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La montée de la défiance

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Partis et médias au plus bas du « baromètre de la confiance » Voici une étude qui devrait provoquer une sérieuse introspection en France, mais qui est sortie récemment dans une grande discrétion.

Partis et médias au plus bas du « baromètre de la confiance »

Il s’agit du « Baromètre de la confiance politique », désormais annuel, du Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof), un groupe de recherche de Sciences Po. Ses indications sont accablantes pour la classe politique, mais aussi pour les médias, et elles sont pessimistes sur l’avenir du pays. Trois chiffres résument l’état d’esprit des Français d’aujourd’hui, selon cette étude réalisée par l’institut TNS Sofres pour le Cevipof, auprès d’un échantillon représentatif des Français de plus de 18 ans : 73% des sondés (soit près des trois quart) pensent que les jeunes d’aujourd’hui auront « moins de chances » de réussir que leurs parents dans la France de l’avenir.

Ils ne sont que 5% à penser qu’ils auront plus de chances, et 21% les mêmes chances. Le miroir tendu aux hommes politiques La crise a noirci le tableau. Les Français dans l'ère de la défiance. Les Français font plus confiance à leur police qu'à leur justice.

Les Français dans l'ère de la défiance

C'est l'un des enseignements majeurs du Baromètre de la confiance politique réalisé par TNS Sofres en décembre auprès d'un échantillon de 1.500 personnes. Il donne une image assez saisissante d'une France paradoxalement défiante à l'égard des pouvoirs, des autorités et des experts et dans le même temps confiante dans l'avenir et heureuse. Ainsi, tandis que 7 personnes sur dix déclarent avoir confiance dans la maréchaussée, seulement 6 sur 10 déclarent la même inclinaison envers les magistrats qui, pourtant, sont censés appliquer le droit et défendre la vérité.

C'est pêle-mêle l'expression d'une demande sécuritaire grandissante dans l'opinion publique, de réformes incomprises, de dysfonctionnements de la justice et d'interrogations sur son indépendance. Les Français font plus confiance aujourd'hui à la répression qu'au droit pour les défendre. publicité. Faire confiance. Par Daniel Kaplan le 05/05/10 | 1 commentaire | 2,288 lectures | Impression Le 11 mars 2010, l’Association de l’économie numérique (Acsel) et la Caisse des Dépôts présentaient leur premier baromètre sur “la confiance des Français dans le numérique” (.pdf).

Faire confiance

L’étude confirme et établit un phénomène que l’on constate depuis longtemps sans trop savoir se l’expliquer : le niveau perçu de risque associé à un usage de l’internet joue somme toute assez peu sur le niveau d’usage. Ainsi, seuls 51% des internautes français considèrent que l’on peut acheter en ligne sans risque, mais 85% d’entre eux le font ; 86% ne perçoivent pas de risque à se mettre en relation avec une administration via l’internet, et 89% le font. Les étonnements de la confiance numérique Or les perceptions et les pratiques concrètes des acteurs pointent bien souvent dans des directions différentes.

Les dispositifs de sécurité suscitent même de plus en plus souvent… de l’inquiétude, voire de la méfiance. Comment s’y prendre ? Confiance zéro des Européens dans leurs gouvernements. Français, Allemands, Espagnols et Polonais estiment que leurs dirigeants sont incapables de prendre les bonnes décisions pour surmonter la crise économique.

Confiance zéro des Européens dans leurs gouvernements

Seuls les Anglais accordent encore un semblant de crédit à David Cameron. La porte ouverte à la montée des extrémismes? Les Français, les Espagnols, les Allemands et les Polonais ne font plus confiance à leurs gouvernements pour relancer l'économie dans leur pays et améliorer la situation. Une petite minorité d'Anglais veut néanmoins encore croire que l'équipe de David Cameron peut mettre en œuvre une politique anti-crise efficace. Des dirigeants incapables Selon une enquête menée auprès de 5000 personnes dans ces cinq pays, par l'institut IMC Research pour The Guardian et plusieurs journaux européens, non seulement les gouvernants n'inspirent plus confiance, mais c'est la classe politique dans son ensemble qui apparait profondément discréditée car n'agissant pas "avec intégrité et honnêteté" dans l'intérêt des citoyens.

Désabusés.