background preloader

Articles du blogue

Facebook Twitter

Blog de Paul Jorion - Anthropologie - Economie - Sciences cognit. Paul Jorion : L’argent destructeur. Voici la traduction de mon entretien originellement en allemand avec le Dr. Stefan Fuchs qui a été diffusé de 9h30 à 10h00 sur Deutschlandfunk le 9 mai. Les germanophones peuvent toujours écouter le podcast iciJ’accueille toujours avec reconnaissance les entretiens longs parce qu’ils permettent de développer, sans devoir tronquer une partie des arguments, une véritable démonstration.Traduction française : j’ai pris comme base essentiellement la traduction de Johannes Finckh, la plus proche des mes propos originels en français.

Merci à lui, merci aussi à Timiota et Fleurbleue qui avaient unis leurs efforts dans une traduction parallèle.L’exemple que j’avais donné de trois personnes se prêtant mutuellement de l’argent n’a manifestement pas été compris par le traducteur allemand, qui m’a « corrigé » en parlant d’un triplement de la somme au lieu d’un doublement. J’ai réexpliqué l’exemple, en lui rendant sa cohérence, et du coup, sa rigueur.

L’argent destructeur Par Stefan Fuchs. Paul Jorion : le bancor. Ce texte est un « article presslib’ » (*) Keynes s’était déjà penché plusieurs fois sur la question monétaire. Son premier livre en 1913 est consacré à la devise indienne : Indian Currency and Finance. En 1930, il publie le Treatise on Money. Il se cantonne cependant jusque-là dans l’analyse, sans s’aventurer dans le domaine de l’application des conclusions auxquelles il aboutit. Quand la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l’Allemagne en 1939, Keynes participe dans son pays à la réflexion sur la transition vers une économie de guerre.

La position des Britanniques durant la période qui s’étend de mai 1940 à décembre 1941, est que la Grande-Bretagne constitue le front avancé d’une alliance antifasciste implicite. Keynes n’a qu’une piètre opinion du système monétaire classique de l’étalon-or où chaque devise dispose de sa propre parité avec l’or. Résoudre le déséquilibre de leurs échanges par le protectionnisme et les tarifs douaniers appartiendra alors au passé. Archives du blog » L’immobilier américain. J’ai voulu faire le point sur la question et j’ai adressé le texte suivant à un quotidien qui m’a assuré vouloir le publier dans les jours qui viennent (L’immobilier américain et ses nouvelles courroies de transmission, Les Échos, le 18 juin 2007 : 15). « La dégringolade des marchés boursiers le 28 février avait été attribuée à la chute de la bourse de Chang-Hai le jour précédent.

Or, l’événement ne touchait qu’un marché périphérique et dans les jours qui suivirent, les commentateurs découvrirent deux nouveaux suspects : le discours prononcé par Alan Greenspan le 26 février où il n’excluait pas l’éventualité d’une récession fin 2007, ensuite, couronnant son érosion progressive au cours des mois précédents, la chute brutale de l’indice ABX, chute résultant d’une prise de conscience par les milieux financiers américains du taux croissant de bénéficiaires de prêts au logement incapables désormais de faire face à leurs échéances. Archives du blog » Titanic amer, par Serge.

Billet invité Aujourd’hui toutes les sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production sont comme abasourdies par une fantastique accumulation d’absurdités criantes. Nous sommes entrés dans une période de régression sociale et historique ubuesque, et il faudrait être inconscient ou malhonnête pour s’en réjouir. La liberté despotique des mouvements de capitaux détruit des secteurs entiers de la production et l’économie mondiale s’est transformée en casino planétaire. La règle d’or du capitalisme a toujours été, dès la première moitié du XIXe siècle, la minimisation des coûts pour un maximum de profits, ce qui impliquait logiquement les salaires les plus bas pour une productivité la plus haute possible.

Les nouvelles politiques d’interventions de l’Etat dans l’économie, dès 1933 aux Etats-Unis, pour une meilleure répartition du produit social, ont été rageusement combattues par l’establishment capitaliste, bancaire et académique. . « On arrête tout. On réfléchit. Archives du blog » Crise financière et log. En participant à un colloque, on prend souvent l’engagement de rédiger ensuite un article pour un ouvrage collectif. On prononce son allocution – toujours improvisée dans mon cas – et on rentre chez soi. Et puis un jour, la promesse de rendre « l’article que l’on avait présenté » (hum ! …) vous rattrape au tournant. Pour moi, l’échéance, c’était hier – le 31 mars – et le colloque c’était celui que Dominique Deprins avait organisé en septembre dernier à Bruxelles (dans l’enceinte de la Bourse !) Sur le thème : « Parier sur l’incertitude ». Participaient à ce colloque, des noms connus comme Dominique Lecourt, François Ewald ou Robert Castel.

Ma propre contribution au volume à paraître se situe au carrefour de mes préoccupations diverses, et je suis tenté de dire : là où (2008) rejoint (2009) . « Il n’y a de science que de l’universel », a dit Aristote, elle ne se prononce pas sur le singulier ( , M, 10, 32–3). Sautons maintenant plusieurs siècles. Archives du blog » L’actualité de la crise : les Chinois anges et démons. Billet invité. A Athènes, les dirigeants chinois viennent de s’engager sur un chemin qui mène loin. Ils poursuivent la longue marche qu’ils ont entamée en annonçant en prélude du premier G20 de Londres que le moment était venu de progressivement réformer le système monétaire international. Selon une approche revendiquée comme gradualiste, afin de prendre en compte la fragilité du dispositif actuel, les tentatives américaines d’esquiver cette sanction qui sonnera le glas de leurs ambitions et l’ampleur des bouleversements qui va en résulter.

Certes, les projets et intentions qu’ils viennent de dévoiler ont d’autres plus modestes objectifs, dans un proche avenir. Mais cela va plus loin, puisqu’ils ont annoncé qu’ils allaient souscrire l’année prochaine aux futures émissions obligataires à long terme grecques, écartant le risque d’un défaut de la Grèce sur sa dette publique considérée autrement inévitable.

Cela relativise d’autres calculs et éclaire d’autres perspectives. Archives du blog » Là où les optimistes et. Au cours des deux dernières semaines, les optimistes déclaraient « La crise est contenue : elle n’a pas débordé du domaine immobilier. L’économie se porte comme un charme : on n’a jamais vu de crise véritable éclater quand le marché de l’emploi est en aussi bonne santé ! ». Ce matin, les optimistes déchantent : les économistes avaient prévu pour août la création de 110.000 emplois sur le marché américain, ils découvrent à la place, la perte de 4.000 ; les chiffres qui avaient été proposés pour juin et juillet sont eux revus drastiquement à la baisse : 69.000 pour juin au lieu des 126.000 originellement annoncés, 68.000 pour juillet au lieu de 92.000. Les pessimistes eux se sont complu dans les comparaisons avec les crises de 1987, le lundi noir à la bourse de New York, et de 1998, quand la déconfiture du « hedge fund » Long Term Capital – dirigé par deux Prix Nobel d’économie – conduisit la finance sur le fil du rasoir.

Archives du blog » Le champ de mines s’éte. La façon dont je m’étais représenté en 2005 la crise à venir était un champ de mines où, ici et là, et de manière imprévisible, une mine exploserait en entraînant ou non d’autres à sa suite. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer : on consulte les nouvelles financières sur Bloomberg, Reuters ou sur le site en ligne du Wall Street Journal et on lit qu’une autre « mortgage bank », un autre organisme de financement de prêts immobiliers prend le bouillon, ou bien comme hier, Sentinel, une firme qui avance à très court terme des fonds à ceux qui traitent sur les marchés de futures et qui se trouve à court de liquidités.

Qu’une firme comme celle–là, au cœur même de Wall Street, ait des ratés, jette un froid : ça fait le même effet qu’un obus qui éclaterait au beau milieu de la zone verte à Bagdad. Comme je l’écrivais le 23 juin dans La semaine qui s’annonce : le champ de mines s’étend à l’infini. Archives du blog » Le « Grand Bouillon » o. Le 24 juillet, dans la conférence de presse tenue pour ses actionnaires par Countrywide, la plus importante banque de prêt hypothécaire aux États–Unis, Angelo Mozilo, son PDG, faisait un rapprochement qui fit mouche entre le marasme financier actuel aux États–Unis et certains événements historiques : « On n’a rien vu de pareil depuis la Grande Dépression », déclarait–il.

Le parallèle fit aussitôt la une des journaux. La comparaison fit non seulement trembler dans les chaumières mais elle encouragea également Mr. Edwards de Dresdner Kleinwort, une filiale du groupe Allianz, à proposer sa propre expression pour la Grande Crise qui s’annonce : « the Great Unwind ». « Unwind » est difficile à traduire : littéralement, c’est « déroulage », « débobinage », « dévidage ». 2007 » août. Hystériques et hypocrites Le Monde rapportait tout à l’heure que « La valeur des fonds gelés par BNP Paribas a beaucoup moins baissé que prévu ».

Comme je me suis intéressé dans plusieurs blogs récents (« Juste prix » et « juste valeur » et « Pas de Prix ! ») à une question d’actualité sur les marchés […] L’économie a besoin d’une authentique constitution Le texte ci–dessous a paru dans Le Monde Économie, en date du mardi 4 septembre, en page VI. Quel est le rapport entre la forme et le contenu ? Nul ne connaît la réponse à cette question. Le mécanisme de la crise du crédit Les phénomènes humains collectifs sont en général difficiles à analyser et par conséquent à comprendre ou à expliquer. Pour un nouveau New Deal Bill Gross (William H. La blague du jour La nouvelle qui m’a le plus surpris aujourd’hui, c’est qu’au cours des cinquante dernières années de sa vie, Mère Thérèse ne croyait plus en Dieu. Qu’est-ce que penser ? Le retour de la courbe L’arrogance de la jeunesse « Pas de prix ! Archives du blog » Une contagion qui n’en. L’indice boursier Dow Jones a perdu aujourd’hui 226 points, soit 1,6 % de sa valeur. Rien de très surprenant, la volatilité de l’indice est en effet considérable depuis quelques semaines : la montée des taux rend le marché des obligations peu attractif, l’argent en excès cherche à se placer en bourse et du coup les cotes grimpent, mais comme les mauvaises nouvelles ne manquent pas ils dégringolent à intervalles réguliers, d’où l’effet de yo–yo que l’on observe en ce moment.

La mauvaise nouvelle du jour, ce sont les résultats trimestriels de Countrywide, le numéro un du prêt immobilier et plus particulièrement ce que les analystes décèlent dans les chiffres publiés comme « effet de contagion » : les chiffres révèleraient que la crise du « sous–prime » est en train de s’étendre au secteur « prime », celui où – par opposition au « sous–prime » – les consommateurs disposent des moyens financiers qui leur permettent de rembourser leur emprunt.