Bettencourt: retrait de 500 000 refusé. La banque Dexia, où l'ex-comptable de Liliane Bettencourt a retiré à sa demande 100.000 euros en espèces quatre mois avant la présidentielle de 2007, a refusé au préalable un retrait de 500.000 euros à la milliardaire, révèle l'hebdomadaire Marianne à paraître demain. Selon Marianne, qui cite des documents internes de la banque découverts lundi par les enquêteurs de la brigade financière, "Liliane Bettencourt avait demandé à tirer non pas 100.000, mais 500.000 euros" à la banque Dexia, en décembre 2006.
"Devant l'énormité d'un tel retrait, et craignant sans doute d'avoir à se justifier devant Tracfin, l'organisme chargé de la lutte contre les mouvements illicites de capitaux, les responsables de la banque (...) ont refusé de lui accorder une telle somme", précise l'hebdomadaire, qui s'interroge sur la destination de cet argent.
INFO LEPOINT.FR : AFFAIRE BETTENCOURT - Patrice de Maistre avait un compte en Suisse, actualité Société : Le Point. Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, est un évadé fiscal. Le Point est en mesure de révéler que son nom figure dans les fameux fichiers suisses de HSBC, détenus depuis 2009 par la justice et le fisc français. C'est grâce à cette liste qu'Éric Woerth, ministre du Budget, avait pu annoncer en août 2009 : "Nous avons récupéré les noms de 3.000 contribuables détenteurs de comptes dans les banques suisses. " Avant de tomber entre les mains des Français, ce "butin" avait été dérobé à la banque HSBC par l'un de ses informaticiens, Hervé Falciani. Éric Woerth savait-il que le nom de Patrice de Maistre, qui a embauché son épouse Florence pour gérer la fortune de Liliane Bettencourt, figurait dans la liste d'Hervé Falciani ?
Selon nos informations, le compte de Patrice de Maistre à HSBC est vide et inactif depuis 1997. À ce stade de l'enquête, personne ne sait à quelle date Patrice de Maistre a ouvert ce compte en Suisse, ni où est passé l'argent. L'île d'Arros appartient bien à Mme Bettencourt. Nouvelles révélations dans l'affaire Bettencourt: le chèque de 100.000 euros qui accuse ! La semaine dernière, Marianne publiait les fameux «carnets Bettencourt», ces cahiers de caisses tenus, au jour le jour, de 1995 à fin 2008, par Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt. Des cahiers où elle recensait scrupuleusement les entrées et les sorties d'argent liquide du couple Bettencourt. Sur la période janvier-avril 2007, les quatre mois précédant le 1er tour de l'élection présidentielle, ces carnets avaient révélé près de 400.000 euros d'espèces tirées à la BNP et, surtout, plus de 180.000 euros accompagnés, dans ces carnets, de la mention «Monsieur» ou «M.Bettencourt».
Or, l'ex-comptable a toujours affirmé qu'elle inscrivait l'une ou l'autre de ces mentions lorsque l'argent était destiné à des financements politiques. Or, cette semaine, Marianne est en mesure d'affirmer que les Bettencourt possédaient d'autres comptes bancaires sur lesquels, en pleine campagne électorale, ils tiraient également des sommes extravagantes en liquide.
Du même auteur. Le plaidoyer d'Alain Lambert pour le maintien de la cellule fiscale. Éric Woerth acceptait aussi les petits dons sur Internet. Je ne peux pas résister au plaisir d’exhumer une vieille vidéo d’Éric Woerth, publiée le 19 juin 2006. Il y est question d’argent, de dons, d’internet, de donateurs, de chèques et même d’enveloppes… Vous le savez, les caciques de l’UMP et les ténors du gouvernement n’ont pas de mots assez durs contre Internet depuis qu’Éric Woerth est pris dans la tourmente des révélations de Mediapart (entre autres).
Mais ça n’a pas toujours été le cas. Ainsi, lorsqu’il s’agissait d’encaisser des dons, pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, ils appréciaient beaucoup cet “outil simple”, ce “média” (sic)… Surtout le trésorier de l’époque de l’UMP. Un certain Éric Woerth. J’adore le couplet sur les “nouveaux donateurs” qui “rajeunissent”, par rapport “au nombre de donateurs classiques”. Je me le passe en boucle et je ris. Je vous remercie par avance de sauvegarder cette vidéo et de me signaler par mail une disparition éventuelle. Un accident est si vite arrivé… Argent, morale et pouvoir : la presse anglaise mouille la Fondation Bruni-Sarkozy. En pleine affaire Woerth, Laurent Wauquiez s'est rendu à Londres notamment pour chercher des fonds pour son propre parti politique. Exclusif : Liliane Bettencourt a donné cinq millions à Patrice de Maistre.
Maistre-Woerth : le document qui dérange. Le document que nous publions ci-dessous éclaire d’un jour nouveau les dons faits par l’héritière de l’Oréal et son époux au parti présidentiel. Ce "mémo strictement personnel et confidentiel" a été adressé à André Bettencourt par Patrice de Maistre -le gestionnaire de fortune de la milliardaire- le 29 septembre 2006. Son "objet"? "Financement UMP, NS" Les dernières initiales désignant, de toute évidence, Nicolas Sarkozy. "Nous avons convenu, avec Monsieur Woerth, écrit Patrice de Maistre dans ce courrier, que vous pourriez faire déposer ces quatre chèques à son attention, à l’UMP 55 rue de la Boétie Paris 8eme".
Quatre chèques ? 1/Quel est le montant exact des dons faits par les Bettencourt au parti de Nicolas Sarkozy, ces dernières années ? 2/ La loi a-t-elle été respectée? 3/ Quelles relations entretiennent Eric Woerth et Patrice de Maistre ? Marie-France Etchegoin Lire l'article complet de Marie-France Etchegoin dans le Nouvel Observateur en kiosque dès le jeudi 15 juillet. Financement des partis : les politiques et le généreux patronat. Pierre Messmer, madame Pompidou, François Léotard, Gérard Longuet, le couple Chirac, Edouard Balladur, Bernard Kouchner, Danielle Mitterrand ou encore Renaud Donnedieu de Vabres : la liste des politiques soupçonnés d’être financés par Liliane Bettencourt s’allonge.
Selon le témoignage de l’ancienne comptable de la milliardaire, tous seraient venus chercher leur enveloppe à l’hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine. Cette liste peut sembler disparate, mais elle est en fait cohérente, si l’on reprend le parcours politique d’André Bettencourt. Engagé à droite sous l’étiquette des Républicains indépendants (député dès 1951, puis neuf fois ministre dans les années 60 et 70), il cultive de nombreuses amitiés à gauche. En particulier celle de François Mitterrand, qu’il a connu avant guerre dans un internat rue de Vaugirard. Marié en 1950 à la fille du fondateur de L’Oréal, il va devenir l’un des riches financiers de la classe politique. Les grands patrons Les éminences grises du patronat. Associations de soutien, partis politiques locaux et campagne électorale | Extranet.
Les micro-partis sur la sellette. L'UMP s'en défend: les micro-partis n'ont pas de lien financier avec les partis politiques et servent encore moins à contourner les lois sur le financement de la vie politique. Le patron du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui détient son propre micro-parti Génération France, a défendu l'utilité de telles structures ce mardi 20 juillet sur France Inter. "C'est très utile à la démocratie, attention au réflexe du grand ménage parce que c'est avec ce type de réflexe qu'on fait des bêtises", répondant ainsi à ceux qui appellent à leur disparition du paysage politique français. "Le fait que l'on puisse financer également des clubs de débat est très utile pour éviter le monolithisme", a-t-il plaidé. Méhaignerie se prononce contre Mais au sein même de l'UMP, tous ne partagent pas le même enthousiasme quant à l'intérêt de telles organisations. "Je suis pour une réglementation des toutes ces associations parallèles qui financent des hommes politiques.
Guigou veut faire réviser la loi. Et si pendant la coupe du monde, on légalisait le financement occulte des partis politiques ? Un lecteur attentif aux choses du parlement attire mon attention sur la proposition de loi n°268 du sénateur Bernard Saugey (UMP - Isère) “visant à réformer le champ des poursuites de la prise illégale d’intérêts des élus locaux” et qui vient à la séance publique du jeudi 24 juin à 9 heures. Cette proposition de loi est fort courte, ce qui promet des débats brefs, d’autant qu’aucun amendement n’a été déposé. Elle se propose de modifier légèrement la définition du délit de prise illégale d’intérêt (art. 432-12 du Code pénal) : Ce n’est pas l’article le mieux rédigé du Code pénal. Il réprime le fait pour les élus, et les fonctionnaires et assimilés, qui sont cette qualité en charge la gestion ou la surveillance de fonds publics, de faire sen sorte qu’une partie de ces fonds profite à eux, à leurs proches ou à toute personne qu’ils souhaitent ainsi favoriser.
La proposition de loi Saugey se propose de remplacer un mot par un autre. Pas de quoi fouetter un chat, n’est-ce pas ? Voire… Les micro-partis politiques en quinze questions - Politique. Le nouveau trésorier de l'UMP, ancien de L'Oréal, a aussi son micro-parti. Liliane, héritière, 34 millions d'euros par mois. Combien gagne et dépense Liliane Bettencourt ? Eco89 a fouillé le porte-monnaie de la femme la plus riche de France. Revenus : plus de 34 millions d'euros par mois A la mort de son père, en 1957, Liliane Bettencourt devient la propriétaire de L'Oréal. Sans intervenir directement dans la gestion de la société, elle saura faire fructifier cet héritage, jusqu'à devenir la femme la plus riche de France. En additionnant la valeur de ses parts dans L'Oréal (14,4 milliards d'euros) et dans Nestlé (4,1 milliards), on peut estimer la fortune de Liliane Bettencourt, au minimum, à 18,5 milliards d'euros. « Au minimum », car il faut encore y ajouter ses placements mystérieux et son patrimoine immobilier difficiles à évaluer.
Ce patrimoine est impressionnant, mais les revenus de Liliane Bettencourt le sont tout autant. En moyenne, Liliane Bettencourt gagne donc 34,072 millions d'euros, soit 25 355 fois le Smic ! Voici, dans le détail, ce qu'on sait de la fortune et des revenus de Liliane Bettencourt. Liliane Bettencourt paie-t-elle des impôts ? Au-delà de l’évidente question du conflit d’intérêt avec le pouvoir en place, l’affaire Bettencourt illustre à la perfection plusieurs défis fondamentaux auxquels se trouvent confrontées les sociétés contemporaines : le vieillissement de la fortune ; l’importance croissante de l’héritage, évolution longue qui remet profondément en cause l’idéal méritocratique ; et, par-dessus tout, l’inéquité de notre système fiscal.
«Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune», dit l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme. De toute évidence, le fait que Liliane, octogénaire, et sa fille Françoise, quinquagénaire, contrôlent le capital de L’Oréal et siègent à son conseil d’administration, n’est que de peu d’utilité pour l’économie et la société françaises. Ce ne sont pas des entrepreneuses : ce sont des héritières, des rentières, surtout occupées à se battre comme des chiffonnières.
Or c’est exactement le contraire qui se produit.