier fait de l'humour

Ce projet économique, qui consiste en un développement intensif des exploitations minières situées dans le Grand Nord du Québec, ne fait pas que des heureux. Des citoyens mécontents, jeunes étudiants ou militants écologistes, ont d'ailleurs fait entendre leur voix quelques minutes avant l’allocution du Premier ministre. Vers midi, une centaine d’individus, bruyants et particulièrement déterminés, sont parvenus à déjouer la vigilance des forces de l’ordre et à pénétrer dans le Palais montréalais. Le service de sécurité est rapidement intervenu et est parvenu à les chasser du bâtiment.

Montréal: 90 manifestants arrêtés à la veille d'un rassemblement géant. Plusieurs centaines de personnes s'étaient réunies peu avant midi aux alentours du Palais des Congrès qui accueille cette fin de semaine un forum stratégique sur le développement minier du Grand Nord québécois, projet phare du Premier ministre québécois Jean Charest.

Montréal: 90 manifestants arrêtés à la veille d'un rassemblement géant

La police a commencé à disperser les manifestants puis a déclaré illégale cette manifestation. Selon Daniel Lacoursière, porte-parole de la police de Montréal, "90 personnes ont été arrêtées au total samedi". Une grande manifestation "pour un printemps québécois", regroupant entre autres des écologistes, des étudiants et des opposants au Plan Nord du gouvernement, est prévue ce dimanche. Canada: des milliers d'étudiants nus contre la hausse des frais de scolarité. A la douzième semaine d'une grève étudiante marquée par des centaines de marches, ponctuée de heurts avec les policiers, les manifestants ont joué le grand jeu jeudi soir.

Canada: des milliers d'étudiants nus contre la hausse des frais de scolarité

Poitrine dénudée, les mamelons à peine recouverts d'un ruban rouge - couleur du mouvement d'opposition à la hausse des droits de scolarité - pour les femmes; torses velus, jambes blanches et slip pour les hommes, les étudiants ont paradé dans les rues de la métropole québécoise sous une pluie fine. Québec: le congrès du parti au pouvoir perturbé par la fronde étudiante.

Policiers omniprésents, dans les rues jusqu'au toit d'un hôtel, commerces fermés, afflux massif de manifestants: la paisible Victoriaville était le théâtre, bien malgré elle, de heurts entre forces de l'ordre et manifestants.

Québec: le congrès du parti au pouvoir perturbé par la fronde étudiante

"Colère générale contre le Parti libéral" du Québec (PLQ), ont scandé plus de 2000 manifestants venus de toute la province francophone, réunis dans le parking de la succursale locale du géant américain de la distribution WalMart, qui avait fermé ses portes à la mi-journée avant le début de la grand-messe annoncée. Les manifestants ont marché pacifiquement sur un peu moins d'un kilomètre pour arriver au Centre des congrès de cette petite ville de 42 000 habitants, située à 170 kilomètres à l'est de Montréal. Peu avant l'arrivée, des manifestants se sont masqués le visage laissant présager la valse à suivre. "Ce ne sont pas des gestes intelligents" Québec: les étudiants contestent l'accord de principe avec le gouvernement. Ces votes par une dizaine d'associations de Cégep (collège universitaire) et de départements d'université s'ajoutent à celui, la veille, d'une douzaine d'organisations.

Québec: les étudiants contestent l'accord de principe avec le gouvernement

Les consultations et les assemblées générales doivent se poursuivre tout au long de la semaine sur un accord de principe intervenu samedi entre les leaders étudiants et le gouvernement de la province francophone confronté depuis la mi-février à une fronde étudiante opposée à la hausse des droits de scolarité. Les fédérations étudiantes ont indiqué que l'entente paraphée samedi ne correspondait pas tout à fait à ce qu'elles avaient conclu verbalement lors des pourparlers, et ont donc demandé des précisions.

Déclarations maladroites de Jean Charest ? Montréal: les étudiants se remobilisent, le maire appelle au dialogue. "Aucune cause, si légitime soit-elle, ne peut justifier des actes criminels qui mettent en péril la paix sociale", a dit le maire Gérald Tremblay, tout en refusant lors d'une conférence de presse d'établir un lien entre la grève étudiante, en cours depuis treize semaines, et les incidents dans le métro.

Montréal: les étudiants se remobilisent, le maire appelle au dialogue

Des engins fumigènes ont été lancés jeudi matin dans au moins trois stations du métro de Montréal, entraînant l'interruption du trafic sur l'ensemble du réseau pendant environ deux heures. La police de Montréal a diffusé des photos d'au moins quatre suspects qui pourraient avoir posé ces engins fumigènes, affirmant qu'il s'agissait de jeunes dans la vingtaine, mais sans faire de lien non plus avec le mouvement étudiant. "Je fais un appel pour qu'avec l'ensemble des intervenants, et ça comprend le gouvernement et les étudiants, on puisse trouver une solution", a ajouté le maire. "Notre jeunesse, c'est notre avenir. Québec: la ministre de l'Education démissionne, le conflit étudiant s'enlise.

Line Beauchamp a pris cette décision à la suite du rejet par ses interlocuteurs d'une proposition du gouvernement provincial pour sortir de la crise, affirmant avoir perdu confiance dans la volonté des dirigeants étudiants de trouver une solution.

Québec: la ministre de l'Education démissionne, le conflit étudiant s'enlise

"J'espère que cela servira d'électrochoc. Tant mieux si, dès demain, ça amène un mode compromis", a-t-elle dit. Line Beauchamp, visiblement émue, a annoncé sa décision lors d'un point de presse retransmis en direct à la télévision: "Je ne démissionne pas devant l'intimidation. Je ne cède pas devant le vandalisme, devant la désobéissance civile (...) Je démissionne parce que j'estime que je ne fais plus partie de la solution". Québec: manifestation étudiante après l'annonce d'une loi spéciale. La police a déclaré la manifestation illégale et demandé aux marcheurs de se disperser peu de temps après que les vitres des devantures de trois grandes banques ont été fracassées rue Sherbrooke, dans le centre ville, et que des projectiles ont été lancés tant sur les agents des forces de l'ordre que sur les marcheurs.

Québec: manifestation étudiante après l'annonce d'une loi spéciale

Nombre de manifestants ont cependant copieusement hué ceux qui se sont livrés à ces actes. Les policiers ont chargé la foule et utilisé notamment des engins assourdissants pour inciter les manifestants à se disperser. Au moins trois personnes ont été interpellées, selon un photographe de l'AFP sur place. Québec: le gouvernement restreint le droit de manifester pour stopper le conflit étudiant. "Je veux que le Premier ministre rencontre les étudiants aujourd'hui", a tonné la dirigeante du Parti Québécois et chef de l'opposition officielle Pauline Marois, bruyamment applaudie par ses partisans.

Québec: le gouvernement restreint le droit de manifester pour stopper le conflit étudiant

"Il faut dialoguer, sans passer par une loi spéciale-matraque", a-t-elle poursuivi avec émotion. Quelques heures plus tard, les leaders étudiants ont lancé un ultime appel à la négociation pour mettre fin à la grève des cours contre la hausse des frais de scolarité, vieille de quatorze semaines. Les représentants des principaux syndicats d'étudiants se sont unis pour la première fois à des personnalités politiques de l'opposition - dont Pauline Marois, et plusieurs députés - pour tenir une conférence de presse retransmise en direct à la télévision publique, quelques heures avant le dépôt du projet de loi au parlement.

Une loi spéciale contre les étudiants. Québec: le gouvernement impose sa ligne dure contre les étudiants. Ce texte, approuvé par 68 voix pour et 48 contre, restreint notamment le droit de manifester et prévoit de lourdes amendes pour les contrevenants.

Québec: le gouvernement impose sa ligne dure contre les étudiants

Plusieurs milliers de personnes - les estimations de témoins allaient de trois à dix mille - ont manifesté vendredi soir à Montréal contre la nouvelle loi, baptisée "loi matraque" par ses adversaires. Leur marche a été émaillée de quelques incidents et des cocktails Molotov ont été lancés dans le centre ville, ce qui a poussé la police à déclarer la manifestation illégale, mais ensuite celle-ci s'est poursuivie dans le calme. Au parlement, immédiatement après le vote, la chef de l'opposition et du Parti Québécois Pauline Marois, a évoqué "un des jours les plus sombres pour la démocratie québécoise" et une "loi-matraque pour faire taire les Québécois". Amertume et détermination. Montréal: plus de 110 arrestations lors de la 27e manifestation nocturne. Quatre policiers figurent parmi la dizaine de blessés légers.

Québec: après 100 jours, le "printemps érable" n'est pas prêt de s'éteindre. Le gouvernement du Premier ministre Jean Charest a adopté vendredi dernier une loi spéciale, qui prévoit une suspension des cours jusqu'au mois d'août dans les universités et collèges touchés par la grève étudiante, une façon de casser un mouvement qui dure depuis plus de trois mois. Si la suspension des cours a été plutôt bien accueillie au sein de la population, le reste de cette loi d'exception, notamment la restriction du droit de manifester -pour quelque raison que ce soit- a suscité une levée de boucliers.

Car, en plus d'imposer de fortes restrictions aux libertés fondamentales, la loi prévoit des amendes de 1000 à 5000 dollars par jour pour les contrevenants et de 25 000 à 125 000 dollars pour les organisations, puis le double en cas de récidive. Dès son adoption, la loi a été défiée ce week-end à Montréal et dans d'autres villes de la province, donnant une tournure plus politique et violente aux manifestations, qui ont été ponctuées de centaines d'arrestations. Montréal: les étudiants manifestent la nuit sans autorisation, la police matraque. Plusieurs personnes ont été arrêtées, a constaté un collaborateur de l'AFP. Selon la police, leur nombre atteint "la cinquantaine, en majorité pour attroupement illégal". Québec: après 100 jours, le "printemps érable" n'est pas prêt de s'éteindre.

Montréal: des milliers de personnes dans la rue pour la liberté de manifester. La manifestation, organisée au centième jour du différend entre les étudiants grévistes et le gouvernement du Premier ministre Jean Charest, s'est déroulée pacifiquement, voire dans une ambiance festive, en dépit de quelques incidents lors desquels trois vitrines de magasins ont été brisées à coups de projectiles. Le groupe séparé d'où étaient parties les pierres et qui n'a pas respecté l'itinéraire remis aux autorités, a été déclaré illégal et invité à se disperser, mais la police a indiqué n'avoir opéré aucune arrestation.

En revanche, quelques heures plus tard les forces de l'ordre ont dispersé à coups de matraque et de grenades assourdissantes une autre manifestation, la 29e marche nocturne quotidienne, rassemblant environ deux mille personnes autour des mêmes thèmes. Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées, a précisé la police, en majorité pour "attroupement illégal" et port de masques, désormais interdit. Plus de 200 000 personnes défilent au centième jour du conflit étudiant. Québec: la crise étudiante cristallise la grogne sur plusieurs fronts. "Les gens s'allient aux étudiants parce que (le Premier ministre québécois Jean) Charest a poussé le bouchon trop loin", dit à l'AFP le sociologue de l'Université de Montréal Jacques Hamel.

"Une menace plane sur les droits fondamentaux, la liberté d'expression, la liberté d'association". Son confrère Marcos Ancelovici, spécialiste de la jeunesse et des mouvements sociaux à l'Université McGill, n'est pas loin d'exprimer la même opinion. Le "printemps érable" Québec: les étudiants vont en justice contre la loi spéciale. Québec: le printemps érable garde la pression, casseroles à l'appui. On ne fait pas taire les casseroles à coups de matraque. Anarchopanda, la nouvelle mascotte du printemps érable. Montréal: manifestation festive des étudiants contre la loi spéciale.

"La loi spéciale, on s'en câlisse! ", scandaient en choeur quelque 2000 protestataires qui s'étaient retrouvés dans le centre de la ville pour leur trente-et-unième manifestation de nuit consécutive. Québec: des négociations de longue durée pour dénouer la crise étudiante. Québec: les négociations entre gouvernement et étudiants dans le vif du sujet. Québec: les parties décidées à trouver une solution dans le conflit étudiant. Un tournant décisif était attendu, le gouvernement provincial, longtemps inflexible, ayant accepté de faire une première concession sur la question centrale des frais de scolarité. Avant la rencontre, les dirigeants étudiants ont indiqué que le gouvernement avait proposé mardi de réduire la hausse de 35 dollars par an, ce qui ferait retomber l'augmentation totale sur sept ans à 1.533 dollars au lieu de 1.778.

"Cela a été jugé insuffisant par les organisations étudiantes, on a soumis une contre-proposition qui a été étudiée hier soir", a déclaré le porte-parole d'une des organisations étudiantes, la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois. Québec: rupture des négociations entre le gouvernement et les étudiants. Québec: le mouvement se poursuit après l'échec des négociations. Québec: étudiants et casseroles à nouveau dans la rue avant le Grand Prix de F1. Porter haut les couleurs de la casserole. Les artistes jouent leur partition dans le "printemps érable" AnarchoPanda aime les étudiants qui protestent. Une étudiante française : « Non, je ne partirai pas du Québec »

Québec: manifestation bon enfant et concert de casseroles à Montréal. Gabriel Nadeau-Dubois, talentueux porte-parole des étudiants québécois. Le mouvement étudiant s'amplifie. Un bâton pour “terrasser le serpent” La manière forte n’est pas la solution ! Grand tintamarre contre la loi 78. « Imagination » contre « mépris » : vos récits des manifs au Québec. Amis touristes, venez goûter au printemps érable ! Québec : une loi d’exception pour casser le « printemps érable » Démission du ministre de l'Education sur fond de conflit étudiant. Le printemps des étudiants québécois : six semaines en images. Des étudiants en colère et à poil.